{"id":1159,"date":"2021-04-15T10:02:44","date_gmt":"2021-04-15T08:02:44","guid":{"rendered":"http:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/?page_id=1159"},"modified":"2024-10-18T10:51:21","modified_gmt":"2024-10-18T08:51:21","slug":"coherence","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/coherence\/","title":{"rendered":"Coh\u00e9rence, Arg. de la \u2013"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 18pt;\"><strong><span style=\"font-size: 14pt; color: #999999;\">Arg. de la<\/span> <span style=\"color: #000080;\">COH\u00c9RENCE<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p>Le principe de coh\u00e9rence du discours monologal correspond au principe de <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/non-contradiction\/\">non contradiction<\/a> en logique. De nombreuses formes argumentatives, <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/ad-hominem\/\"><em>a<\/em><em>d hominem<\/em><\/a>\u00a0; <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/absurde\/\">absurde<\/a>\u00a0; <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/dialectique\/\">dialectique \u2026 <\/a>exploitent la contradiction \u00e0 des fins de r\u00e9futation. Le principe de coh\u00e9rence sert \u00e0 r\u00e9futer et \u00e0 confirmer une position. La loi repose sur la stabilit\u00e9 des objets de loi et sur la coh\u00e9rence du syst\u00e8me l\u00e9gal.<\/p>\n<p>Le principe de coh\u00e9rence est explicit\u00e9 dans le topos n\u00b0 22 de la <em>Rh\u00e9torique<\/em> d&rsquo;Aristote, sur les incoh\u00e9rences relev\u00e9es dans le discours de l&rsquo;opposant. Il sous-tend le topos n\u00b0 5, selon lequel une promesse qu&rsquo;on aurait s\u00fbrement faite vaut une promesse effectivement faite, et le topos n\u00b0 18, sur le rejet des choix incons\u00e9quents.<\/p>\n<h1><span style=\"font-size: 12pt; color: #0000ff;\">1. R\u00e9futation fond\u00e9e sur l\u2019incoh\u00e9rence de la position<\/span><\/h1>\n<p>L&rsquo;exigence de coh\u00e9rence est exprim\u00e9e <em>a contrario<\/em> par la possibilit\u00e9 de <span style=\"background-color: #ffff99;\">la r\u00e9futation fond\u00e9e sur les \u00ab incoh\u00e9rences qu&rsquo;il est possible d&rsquo;extraire des lieux, des dates, des actions ou des discours\u00a0\u00bb<\/span> (1400a15 ; Chiron, p. 397), ou des incoh\u00e9rences dans le plan d\u2019action qu\u2019on attribue au suspect :<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\">L1 : \u2014 <em>C\u2019est \u00e0 vous que le crime profite, vous l\u2019avez assassin\u00e9 pour h\u00e9riter !<br \/>\n<\/em>L2 : \u2014 <em>\u00c0 ce moment-l\u00e0, j\u2019aurais d\u00fb assassiner aussi son autre l\u00e9gataire.<\/em><\/span><\/p>\n<p>L\u2019accusateur devra r\u00e9pondre \u00e0 cette objection, ou trouver un autre mobile. Le d\u00e9fenseur part de la ligne d\u2019action propos\u00e9e par l\u2019accusateur pour montrer que ses actes n\u2019entrent pas dans ce sc\u00e9nario ; que le r\u00e9cit accusatoire comporte des failles ou des contradictions. C\u2019est un cas particulier d\u2019argumentation <em>ad hominem<\/em>.<br \/>\nL\u2019accus\u00e9 peut r\u00e9futer le r\u00e9cit accusatoire en montrant que, d\u2019apr\u00e8s ce r\u00e9cit, il aurait <span style=\"background-color: #ffff99;\">agi de mani\u00e8re chaotique, maladroite, peu rus\u00e9e<\/span> :<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\">Vous dites que je suis l\u2019assassin. Mais il a \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9 que, juste avant le crime, j\u2019ai pass\u00e9 une heure au caf\u00e9 en face du domicile de la victime, tout le monde m\u2019a vu. Ce n\u2019est pas une conduite coh\u00e9rente de la part d\u2019un assassin que de s\u2019afficher ainsi sur les lieux de son futur crime.