{"id":1896,"date":"2021-04-19T10:08:40","date_gmt":"2021-04-19T08:08:40","guid":{"rendered":"http:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/?p=1896"},"modified":"2024-11-08T21:45:54","modified_gmt":"2024-11-08T20:45:54","slug":"pertinence","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/pertinence\/","title":{"rendered":"Pertinence"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 14pt;\">PERTINENCE<\/span><\/h1>\n<h2><span style=\"font-size: 10pt;\"><strong><span style=\"color: windowtext; font-weight: normal;\">Deux d\u00e9fauts de pertinence peuvent \u00eatre reproch\u00e9s \u00e0 une argumentation\u00a0:<br \/>\n1) <span style=\"background: #FFFF99;\">l&rsquo;argument n&rsquo;est pas pertinent pour la conclusion<\/span> (n&rsquo;est pas un bon argument),<br \/>\n2) <span style=\"background: #FFFF99;\">la conclusion soutenue par l&rsquo;argument n&rsquo;est pas pertinente pour la question<\/span> (ne r\u00e9pond pas \u00e0 la question).<\/span><\/strong><\/span><\/h2>\n<h2><span style=\"color: #0000ff;\">1. \u201cIgnorance de la r\u00e9futation\u201d : une fallacie de m\u00e9thode dialectique<\/span><\/h2>\n<p>La fallacie dite \u201cd\u2019ignorance de la r\u00e9futation\u201d (<em>ignoratio elenchi <\/em><span style=\"font-size: 10pt;\"><strong>[1]<\/strong><\/span>) est une fallacie ind\u00e9pendante du discours, V. <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/fallacieux-3\/\">Fallacieux: Aristote<\/a>. C\u2019est une fallacie m\u00e9thodologique, qui se produit,<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\">parce qu\u2019on n\u2019a pas d\u00e9fini ce qu\u2019est la preuve ou la r\u00e9futation et parce qu\u2019on a laiss\u00e9 \u00e9chapper quelque chose dans leur d\u00e9finition. (Aristote, <em>R. S.<\/em>, 167a20 ; p. 17)<\/span><\/p>\n<p>Cette erreur m\u00e9thodologique a \u00e9t\u00e9 d\u00e9finie d\u2019abord dans le cadre du jeu <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/dialectique\/\">dialectique<\/a>, qui permet d&rsquo;\u00e9liminer une proposition si elle conduit \u00e0 une contradiction. Un participant, le <span style=\"background-color: #ffff99;\"><em>R\u00e9pondant<\/em><\/span> (dit aussi le <em>Proposant<\/em>), affirme une proposition <strong>P<\/strong> et son partenaire, le <span style=\"background-color: #ffff99;\"><em>Questionneur<\/em><\/span> (<em>l\u2019Opposant<\/em> ), d<span style=\"background-color: #ffff99;\">oit l\u2019amener \u00e0 se contredire<\/span>, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 assumer <strong>non P<\/strong>. Le R\u00e9pondant est ainsi logiquement contraint de retirer la th\u00e8se qu\u2019il avait pos\u00e9e en d\u00e9but de partie.<br \/>\nLe jeu est d\u00e9fini sur des propositions contradictoires <strong>P<\/strong> et <strong>non P<\/strong>, l\u2019une seulement des deux propositions est vraie. L\u2019opposant doit se conformer aux r\u00e8gles de la m\u00e9thode logique afin de r\u00e9futer r\u00e9ellement (et non pas en apparence) l\u2019affirmation primitive.<\/p>\n<p>Le concept de mauvaise conception de la r\u00e9futation peut \u00eatre \u00e9tendu \u00e0 l&rsquo;argumentation en g\u00e9n\u00e9ral : \u00ab <em>Il argumente et ne sait pas argumenter ; il pense qu&rsquo;il a prouv\u00e9 ou r\u00e9fut\u00e9 quelque chose, alors qu&rsquo;il n&rsquo;a pas avanc\u00e9 d&rsquo;un pas<\/em>, etc. \u00bb<br \/>\nCe genre de critique souligne les d\u00e9fauts de <em><span style=\"background-color: #ffff99;\">pertinence interne<\/span>\u00a0<\/em>: l&rsquo;argument n&rsquo;\u00e9taye pas la conclusion, ou de <span style=\"background-color: #ffff99;\"><em>pertinence<\/em> <\/span><em><span style=\"background-color: #ffff99;\">externe<\/span>\u00a0<\/em>: la position d\u00e9fendue est \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/question-argumentative\/\">question<\/a> d\u00e9battue.