{"id":304,"date":"2017-03-17T15:38:42","date_gmt":"2017-03-17T14:38:42","guid":{"rendered":"http:\/\/www.icar.cnrs.fr\/sites\/corinte\/?page_id=304"},"modified":"2022-02-03T15:03:45","modified_gmt":"2022-02-03T14:03:45","slug":"les-phenomenes-lies-a-la-sequentialite-de-linteraction","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/icar.cnrs.fr\/corinte\/les-phenomenes-lies-a-la-sequentialite-de-linteraction\/","title":{"rendered":"Les ph\u00e9nom\u00e8nes li\u00e9s \u00e0 la s\u00e9quentialit\u00e9 de l\u2019interaction"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Il est possible de distinguer dans les interactions verbales, une structure globale et une structure locale. La premi\u00e8re fait r\u00e9f\u00e9rence, \u00e0 un niveau macro, aux unit\u00e9s hi\u00e9rarchis\u00e9es de l\u2019interaction et la seconde renvoie \u00e0 un niveau micro \u2014 celui des tours de parole.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #33cccc;\"><strong>Construction globale<\/strong><\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019organisation de l\u2019interaction peut \u00eatre con\u00e7ue en terme de rangs. L\u2019analyse interactionnelle en rangs consiste alors \u00e0 d\u00e9finir l\u2019interaction comme \u00ab\u00a0une structure constitu\u00e9e d\u2019unit\u00e9s hi\u00e9rarchis\u00e9es\u00a0\u00bb (Traverso, 1999\u00a0: 35). Il possible de distinguer trois rangs d\u2019unit\u00e9s dialogales\u00a0: l\u2019\u00e9change, la s\u00e9quence, l\u2019interaction.<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">L\u2019<span style=\"color: #00ccff;\"><strong><em>\u00e9change<\/em><\/strong><\/span> correspond \u00e0 la plus petite unit\u00e9 dialogale et repr\u00e9sente l\u2019unit\u00e9 fondamentale de l\u2019interaction. Il se compose d\u2019au moins deux interventions produites par des locuteurs diff\u00e9rents. L\u2019intervention du locuteur initial \u2014 intervention initiative \u2014 contraint l\u2019intervention de l\u2019interlocuteur \u2014 intervention r\u00e9active. S\u2019observent ainsi des \u00e9changes essentiellement \u00e0 structure ternaire (question-r\u00e9ponse-\u00e9valuation, offense-excuse-acceptation, \u2026), si ce n\u2019est pas le cas, il s\u2019agit d\u2019une troncation. L\u2019agencement syntaxique des \u00e9changes peut \u00eatre lin\u00e9aire \u2014 \u00e9change coordonn\u00e9 \u2014 ou hi\u00e9rarchique \u2014 \u00e9change subordonn\u00e9.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">La <span style=\"color: #00ccff;\"><strong><em>s\u00e9quence<\/em><\/strong><\/span>, plus complexe \u00e0 d\u00e9limiter, se compose d\u2019un ou plusieurs \u00e9changes li\u00e9s entre eux au niveau th\u00e9matique ou pragmatique voire aux deux niveaux.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Enfin, l\u2019<span style=\"color: #00ccff;\"><strong><em>interaction<\/em><\/strong><\/span>\u00a0constitue l\u2019unit\u00e9 de rang sup\u00e9rieur et correspond \u00e0 l\u2019ensemble des interventions des locuteurs de leur entr\u00e9e en contact \u00e0 leur s\u00e9paration (Traverso, 1999\u00a0: 37-38).<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au sein de l\u2019interaction, cette entr\u00e9e en contact ainsi que cette s\u00e9paration des locuteurs font l\u2019objet de rituels. La premi\u00e8re constitue l\u2019ouverture et la seconde la cl\u00f4ture de l\u2019interaction, et ces deux s\u00e9quences entourent le corps de l\u2019interaction.