<\/span><\/p>\n<p>L\u2019argument <em>de l\u2019incoh\u00e9rence ou de l\u2019incons\u00e9quence <\/em>du r\u00e9cit exploite les ressources de la <span style=\"background-color: #ffff99;\">rationalit\u00e9 comme ad\u00e9quation d\u2019une conduite \u00e0 un objectif<\/span>. Il exploite \u00e9galement les lois de la <span style=\"background-color: #ffff99;\">rationalit\u00e9 narrative ou descriptive<\/span> : tous les r\u00e9cits, tableaux et comptes-rendus m\u00eal\u00e9s \u00e0 de l\u2019argumentation sont vuln\u00e9rables \u00e0 ce type de r\u00e9futation.<br \/>\nR\u00e9ciproquement, l\u2019argumentation para\u00eet vraisemblable parce que l\u2019histoire et les tableaux sur lesquels elle se fonde sont coh\u00e9rents et bien coorient\u00e9s avec le raisonnement.<\/p>\n<p>L&rsquo;accusation d&rsquo;incoh\u00e9rence peut elle-m\u00eame \u00eatre r\u00e9fut\u00e9e s&rsquo;il est possible de r\u00e9tablir la coh\u00e9rence du r\u00e9cit, par exemple, dans le cas pr\u00e9c\u00e9dent, en montrant que l&rsquo;assassin pr\u00e9sum\u00e9 a agi de fa\u00e7on coh\u00e9rente en s&rsquo;affichant sur les lieux du crime pour se pr\u00e9parer un alibi.<\/p>\n<h1><span style=\"font-size: 12pt; color: #0000ff;\">2. L&rsquo;argument de la coh\u00e9rence<\/span><\/h1>\n<h3><span style=\"color: #800000;\">2.1 L&rsquo;exploit et la r\u00e9compense<\/span><\/h3>\n<p>Le topos n\u00b0 5, \u00ab tir\u00e9 de la consid\u00e9ration du temps \u00bb (<em>Rh\u00e9t<\/em>., II, 23, 1397b25\u00a0; p. 382-3) n&rsquo;est pas \u00e9nonc\u00e9 en tant que tel, mais seulement pr\u00e9sent\u00e9 par deux exemples\u00a0:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\">Si avant d&rsquo;agir, j&rsquo;avais demand\u00e9 qu&rsquo;on m&rsquo;accorde une statue en cas de succ\u00e8s, vous me l&rsquo;auriez accord\u00e9e, et maintenant que j&rsquo;ai r\u00e9ussi, vous ne me l&rsquo;accorderiez pas ? (<em>Rh\u00e9t<\/em>, II, 23, 5\u00a0; Chiron, p. 362-3).<\/span><\/p>\n<p>La situation est la suivante :<\/p>\n<ol>\n<li style=\"list-style-type: none;\">\n<ol>\n<li><span style=\"font-size: 10pt;\"><strong>X<\/strong> accomplit un exploit.<\/span><\/li>\n<li><span style=\"font-size: 10pt;\">Apr\u00e8s coup, il demande une r\u00e9compense.<\/span><\/li>\n<li><span style=\"font-size: 10pt;\"><em>Argument : <\/em>si, avant d\u2019agir, il avait demand\u00e9 avant qu\u2019on lui promette une r\u00e9compense en cas de r\u00e9ussite, on lui aurait fait la promesse.<\/span><\/li>\n<\/ol>\n<\/li>\n<\/ol>\n<p>La demande pr\u00e9suppose que l&rsquo;exploit accompli est du type de ceux pour lesquels on promet une r\u00e9compense. En cons\u00e9quence, on le lui doit comme si on le lui avait promis : \u201c<em>Quand on a bien fait, on m\u00e9rite une r\u00e9compense<\/em>\u201d ; sous-topos du topos \u201c<em>Toute peine m\u00e9rite salaire<\/em>\u201d. Tout se passe comme si la d\u00e9finition du mot <em>exploit <\/em>avait int\u00e9gr\u00e9 le topos \u201c<em>m\u00e9rite une r\u00e9compense<\/em>\u201d\u00a0:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\">L1 : \u2014 <em>Si tu fais, tu auras&#8230;<br \/>\n<\/em>L2 : \u2014 <em>J\u2019ai fait et bien fait, donc tu me donnes&#8230;<\/em><\/span><\/p>\n<p>Ce topos explique la d\u00e9ception de celui qui rapporte le portefeuille trouv\u00e9 et ne re\u00e7oit pas de r\u00e9compense. L&rsquo;argument est fond\u00e9 sur le fait que la plupart des gens publient la perte de leur portefeuille et promettent une \u201cr\u00e9compense \u00e0 celui qui le trouvera\u201d. L&rsquo;argument correspond au topos proverbial \u201c<em>une bonne action trouve toujours sa r\u00e9compense<\/em>\u201d (vs \u201c<em>une bonne action ne demande pas de r\u00e9compense<\/em>\u201d)<\/p>\n<h3><span style=\"color: #800000;\">2.2 Coh\u00e9rence comme fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 soi-m\u00eame<\/span><\/h3>\n<p>Le topos n\u00b0 18 est illustr\u00e9 par l\u2019enthym\u00e8me suivant, pr\u00e9sent\u00e9 sous forme d\u2019une question rh\u00e9torique :<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\">Alors que, quand nous \u00e9tions en exil, nous nous sommes battus pour revenir, une fois revenus, nous exilerons pour ne pas nous battre ? (Aristote, <em>Rh\u00e9t<\/em>, II, 23, 18\u00a0; Chiron, p. 394).