<\/p>\n<h2><span style=\"color: #0000ff;\">2. Pertinence interne\u00a0: l&rsquo;argument est pertinent pour la conclusion<\/span><\/h2>\n<p>Dans le cadre d\u2019une partie de dialectique, le R\u00e9pondant affirme <strong>P<\/strong>. Au terme de l\u2019\u00e9change, le Questionneur a construit une cha\u00eene de propositions, toutes approuv\u00e9es par le R\u00e9pondant, au terme de laquelle il parvient \u00e0 la proposition <strong>non P<\/strong>. Apparemment, il a donc r\u00e9fut\u00e9 son adversaire, le R\u00e9pondant, et gagn\u00e9 la partie.<br \/>\nPour le R\u00e9pondant, la premi\u00e8re mani\u00e8re de r\u00e9futer la r\u00e9futation construite par le Questionneur est ainsi de montrer que les propositions qu&rsquo;il a admises ne s&rsquo;encha\u00eenent pas de fa\u00e7on valide pour soutenir cette conclusion <strong>non P<\/strong>. Autrement dit, le R\u00e9pondant a d\u00e9montr\u00e9 que la conclusion est certes pertinente pour le d\u00e9bat, mais que les arguments ne sont pas pertinents pour la conclusion.<\/p>\n<p>Ceci correspond \u00e0 la situation o\u00f9 un locuteur pr\u00e9tend avoir r\u00e9fut\u00e9 l&rsquo;adversaire <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/ex-datis\/\"><em>ex datis<\/em><\/a>, ou <em>ad <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/ad-hominem\/\">hominem<\/a><\/em>, c&rsquo;est-\u00e0-dire en utilisant uniquement des croyances et des modes d&rsquo;inf\u00e9rence suppos\u00e9ment admis par l&rsquo;adversaire. Cet adversaire peut r\u00e9sister \u00e0 la r\u00e9futation <span style=\"background-color: #ffff99;\">en brisant la cha\u00eene d&rsquo;inf\u00e9rence menant \u00e0 la conclusion<\/span> qu&rsquo;il est cens\u00e9 \u00eatre oblig\u00e9 de conc\u00e9der.<br \/>\nDans le cas g\u00e9n\u00e9ral, la d\u00e9monstration du d\u00e9faut de pertinence de l\u2019argument pour la conclusion s&rsquo;appuie sur tout le programme de critique du discours fallacieux.<\/p>\n<h2><span style=\"color: #0000ff;\">3. Pertinence externe\u00a0: la conclusion est pertinente pour la question<\/span><\/h2>\n<p>Toujours dans un \u00e9change dialectique, le R\u00e9pondant ayant affirm\u00e9 <strong>P<\/strong>, le Questionneur construit une cha\u00eene de propositions dont il s&rsquo;assure pas \u00e0 pas qu&rsquo;elles sont toutes admises par le Proposant. Au terme de cette construction, il parvient \u00e0 la proposition <strong>Q<\/strong>, dont il affirme qu\u2019elle est la proposition contradictoire de <strong>P<\/strong>, autrement dit que \u201c<strong>Q est \u00e9quivalent \u00e0<\/strong> <strong>non-P\u201d<\/strong>. Le proposant reconna\u00eet ou non la validit\u00e9 de l&rsquo;encha\u00eenement d\u00e9roul\u00e9 par l\u2019opposant, mais il affirme que la proposition <strong>Q <\/strong>n\u2019est pas la contradictoire de <strong>P<\/strong>, et, qu\u2019en cons\u00e9quence, il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9fut\u00e9. Les arguments sont peut-\u00eatre pertinents pour la conclusion, mais la conclusion ne r\u00e9fute pas la th\u00e8se en question.<\/p>\n<p>D&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale,<span style=\"background-color: #ffff99;\"> l&rsquo;intervention sans pertinence externe est dite \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la question<\/span>, elle est hors sujet et peut \u00eatre soup\u00e7onn\u00e9e de vouloir mettre l&rsquo;adversaire sur une <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/fausse-piste\/\"><em>fausse piste<\/em><\/a>. L&rsquo;accusation de paralogisme se renforce alors d&rsquo;un soup\u00e7on de sophisme.