<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">L\u2019<span style=\"color: #00ccff;\"><strong><em>ouverture<\/em><\/strong><\/span> comprend n\u00e9cessairement les salutations des interactants et peut faire l\u2019objet d\u2019autres actes facultatifs (manifestation de cordialit\u00e9, expression du plaisir \u00e9prouv\u00e9 \u00e0 cette rencontre,\u2026). Les salutations consistent notamment \u00e0 confirmer l\u2019apparition des participants \u00e0 l\u2019interaction \u00e0 venir. Kendon d\u00e9finit en effet les salutations comme \u00ab\u00a0<em>that unit of social interaction often observed when people come into one another\u2019s presence, which includes a distinctive exchange of gestures or utterances in which each person appears to signal to the other, directly and explicitly, that he has been seen\u00a0<\/em>\u00bb (1990\u00a0: 153). Kendon (1990) distingue par ailleurs, au sein de la sous-s\u00e9quence de salutations\u00a0: une pr\u00e9-phase de regard et d\u00e9cision de saluer ou non, les phases de salutation distante, d\u2019approche et de salutation rapproch\u00e9e, et une post-phase de transition vers le corps de l\u2019interaction. La s\u00e9quence d\u2019ouverture joue un r\u00f4le d\u00e9terminant dans l\u2019interaction globale qu\u2019elle pr\u00e9pare. C\u2019est au cours de cette s\u00e9quence que les interactants op\u00e8rent une prise de contact physique et psychologique et une premi\u00e8re mais d\u00e9cisive d\u00e9finition de la situation d\u2019interaction (Kerbrat-Orecchioni, 1996\u00a0: 37). Il est possible de distinguer une s\u00e9quence pr\u00e9alable \u00e0 l\u2019ouverture\u00a0: la <span style=\"color: #00ccff;\"><em>pr\u00e9-ouverture<\/em><\/span> (<em>pre-opening<\/em> Mondada, 2008 ou <em>pre-beginning<\/em> Schegloff, 1979) notamment dans les interactions mobiles entre inconnus (demande d\u2019itin\u00e9raire, \u2026). Mondada (2008) distingue quatre phases de pr\u00e9-ouverture\u00a0: le choix et l\u2019identification de l\u2019autre comme futur partenaire de l\u2019interaction \u00e0 venir, l\u2019organisation de la convergence avec l\u2019interlocuteur imminent (regard, posture), la construction d\u2019un espace interactionnel commun, la reconfiguration de l\u2019espace interactionnel en fonction de l\u2019activit\u00e9 \u00e0 venir. La pr\u00e9-ouverture forme une s\u00e9quence au cours de laquelle les participants exposent leurs attentes concernant les activit\u00e9s, cat\u00e9gories et identit\u00e9s impliqu\u00e9es dans l\u2019interaction \u00e0 venir et commencent \u00e0 s\u2019aligner sur elles (Mondada, 2008\u00a0: 1983).<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Le <span style=\"color: #00ccff;\"><strong><em>corps<\/em><\/strong><\/span> de l\u2019interaction fait suite aux s\u00e9quences de pr\u00e9-ouverture et ouverture. Le corps renferme des s\u00e9quences au nombre et \u00e0 la longueur variables. Si l\u2019organisation de l\u2019ouverture et de la cl\u00f4ture est plus de nature pragmatique, celle du corps de l\u2019interaction est g\u00e9n\u00e9ralement de nature <strong>th\u00e9matique<\/strong> avec des glissements d\u2019un th\u00e8me \u00e0 l\u2019autre (Traverso, 1996\u00a0: 19).<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">La <span style=\"color: #00ccff;\"><strong><em>cl\u00f4ture<\/em><\/strong><\/span> de l\u2019interaction fait figure de fermeture de la communication menant \u00e0 la s\u00e9paration des interactants. Il s\u2019agit d\u2019annoncer et d\u2019organiser de mani\u00e8re harmonieuse la fin de la rencontre notamment au moyen d\u2019\u00e9changes \u00e0 fonction \u00ab\u00a0euphorisante\u00a0\u00bb (\u00e9valuation positive de la rencontre, excuse et justification du d\u00e9part, remerciement, v\u0153ux, salutations et promesses de se revoir,\u2026) (Kerbrat-Orecchioni, 