L’appropriation. L’interprétation de l’altérité et l’inscription de soi (Pierluigi Basso Fossali, Odile Le Guern (dir.), Lambert-Lucas, 2018)

Contributeurs : Juan Alonso Aldama, Bruno Bachimont, Sémir Badir, Pierluigi Basso Fossali, Denis Bertrand, Anne Beyaert-Geslin, Julia Bonaccorsi, Jean-François Bordron, Marion Colas-Blaise, Michela Deni, Jacques Fontanille, Nada Issa, Odile Le Guern, Audrey Moutat, François Provenzano, Pierre Sadoulet, Nathalie Simon Péron, Julien Thiburce

Premier volume de sémiotique consacré à la notion d’appropriation, ce recueil d’articles relève d’un projet unitaire visant à explorer les tensions entre les parcours d’appropriation des patrimoines linguistiques et textuels, les marques d’appropriation qu’on projette sur l’environnement culturel et la recherche de se rendre « propre » à ce dernier afin de respecter l’identité des objets et les témoignages des sujets. Ainsi, l’appropriation peut nous révéler les contradictions entre introjection de l’héritage culturel et sa mise à distance critique, entre les risques d’abuser et les soucis de respecter l’altérité. De telles contradictions reçoivent à la fois des solutions imparfaites selon les époques et les cultures (des incorporations ou des thésaurisations) et des formats temporels spécifiques visant à décaler ou à accélérer l’assimilation (du caractère progressif de la familiarisation à l’irruption ponctuelle de l’expropriation). L’appropriation trouve un ancrage spécifique dans les sciences du langage : du parcours d’interprétation jusqu’à la traduction, de l’apprentissage des langues à la créativité discursive, des formes polyphoniques de l’énonciation au plagiat.

Ouvrage publié avec le concours du laboratoire ICAR / LABEX ASLAN Université de Lyon