« Le patient dans les mots du soignant » (B. Chalancon et I. Colón de Carvajal, in « Médecine, langage et narration », Éditions universitaires de Dijon, 2021)

Résumé de l’ouvrage : prendre soin du langage qui raconte le soin c’est encore soigner. C’est soigner les corps blessés, soigner les âmes meurtries. C’est aussi prendre soin des soignants eux-mêmes. Il ne s’agit pas d’un manuel pour « bien vivre » malgré la maladie, mais plutôt d’un recueil d’expériences multiples rapportées par des professionnels d’horizons divers lors de deux colloques. Il porte pour les soignants sur les façons de dire « la vérité au malade » et pour les soignés d’entendre cette « vérité ».

Il rappelle que la médecine n’est pas seulement une suite de gestes techniques, mais aussi une posture d’écoute et d’attention. Il souligne précisément l’intérêt et la portée de la médecine narrative. La parole du malade est forte et ouverte à l’extériorité. Elle l’accompagne dans son parcours de soin. Le récit n’est pas qu’un élément diagnostic ! Il ouvre une constellation biographique là où l’on tend à réduire la maladie au biologique et au fonctionnel.

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« Le “sentiment” de la racine chez les arabophones libanais » (Georges Bohas, in « Acta Orientalia Belgica », vol. XXXV, 2021)

Titre du volume : Orients pluriels. Liber amicorum Samir Arbache

édité par Christian Cannuyer

Avec le soutien de/du la Commission Recherche de l’université catholique de Lille – Centre d’études orientales – Institut orientaliste de Louvain (CIOL), Louvain-la-Neuve – Solidarité-Orient/Werk voor het Oosten (Bruxelles).

 

 

En savoir plus : sommaire du volume disponible sur le site Web de l’éditeur

Actes IMPEC 2020 : Les sensorialités – Interactions Multimodales Par Écran (I. Colón de Carvajal (éd.), SHS Web of Conferences [en ligne], vol. 130, 2021)

Dans la lignée du colloque 2018 qui avait examiné les relations entre corps et écrans, le colloque IMPEC 2020 qui a eu lieu du 1 au 3 juillet 2020, à l’École normale supérieure de Lyon, a porté sur le thème des sensorialités. En effet, la question du sensible, en tant que ce qui peut être perçu par les sens, en relation avec les écrans, est au cœur de l’étude des expériences écraniques que le groupe IMPEC se donne comme premier objet d’investigation, qu’il s’agisse de situations de jeux, de travail, ou de tout autre situation de communication. Ces nouvelles relations ont été étudiées à partir des sous-thèmes suivants :

  • Quel rôle jouent les cinq sens dans les interactions par/avec/dans les écrans ?
  • Vers des sensorialités écraniques ?
  • Comment les “sensorialités écraniques” sont-elles mobilisées et investies dans des interactions aux enjeux spécifiques ?
  • Quelles méthodologies mobiliser pour l’étude des relations entre sensorialités et écrans ?

C’est à partir de ces sous-thèmes autour des sensorialités que nous avons ainsi réuni 9 articles issus du colloque IMPEC 2020.

À noter : deux contributions de membres d’ICAR figurent dans ces actes :

  • Caroline Corvasce, Martine Gadille et Joséphine Rémon : Sensoriality and pupil immersive meaning making in a virtual secondary school: A pedagogical avatarial interaction ;
  • Nicolas Guichon : Présentation de soi sur une application de rencontre – le cas des hommes gays en mobilité étudiante.

En savoir plus : actes disponibles en accès libre sur le site Web de l’éditeur

La submorphologie motivée de Georges Bohas : vers un nouveau paradigme en sciences du langage. Hommage à Georges Bohas (Danielle Leeman (dir.), Honoré Champion, 2021)

La Théorie des Matrices et Étymons (TME) de Georges Bohas constitue une innovation radicale en Sciences du langage. Fondée initialement sur les faits de l’arabe puis étendue à la diversité des langues naturelles, elle se situe dans une perspective submorphémique : l’unité phonétique minimale n’y est pas le phonème mais le trait et l’unité minimale signifiante n’y est pas le morphème mais un composé de traits et d’invariant notionnel appelé « matrice ». Ainsi, la TME institue une motivation du sens du mot par sa forme même, dans sa dimension articulatoire, ou motivation intrinsèque.

Le présent ouvrage discute ces fondements, les étaye par des données nouvelles et en montre l’importance épistémologique au regard de théories cognitives élaborées indépendamment, comme la théorie de l’énaction.

 

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Co-constructing presence between players and non-players in videogame interactions (Heike Baldauf-Quilliatre et Isabel Colón de Carvajal (eds.), « Journal for Media Linguistics », Special Issue, vol. 4, n°2, 2021)

The special issue is composed of four papers drawing on video-re­corded videogame interactions in Finnish, German and French.