<\/span><\/p>\n<p>On peut supposer la situation suivante. Dans le pass\u00e9, des exil\u00e9s ont combattu pour revenir dans leur pays, et ils y sont rentr\u00e9s. Maintenant, ils sont suspect\u00e9s de refuser de se battre et de pr\u00e9f\u00e9rer l\u2019exil, accusation qu\u2019ils r\u00e9futent par l\u2019enthym\u00e8me pr\u00e9c\u00e9dent.<br \/>\nCe topos de la fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 soi-m\u00eame est une revendication de coh\u00e9rence ; il peut couvrir l\u2019argumentation suivante :<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\">Tu t\u2019es battu pour obtenir ce poste, et maintenant tu accepterais qu\u2019on t\u2019en chasse comme \u00e7a?<\/span><\/p>\n<p>Il est donc \u00e0 rapprocher de l\u2019argument <em>ad hominem <\/em>positif (argument <em>ex datis<\/em>). L&rsquo;enthym\u00e8me semble pr\u00e9supposer une forme de gradualit\u00e9 : \u201c<em>si on s\u2019est battu pour retrouver sa patrie, \u00e0 plus forte raison on se battra pour ne pas en \u00eatre chass\u00e9<\/em>\u201d.<\/p>\n<p>Dans un troisi\u00e8me tour, ceux qui suspectent les anciens exil\u00e9s de pr\u00e9f\u00e9rer maintenant l\u2019exil au combat r\u00e9pondent : \u201c<em>On ne fait pas toujours le m\u00eame choix<\/em>\u201d.<br \/>\nLes deux opinions, les humains sont constants \/ inconstants sont \u00e9galement probables. Cette r\u00e9plique correspond au topos \u00ab les m\u00eames hommes ne choisissent pas toujours les m\u00eames choses apr\u00e8s et avant\u00a0\u00bb (<em>Ibid<\/em>.). Cette r\u00e9plique est utilis\u00e9e non pas par ceux qui sont accus\u00e9s de vouloir s&rsquo;exiler, mais par leurs accusateurs, dans un troisi\u00e8me tour de parole, V. <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/ad-hominem\/\"><em>Ad hominem <\/em><\/a>; <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/a-fortiori\/\"><em>A fortiori<\/em><\/a>.<\/p>\n<h1><span style=\"color: #0000ff; font-size: 12pt;\">3. Coh\u00e9rence du syst\u00e8me l\u00e9gal et stabilit\u00e9 des objets de loi<\/span><\/h1>\n<p>Le principe de <em>coh\u00e9rence des lois (a coh\u00e6rentia) <\/em>et le principe de <em>stabilit\u00e9 du sujet de la loi (in pari materia)<\/em> <strong>[1]<\/strong> portent sur la coh\u00e9rence d&rsquo;un syst\u00e8me l\u00e9gal, ou d&rsquo;un r\u00e8glement bien fait.<\/p>\n<h2><span style=\"color: #800000;\">3.1 Principe de coh\u00e9rence des lois<\/span><\/h2>\n<p>Ce principe de droit pose que, dans un syst\u00e8me l\u00e9gal, deux normes ne peuvent entrer en contradiction ; on dit que le syst\u00e8me ne conna\u00eet pas d\u2019<em>antinomies<\/em>. En pratique, ce principe exclut la possibilit\u00e9 qu\u2019un m\u00eame cas soit r\u00e9gl\u00e9 de deux fa\u00e7ons diff\u00e9rentes par la justice.<\/p>\n<p>Une ligne argumentative peut donc \u00eatre rejet\u00e9e si elle conduit \u00e0 consid\u00e9rer que deux lois sont contradictoires ; c\u2019est une forme d\u2019argumentation par l\u2019<a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/absurde\/\">absurde<\/a>.<\/p>\n<p>Par application de ce principe, si deux lois entrent en contradiction, on dit qu\u2019elles ne le font qu\u2019en apparence, et qu\u2019en cons\u00e9quence elles doivent \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9es de fa\u00e7on \u00e0 faire dispara\u00eetre la contradiction. Si l\u2019une d\u2019elles est obscure, elle doit \u00eatre \u00e9clair\u00e9e par une autre moins douteuse.<\/p>\n<p>L\u2019argument <em>a coh\u00e6rentia <\/em>est invoqu\u00e9 lorsqu\u2019il s\u2019agit de r\u00e9soudre les conflits de normes. Pour pr\u00e9venir ce genre de conflit, le syst\u00e8me juridique pr\u00e9voit des <em>adages<\/em>, qui sont des m\u00e9ta-principes interpr\u00e9tatifs, comme \u201cla loi la plus r\u00e9cente l\u2019emporte sur la plus ancienne\u201d (<em>lex posterior derogat (lex) priori<\/em>).