1999\u00a0: 37). Au m\u00eame titre que l\u2019ouverture, la cl\u00f4ture peut \u00eatre pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d\u2019une s\u00e9quence pr\u00e9alable\u00a0: la <span style=\"color: #00ccff;\"><em>pr\u00e9-cl\u00f4ture<\/em><\/span>. La s\u00e9quence de pr\u00e9-cl\u00f4ture permet, si la conversation n\u2019est pas relanc\u00e9e, de mener \u00e0 la cl\u00f4ture de l\u2019interaction. Elle se r\u00e9alise par des indicateurs verbaux (conclusifs tels que \u00ab\u00a0enfin\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0bon\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0ben j\u2019vais y aller\u00a0\u00bb) ou posturo-mimo-gestuels (faire mine de se lever,..) (Traverso, 1996\u00a0: 32). La s\u00e9quence de pr\u00e9-cl\u00f4ture cherche \u00e0 r\u00e9pondre au probl\u00e8me de la cl\u00f4ture\u00a0: \u00ab\u00a0<em>how to organize the simultaneous arrival of the coconversionalists at a point where one speaker\u2019s completion will not occasion another speaker\u2019s talk, and that will not be heard as some speaker\u2019s silence\u00a0<\/em>\u00bb (Schegloff &amp; Sacks, 1973\u00a0: 295). En effet, la cl\u00f4ture n\u00e9cessite un am\u00e9nagement dans la mesure o\u00f9 les participants mettent fin \u00e0 l\u2019interaction et par l\u00e0 m\u00eame \u00e0 leur relation imm\u00e9diate. Cette rupture du lien interactionnel induit alors un allongement de la s\u00e9quence final, la pr\u00e9-cl\u00f4ture pouvant \u00eatre r\u00e9it\u00e9r\u00e9e autant de fois que n\u00e9cessaire jusqu\u2019aux salutations finales afin de m\u00e9nager les faces de chacun des interactants (Traverso, 1996\u00a0: 75).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ainsi, ouverture et cl\u00f4ture forment des moments particuli\u00e8rement d\u00e9licats de l\u2019interaction en ce qu\u2019elles impliquent un risque de menace pour les faces des participants, \u00ab\u00a0menace territoriale quand on entre en interaction, menace pour la face positive du partenaire quand on met un terme \u00e0 l\u2019\u00e9change\u00a0\u00bb (Kerbrat-Orecchioni, 1994\u00a0: 45). C\u2019est pourquoi au cours de ces s\u00e9quences, les interactants usent de proc\u00e9d\u00e9s rituels verbaux et posturo-mimo-gestuels d\u00e9di\u00e9s \u00e0 la valorisation des faces.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #33cccc;\">Construction locale<\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 un niveau plus local, l\u2019interaction fait \u00e9galement l\u2019objet d\u2019une structuration sp\u00e9cifique. Rappelons en effet que selon Sacks, Schegloff et Jefferson la conversation repose sur une organisation structurelle faite d\u2019une succession de \u00ab <span style=\"color: #00ccff;\"><em>tours de paroles<\/em><\/span> \u00bb : \u00ab <em>it has become obvious that, overwhelmingly, one party talks at a time, though speakers change, and though the size of turns and ordering of turns vary. <\/em>\u00bb (Sacks <em>et al.<\/em>, 1974 : 699).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette structuration repose sur une r\u00e8gle claire\u00a0; chacun parle \u00e0 son tour. Les interactants recherche la \u00ab\u00a0<strong>minimisation des silences et des chevauchements<\/strong>\u00a0\u00bb (Traverso, 1999\u00a0: 31). D\u2019une part, les interlocuteurs \u00e9vitent de parler l\u2019un sur l\u2019autre, le chevauchement constituant une violation des r\u00e8gles conversationnelles. La survenue d\u2019un chevauchement oblige l\u2019un des interlocuteurs \u00e0 s\u2019interrompre rapidement. En effet, \u00ab <em>if two parties find themselves talking at the same time, one of them will stop prematurely, thus repairing the trouble <\/em>\u00bb (Sacks <em>et al.