Laura Kohonen-Aho and Anna Vatanen investigate the transi­tions from gatherings to encounters in the virtual world of Second Life.

Axel Schmidt and Konstanze Marx focus on Let’s Play Videos and the co-construction of telepresence by embodying avatars.

Margarethe Olbertz-Siitonen, Arja Piirainen-Marsh and Marko Siitonen discuss the social aspect of presence and play in shared vir­tual reality gameplay.

Heike Baldauf-Quilliatre and Isabel Colón de Carvajal are also in­terested in physically present non-playing participants. They inves­tigate different settings (with different types of games, different num­ber of participants etc.) and show how players and non-players co-construct the non-players’ participation in the gaming activity.

En savoir plus : numéro intégral disponible en accès libre sur le site Web de la revue

Créativité sémiotique et institutions du sens (Pierluigi Basso Fossali (dir.), Presses Universitaires de Limoges, 2021)

Ce volume a l’objectif de thésauriser un travail de réflexion collective réalisé entre novembre 2016 et mai 2019 au Séminaire Internationale de Sémiotique à Paris (SaISie). Le volume s’occupe d’un nœud culturel crucial qui entrelace institution et invention dans nos sociétés, un nœud particulièrement dense et contradictoire qui exprime la codification de statuts et de formes d’adhésion à une civilisation, mais aussi la nécessité de réinventer constamment le futur du vivre ensemble et du commun.

Le Séminaire International de Sémiotique à Paris (SaISie) a donné une scansion précise à l’investigation de ce nœud problématique entre institution et invention, en commençant par l’observation d’acteurs individuels et collectifs socialement reconnus qui s’approprient de manière légitime un héritage culturel à partir d’une dialectique entre reprise des formes déjà instituées et potentiel instituant innovateur, pour terminer avec l’invention même de collectifs à même de réinterpréter de façon critique l’articulation entre préservation et innovation dans l’organisation institutionnelle à travers une resémantisation ou un renouvellement des liens sociaux. Il s’ensuit que, dans les travaux du séminaire SaISie, la notion d’invention a été projetée sur l’institution d’un collectif résistant au temps (comment l’inventer ?) et l’institution a su nuancer le caractère idéaliste d’une invention liée à une conception romantique et parfois même mystique de la créativité individuelle.

En savoir plus : table des matières disponible sur le site Web de l’éditeur

(Dés)Accords. À la recherche de la différence propice. Actes du Congrès de l’Association Française de Sémiotique 2019 (Pierluigi Basso Fossali (dir.), AFS Éditions, 2021)

Le Congrès 2019 de l’Association Française de Sémiotique (Dés)accords. À la recherche de la différence propice (Lyon, 11-14 juin 2019) a été organisé par l’Association française de
sémiotique et l’équipe « Confluences sémiotiques » d’ICAR, en collaboration avec ICAR, le LabEx ASLAN, l’ENS de Lyon, l’université Lumière Lyon 2 et la Ville de Lyon.

Les Actes en sont désormais parus.

 

 

 

En savoir plus : Actes disponibles en accès libre via le site Web de l’AFS

« Confronting Lexical Choice and Error Distribution in Written French: New Insights into the Linguistic Insecurity of Students with Dyslexia » (Audrey Mazur-Palandre, Matthieu Quignard et Agnès Witko, in « Brain Sciences », 11(7), 922, 2021)

The main goal of this paper is to analyze written texts produced by monolingual French university students, with and without dyslexia. More specifically, we were interested in the linguistic characteristics of the words used during a written production and of the type of word errors. Previous studies showed that students with dyslexia have difficulties in written production, whether in terms of the number of spelling errors, some syntactic aspects, identification of errors, confusion of monosyllabic words, omissions of words in sentences, or utilization of unexpected or inappropriate vocabulary.

For this present study, students with dyslexia and control students were asked to produce written and spoken narrative and expository texts. The written texts (N = 86) were collected using Eye and Pen© software with digitizing tablets. Results reveal that students with dyslexia do not censor themselves as regards the choice of words in their written productions. They use the same types of words as the control students. Nevertheless, they make many more errors than the control students on all types of words, regardless of their linguistic characteristics (length, frequency, grammatical classes, etc.). Finally, these quantitative analyses help to target a rather unexpected subset of errors: short words, and in particular determiners and prepositions.

En savoir plus : article disponible en libre accès sur le site Web de l’éditeur

La confrontation des points de vue dans la dynamique figurale des discours. Énonciation et interprétation (Alain Rabatel, Lambert-Lucas, 2021)

Plutôt que d’appréhender les figures dans le cadre typologique classique des traités de rhétorique, le présent ouvrage propose une approche nouvelle de la figuration fondée sur une conception positive, textuelle, des notions d’écart et de saillance. Partant de la confrontation dialogique des points de vue pour mettre l’accent sur les objets-de-discours et les effets-de-figure qui appellent de la part de chacun une interprétation connivente de la figuration, l’auteur en décrit les fonctions représentationnelles iconiques et cognitives d’où découlent d’autres fonctions encore, symboliques et argumentatives.