<\/p>\n<p>Les critiques sur la pertinence interne et sur la pertinence externe sont cumulables ; elles invalident un discours en disant qu\u2019il encha\u00eene mal les propositions, ou que ses conclusions n\u2019ont rien \u00e0 voir avec le probl\u00e8me, ou les deux.<\/p>\n<h2><span style=\"color: #0000ff;\">4. Pertinence de la question pour le \u201cvrai d\u00e9bat\u201d<\/span><\/h2>\n<p>Le cadre dialectique est binaire : ce que l\u2019autre a vraiment dit est exprim\u00e9 dans une proposition simple et explicite, ainsi que ce qui compte pour sa r\u00e9futation, l\u2019affirmation de la th\u00e8se contradictoire. Comme la question est \u201c<strong>P ou non P ?<\/strong>\u201d, dire que la conclusion du Questionneur ne r\u00e9fute pas la proposition avanc\u00e9e, c\u2019est dire \u00e9galement qu\u2019elle n\u2019est pas pertinente pour le d\u00e9bat.<\/p>\n<p>Dans une discussion ordinaire, la situation peut \u00eatre tout aussi claire. Un \u00e9tudiant conteste (veut \u201cr\u00e9futer\u201d) la note qui lui a \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9e : \u201c<em>si vous maintenez votre note, je ne serai pas dans les trois premiers de la classe ; il faut que vous m\u2019ajoutiez trois points !<\/em>\u201d. L\u2019argumentation par les cons\u00e9quences est on ne peut plus valide. Mais, selon le r\u00e9gime scientifique classique, les cons\u00e9quences de la note sont non pertinentes pour la d\u00e9termination de la note. La conclusion de l\u2019\u00e9l\u00e8ve est \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la question officielle \u201c<em>Quelle note le devoir m\u00e9rite-t-il en lui-m\u00eame ?<\/em>\u201d. La question de l\u2019\u00e9l\u00e8ve n\u2019est pas celle du professeur, mais le professeur reste ma\u00eetre de la question.<\/p>\n<p>Les choses peuvent \u00eatre plus compliqu\u00e9es. Lorsque le proposant r\u00e9fute la r\u00e9futation qui lui est oppos\u00e9e en disant \u201c<em>ce avec quoi tu es en d\u00e9saccord n\u2019a rien \u00e0 voir avec ce que je dis<\/em>\u201d, ce qu\u2019il a r\u00e9ellement dit peut \u00eatre difficile \u00e0 cerner, et peut en permanence \u00eatre reformul\u00e9 et r\u00e9interpr\u00e9t\u00e9, V. <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/epouvantail\/\">Reprise<\/a> ; <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/epouvantail\/\">\u00c9pouvantail.<\/a><br \/>\nD\u2019autre part, m\u00eame lorsque la proposition et la r\u00e9futation propos\u00e9e sont fix\u00e9es (act\u00e9es par \u00e9crit, par exemple), le lien entre les deux n\u2019a pas forc\u00e9ment la clart\u00e9 de la contradiction binaire. Par exemple, <strong>L2<\/strong> r\u00e9fute-t-elle <strong>L1<\/strong> ou montre-t-elle simplement que la situation est complexe ?<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\"><strong>L1<\/strong> :\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <em>Les sp\u00e9culateurs ach\u00e8tent des mati\u00e8res premi\u00e8res \u00e0 l&rsquo;avance juste pour sp\u00e9culer sur les futures variations de prix. Ces op\u00e9rations sur les mati\u00e8res premi\u00e8res devraient \u00eatre interdites par la loi.<br \/>\n<\/em><strong>L2<\/strong> :\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <em>Absolument pas. Pour se couvrir des fluctuations des cours, les entreprises doivent pouvoir acheter \u00e0 l&rsquo;avance les mati\u00e8res premi\u00e8res dont elles ont besoin.