<\/em>, 1974 : 701). D\u2019autre part, les interlocuteurs \u00e9vitent qu\u2019aucun d\u2019entre eux ne parlent. Les pauses inter-tour doivent \u00eatre les plus courtes possible. Sacks <em>et al. <\/em>pr\u00e9cisent que \u00ab <em>transitions (from one turn to a next) with no gap and no overlap are common. Together with transitions characterized by slight gap or slight overlap, they make up the vast majority of transitions. <\/em>\u00bb (<em>Ibid<\/em>. 1974 : 701).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Afin d\u2019\u00e9viter les situations de chevauchement ou de pause, existent des techniques de base qui servent \u00e0 g\u00e9rer la construction des tours de parole. L\u2019allocation du tour au locuteur suivant et la coordination du transfert sont donc construites. En effet, \u00ab <em><strong><span style=\"color: #33cccc;\"><span style=\"color: #00ccff;\">turn<\/span> <span style=\"color: #00ccff;\">allocation techniques<\/span><\/span><\/strong> are obviously used. A current speaker may select a next speaker (as when he addresses a question to another party) ; or parties may self-select in starting to talk.<\/em>\u00bb (Sacks <em>et al.<\/em>, 1974: 701). En d\u2019autres termes, il peut s\u2019agir d\u2019h\u00e9t\u00e9ro-s\u00e9lection (s\u00e9lection par le locuteur en cours) ou d\u2019auto-s\u00e9lection (s\u00e9lection par le locuteur suivant). Diff\u00e9rents types d\u2019unit\u00e9s peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour permettre aux interlocuteurs de construire un tour de parole. Les tours sont ainsi constitu\u00e9s d\u2019unit\u00e9s flexibles, dynamiques, produites en temps r\u00e9el et n\u00e9gociables en temps r\u00e9el, que sont les \u00ab <span style=\"color: #00ccff;\"><strong><em>Turn Constructional Unit<\/em><\/strong> <\/span>\u00bb (TCU):<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">La production et donc la reconnaissance des TCU se fonde sur une <span style=\"color: #00ccff;\">pluralit\u00e9 de ressources<\/span>, souvent mobilis\u00e9es ensemble : syntaxique, phon\u00e9tique, prosodique, pragmatique, gestuelle, visuelle, etc.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Elles ne sont cependant <span style=\"color: #00ccff;\">pas pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9es <\/span>mais reconnaissables par les interlocuteurs.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Ces TCU donnent lieu \u00e0 des <span style=\"color: #00ccff;\">moments de prises de parole potentielles<\/span> : les \u00ab <span style=\"color: #00ccff;\"><em><strong>Transition Relevance Place<\/strong><\/em> <\/span>\u00bb (TRP). Sacks, Schegloff et Jefferson expliquent que \u00ab <em>the first possible completion of a first such unit constitutes an initial transition relevance place. Transfer of speakership is coordinated by reference to such transition-relevance places, which any unit-type instance will reach<\/em>. \u00bb (1974 : 703).<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par ailleurs, les tours de parole se succ\u00e8dent de fa\u00e7on coh\u00e9rente au moyen de <span style=\"color: #00ccff;\"><strong><em>paires adjacentes<\/em><\/strong><\/span>. Un \u00e9change est en effet usuellement constitu\u00e9 d\u2019une paire adjacente, \u00e0 savoir \u00ab\u00a0deux \u00e9nonc\u00e9s contigus, produits par des locuteurs diff\u00e9rents, fonctionnant de telle sorte que la production du premier membre de la paire exerce une contrainte sur le tour suivant\u00a0\u00bb (Traverso, 1999\u00a0: 33).