L’ouvrage revisite des figures de pensée (ironie, humour, hyperbole) et des figures de mots (lapsus, contrepèteries, à-peu-près, syllepses et antanaclases, antimétaboles, paradoxes, répétitions, créations néologiques) avant de s’ouvrir à des inédits de la problématique figurale tels que formules, reformulations et exemplifications en chaîne dont il dégage le rôle dans l’organisation des textes et des figures d’auteur (notions d’idiolecte, de style, d’éthos).

Outre les textes médiatiques, satiriques, parodiques, poétiques et religieux où les figures abondent, le corpus comprend de nombreux genres moins connus sous cet angle tels que lapsus de courriels, devinettes, listes, litanies, etc.

En savoir plus : sommaire de l’ouvrage disponible via le site Web de l’éditeur

Fabrique de l’interaction parmi les écrans. Formes de présences en recherche et en formation (Christine Develotte, Amélie Bouquain, Tatiana Codreanu [et al.], Les Ateliers de [sens public], 2021)

Avec également les contributions de : Christelle Combe, Morgane Domanchin, Mabrouka El Hachani, Dorothée Furnon, Jean-François Grassin, Samira Ibnelkaïd, Justine Lascar, Joséphine Rémon et Caroline Vincent.

Qu’est-ce que la présence aujourd’hui ? Comment adapter et s’approprier les nouvelles formes de présence dans un contexte de recherche ? Comment former les futur·e·s chercheur·e·s à distance ? Quelles sont les implications de l’environnement numérique sur le travail d’équipe ?

À l’heure où la visioconférence devient norme, où la plupart de nos échanges ont lieu à travers un écran, cet ouvrage propose un ensemble de réponses – une boîte à outils conceptuels – adaptées aux nouvelles réalités et expériences de la vie de chercheur·e·s. Ces concepts et méthodes ici créés sont applicables à l’étude de toute situation d’interaction par écran, formelle et informelle (contexte professionnel, institutionnel, interpersonnel, etc.).

Avec une approche interdisciplinaire, il étudie les différents aspects des interactions par écran et analyse les effets des artefacts (robots de téléprésence) et des plateformes de visioconférence dans un contexte hybride mêlant présence et distance : co-construction de l’attention, émergence d’une intercorporéité, nouvelles normes de politesse, effets de présence, gestion des bugs et des ratés, impact sur la formation des doctorant·e·s… Les auteur·e·s, en se choisissant comme propre objet d’analyse, posent ici les bases d’une éthologie réflexive visuelle plaçant la multimodalité, le vécu subjectif et la sensorialité au cœur de l’analyse des interactions, de l’observation à la diffusion scientifiques.

En cohérence avec l’objet du livre, son format et son mode de production ont permis l’expérimentation d’un nouvel écosystème de publication basé sur des environnements de travail collaboratif à distance et sur la libre diffusion du savoir.

En savoir plus : version augmentée de l’ouvrage disponible sur le site Web de l’éditeur, ainsi que différents formats du texte

« Documenter les entretiens déambulés. Interactions filmées et interactivité filmique » (Julien Thiburce, Nicolas Guichon et Justine Lascar, in « Revue Française des Méthodes Visuelles », n°5, 2021)

Dans une étude exploratoire visant à comprendre l’inscription spatiale, langagière et culturelle des étudiants internationaux dans une ville hôte, nous nous appuyons sur la méthodologie de l’entretien déambulé filmé développée par l’ethnographe Sarah Pink (2008) : une captation vidéo documente une interaction qui se noue entre chercheurs et participants alors qu’ils marchent dans la ville. Pour cette étude, nous utilisons une caméra 360°, postulant qu’elle pourrait fournir des perspectives inédites sur le regard porté par ces étudiants traversant l’environnement urbain avec les chercheurs.

L’article s’attache d’une part à décrire la constitution de données audiovisuelles de l’entretien combinant une caméra standard et une caméra à 360°, et propose d’autre part une réflexion sémiotique qui interroge les pratiques de constitution et de visualisation des données, entre documentation d’une situation et écriture de la recherche.

En savoir plus : article disponible en libre accès sur le site Web de la revue

« Les doigts de Francis et la clé à molette de Georges : Quand la recherche en littérature populaire arabe était une affaire d’avant-garde » (Iyas Hassan, in Carnet « Hypothèses » du programme Littératures Populaires du Levant (LiPoL), 2021)

Cette article retrace l’histoire des manuscrits du Roman de Baybars, dont l’édition est soutenue depuis 2000 par l’ENS puis par ICAR et dont le dix-huitième et dernier volume est sur le point de paraître.

 

En savoir plus : article disponible en ligne sur les Carnets Hypothèses de l’ANR LiPoL