<\/em><\/span><\/p>\n<p>Enfin, dans le cadre d\u2019une argumentation ordinaire, la question elle-m\u00eame peut \u00eatre controversable. Lorsqu&rsquo;aucun des participants n&rsquo;est le ma\u00eetre naturel ou conventionnel de la question, chaque participant cl\u00e9 est tent\u00e9 de s&rsquo;approprier la question en la red\u00e9finissant, ce qui lui permet de rejeter la r\u00e9ponse de l&rsquo;opposant comme \u00e9tant sans rapport avec \u201cle vrai probl\u00e8me\u201d.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\">L1 : \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 C<em>e n\u2019est pas la question\u00a0!<\/em><\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 10pt;\">L2 : \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 C<em>\u2019est ma r\u00e9ponse aux probl\u00e8mes qui se posent r\u00e9ellement. Vous posez mal la question, vous ne comprenez rien au probl\u00e8me.<br \/>\n<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"background-color: #ffff99;\">\u00c0 la <em>r\u00e9futation <\/em>par (accusation de) d\u00e9faut de pertinence de la conclusion pour le d\u00e9bat en cours,<\/span> on peut donc r\u00e9pondre par<span style=\"background-color: #ffff99;\"> la <em>contre-r\u00e9futation <\/em>de fallacie de <em>question mal pos\u00e9e<\/em>, ou mal orient\u00e9e, non pertinente pour le \u201cvrai d\u00e9bat\u201d<\/span>.<br \/>\nDans tous les d\u00e9bats sociopolitiques s\u00e9rieux, <span style=\"background-color: #ffff99;\">la question peut \u00eatre un enjeu n\u00e9gociable<\/span>. Le tiers institutionnellement autoris\u00e9, par exemple le juge, a pour fonction de stabiliser et de maintenir la question ; il est seul habilit\u00e9 \u00e0 trancher sur ce qui est pertinent ou non par rapport \u00e0 la question disput\u00e9e. D\u2019une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, la participation active de tiers permet de stabiliser quelque peu la question.<\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"font-size: 10pt;\"><strong>[1]<\/strong> Lat.<em> ignoratio elenchi<\/em>. Le mot grec <em>\u00e9lenkhos<\/em> [\u03ad\u03bb\u03b5\u03b3\u03c7\u03bf\u03c2] signifie : \u00ab 1. Argument pour r\u00e9futer [&#8230;] 2. Preuve en g\u00e9n\u00e9ral \u00bb (Bailly [1901], \u03ad\u03bb\u03b5\u03b3\u03c7\u03bf\u03c2). Le substantif latin <em>elenchus <\/em>est utilis\u00e9 pour rendre les diverses significations grecques. Dans la litt\u00e9rature anglo-saxonne, <em>elenchus <\/em>est parfois pris au sens de \u201cd\u00e9bat\u201d, par une nouvelle extension de sens. Le titre latin de l\u2019ouvrage d\u2019Aristote <em>Des r\u00e9futations sophistiques <\/em>est <em>De Sophisticis elenchi <\/em>(Hamblin 1970, p. 305).<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>PERTINENCE Deux d\u00e9fauts de pertinence peuvent \u00eatre reproch\u00e9s \u00e0 une argumentation\u00a0: 1) l&rsquo;argument n&rsquo;est pas pertinent pour la conclusion (n&rsquo;est pas un bon argument), 2) la conclusion soutenue par l&rsquo;argument n&rsquo;est pas pertinente pour la question (ne r\u00e9pond pas \u00e0 la question). 1. \u201cIgnorance de la r\u00e9futation\u201d : une fallacie de m\u00e9thode dialectique La fallacie [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-1896","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1896","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1896"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1896\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":12448,"href":"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1896\/revisions\/12448"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1896"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1896"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1896"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}