<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">Il existe un <span style=\"color: #00ccff;\">principe de d\u00e9pendance<\/span> entre la First Pair Part (FPP) \u2014 premi\u00e8re partie de la paire \u2014 et la Second Pair Part (SPP) \u2014 seconde partie de la paire qu\u2019elle anticipe (pour exemple\u00a0une question appelle une r\u00e9ponse, une requ\u00eate une r\u00e9alisation ou un refus, un reproche une excuse, etc.) (Schegloff, 1990\u00a0: 59).<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">En outre, un <span style=\"color: #00ccff;\">syst\u00e8me de pr\u00e9f\u00e9rence<\/span> contraint la nature de la SPP. Cette derni\u00e8re est dite pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e dans le cas o\u00f9 elle est plus courante, de structure plus simple et de production plus rapide (\u00ab\u00a0tu viens toujours\u00a0? Oui.\u00a0\u00bb). Au contraire si la SPP se trouve produite avec difficult\u00e9, h\u00e9sitation, justification, elle est alors non pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e (\u00ab\u00a0tu viens toujours\u00a0? Euh\u2026 bah\u2026 en fait\u2026 je vais pas pouvoir parce que\u2026\u00a0\u00bb).<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une paire adjacente peut \u00e9galement faire office de <span style=\"color: #00ccff;\"><em><strong>pr\u00e9liminaires<\/strong><\/em><\/span> (ou <em>presequence<\/em> Schegloff, 1990) soit des \u00ab\u00a0<em>sequences initiated by turn-types built to be specifically preliminary to some other turn-type, whose subsequent occurrence is projected to occur contingent on the response which the interlocutor gives to the presequence\u2019s first pair part.<\/em>\u00a0\u00bb (Schegloff, 1990\u00a0: 60).<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">La r\u00e9ponse obtenue \u00e0 la FPP pr\u00e9liminaire <span style=\"color: #00ccff;\">d\u00e9termine alors la production<\/span> de la FPP de la paire adjacente suivante (\u00ab\u00a0Tu es fatigu\u00e9\u00a0? Non. On sort\u00a0? Oui.\u00a0\u00bb).<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Les pr\u00e9liminaires peuvent induire des <span style=\"color: #00ccff;\">n\u00e9gociations, des m\u00e9nagements de face, des gestions de th\u00e8mes <\/span>conversationnels, etc. elles am\u00e9nagent la suite de l\u2019interaction.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\u00c0 des fins de clarification de l\u2019\u00e9change, la paire adjacente peut aussi faire l\u2019objet d\u2019<span style=\"color: #00ccff;\"><em><strong>expansions<\/strong><\/em><\/span>\u00a0: \u00ab\u00a0<em>preexpansion before the FPP, insert expansion between the FPP and SPP, and postexpansion after the SPP\u00a0<\/em>\u00bb (Schegloff, 1990\u00a0: 50). Au sein des Insert Expansions (IE), il est possible de distinguer les postfirst d\u00e9di\u00e9e \u00e0 clarifier la FPP des presecond visant \u00e0 \u00e9valuer les SPP alternatives (<em>Ibid<\/em>.\u00a0: 64).<\/p>\n<p>La production de paire adjacente appara\u00eet donc soumise \u00e0 des contraintes de co-construction des tours\u00a0par les interactants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019ensemble de ces ressources conversationnelles nous renseigne sur l\u2019activit\u00e9 que les participants fa\u00e7onnent depuis la paire adjacente \u00e0 la structure globale de l\u2019interaction afin d\u2019en d\u00e9finir le contenu, la forme et les actions\u00a0mises en jeu.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il est possible de distinguer dans les interactions verbales, une structure globale et une structure locale. 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