<\/p>\n<h3><span style=\"color: #800000;\">3.2 Principe de stabilit\u00e9 de l\u2019objet de la loi<\/span><\/h3>\n<p>L\u2019argument <em>a coh\u00e6rentia <\/em>porte sur la non-contradiction <em>formelle <\/em>des normes l\u00e9gales dans un syst\u00e8me juridique. L\u2019argument <em>in pari materia<\/em>, ou argument <em>du m\u00eame sujet<\/em>, exploite une forme <em>substantielle <\/em>de la coh\u00e9rence : il demande qu\u2019une loi soit comprise dans le contexte des autres lois portant sur les m\u00eames \u00eatres (personnes, choses, actes), ou ayant un m\u00eame but, un m\u00eame \u201csujet\u201d.<\/p>\n<p>La d\u00e9finition du sujet de la loi doit \u00eatre stable et coh\u00e9rente. Seule la stabilit\u00e9 des cat\u00e9gories l\u00e9gales permet \u00e0 l\u2019argumentation <em><a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/a-pari\/\">a pari<\/a> <\/em>de fonctionner, V. <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/classification\/\">Classification<\/a>.<\/p>\n<p>Le principe de coh\u00e9rence pousse le l\u00e9gislateur \u00e0 harmoniser le syst\u00e8me des lois sur un m\u00eame th\u00e8me ; la question de la d\u00e9limitation de ce qui constitue \u201cun m\u00eame sujet\u201d et \u201cl\u2019ensemble des lois sur un m\u00eame sujet\u201d peut se poser. Par exemple, les lois antiterroristes forment un ensemble pour lequel il est n\u00e9cessaire de s\u2019assurer que son objet reste constant. Le terrorisme \u00e9tant vis\u00e9 par diff\u00e9rentes dispositions l\u00e9gales, sa d\u00e9finition doit rester la m\u00eame dans chacun des passages qui m\u00e9tantentionnent le terme. Si ce n\u2019est pas le cas, ces lois demandent \u00e0 \u00eatre rendues coh\u00e9rentes, ce qui suppose qu\u2019elles sont sous-tendues par une politique constante et, elle-m\u00eame, coh\u00e9rente.<\/p>\n<p>La coh\u00e9rence est un des \u00e9l\u00e9ments qui conditionnent la syst\u00e9maticit\u00e9, V. <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/systematique-2\/\">Syst\u00e9matique<\/a>.<\/p>\n<h1><span style=\"font-size: 14pt; color: #0000ff;\">4. Rejet de l&rsquo;imp\u00e9ratif de coh\u00e9rence<\/span><\/h1>\n<p>Le rejet de l&rsquo;imp\u00e9ratif de coh\u00e9rence correspond au rejet du principe logique de non contradiction, qui est soit red\u00e9fini (contradiction h\u00e9g\u00e9lienne) soit revendiqu\u00e9 et \u00e9labor\u00e9 en syst\u00e8me po\u00e9tique ou religieux, V. <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/non-contradiction\/\">Non contradiction<\/a>.<\/p>\n<hr \/>\n<h2><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-4315\" src=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/accord-300x55.png\" alt=\"Accord\" width=\"202\" height=\"37\" srcset=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/accord-300x55.png 300w, https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/accord.png 395w\" sizes=\"auto, (max-width: 202px) 100vw, 202px\" \/> <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/coherence-ad-hominem-contradiction-compagnon\/\"><span style=\"font-size: 12pt;\">Coh\u00e9rence, <em>Ad hominem<\/em>, Contradiction<\/span><\/a><\/h2>\n<hr \/>\n<p><span style=\"font-size: 10pt;\"><strong>[1]<\/strong> Lat. arg. <em>a coh\u00e6rentia<\/em>, de <em>coh\u00e6rentia<\/em>, \u201cformation en un tout compact\u201d. Ang. <em>arg. from coherence<\/em>.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 10pt;\">Lat. <em>in pari materia\u00a0<\/em>: de <em>par<\/em>, \u201c\u00e9gal, pareil\u201d ; <em>materia<\/em>, \u201cth\u00e8me, sujet\u201d.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 10pt;\">Ang. <em>in a like matter<\/em>, <em>upon the same subject<\/em>, <em>similarly<\/em>.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Arg. de la COH\u00c9RENCE Le principe de coh\u00e9rence du discours monologal correspond au principe de non contradiction en logique. De nombreuses formes argumentatives, ad hominem\u00a0; absurde\u00a0; dialectique \u2026 exploitent la contradiction \u00e0 des fins de r\u00e9futation. Le principe de coh\u00e9rence sert \u00e0 r\u00e9futer et \u00e0 confirmer une position. 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