{"id":1912,"date":"2021-04-19T11:05:36","date_gmt":"2021-04-19T09:05:36","guid":{"rendered":"http:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/?p=1912"},"modified":"2024-11-13T16:27:29","modified_gmt":"2024-11-13T15:27:29","slug":"vrai-vs-probable","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/vrai-vs-probable\/","title":{"rendered":"Vrai VS Vraisemblable"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #000080;\"><strong><span style=\"font-size: 18pt;\">Le VRAI contre le PROBABLE-VRAISEMBLABLE<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p>Socrate s&rsquo;oppose violemment \u00e0 la rh\u00e9torique, qui n&rsquo;a pas \u00ab\u00a0le moindre souci de la v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb et se satisfait du vraisemblable. Aristote propose quatre arguments contre cette incompatibilit\u00e9 fondamentale et fonde la rh\u00e9torique non plus sur l&rsquo;illusion de la v\u00e9rit\u00e9, mais sur l&rsquo;approche de la v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<h1><span style=\"font-size: 14pt; color: #0000ff;\">1. La dramatisation platonicienne :<\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 14pt; color: #0000ff;\">La v\u00e9rit\u00e9 essentielle contre le vraisemblable persuasif<\/span><\/h1>\n<p>La question du probable et du vraisemblable appara\u00eet dans la rh\u00e9torique argumentative, sous deux formes, soit comme <span style=\"background-color: #ffff99;\"><strong><em>illusion de v\u00e9rit\u00e9<\/em><\/strong>,<\/span> sous la forme d&rsquo;une construction sociale arbitraire prise pour une v\u00e9rit\u00e9 absente, soit comme <strong><span style=\"background-color: #ffff99;\"><em>approximation de la v\u00e9rit\u00e9<\/em><\/span><\/strong>.<br \/>\nDans le <em>Ph\u00e8dre <\/em>de Platon, Socrate d\u00e9finit la rh\u00e9torique comme \u201cl&rsquo;art de conduire les \u00e2mes\u201d :<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\">Socrate : \u2014 Eh bien, somme toute, l\u2019art de la rh\u00e9torique n\u2019est-il pas \u201cl\u2019art d\u2019avoir de l\u2019influence sur les \u00e2mes\u201d par le moyen de discours prononc\u00e9s non seulement dans les tribunaux et dans toutes les autres assembl\u00e9es publiques, mais aussi dans les r\u00e9unions priv\u00e9es ?<\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 10pt;\">Platon, <em>Ph\u00e8dre<\/em>, 261a ; Brisson p. 143-144)<\/span><\/p>\n<p>Cette <em>psychagogie<\/em>, sans doute d\u00e9pouill\u00e9e de sa fonction religieuse d\u2019\u00e9vocation des \u00e2mes des morts, mais non de ses connotations magiques, marque d\u2019embl\u00e9e la fonction <em>d\u2019emprise <\/em>attribu\u00e9e \u00e0 la persuasion rh\u00e9torique, qu&rsquo;elle pr\u00e9tende l&rsquo;exercer ou qu&rsquo;elle l&rsquo;exerce effectivement. C\u2019est ce m\u00eame besoin de l\u2019\u00e2me des autres, qui motive le pros\u00e9lytisme religieux. Les \u00e2mes doivent \u00eatre conduites \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9. Mais Socrate dramatiste le probl\u00e8me de la v\u00e9rit\u00e9 en radicalisant l\u2019opposition du vraisemblable-persuasif au vrai :<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\">[Socrate :] en effet, dans les tribunaux, personne n\u2019a l\u00e0-dessus [= sur la v\u00e9rit\u00e9 sur la justice et la bont\u00e9 des choses ou m\u00eame des hommes] <span style=\"background-color: #ffff99;\">le moindre souci de v\u00e9rit\u00e9<\/span> ; on se soucie plut\u00f4t de ce qui est susceptible de convaincre, c\u2019est-\u00e0-dire du <span style=\"background-color: #ffff99;\">vraisemblable<\/span>, \u00e0 quoi doit s\u2019attacher quiconque veut parler suivant les r\u00e8gles de l\u2019art. (<\/span><span style=\"font-size: 10pt;\"><em>Ph\u00e8dre<\/em>, 272d-e ; Brisson, p. 173)<\/span><\/p>\n<p>D\u00e8s lors, la bonne mani\u00e8re de conduire les \u00e2mes est renvoy\u00e9e \u00e0 un temps futur o\u00f9 enfin on conna\u00eetra l\u2019\u00eatre et la v\u00e9rit\u00e9 de toutes choses :<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\"><span style=\"background-color: #ffff99;\">Tant qu\u2019on ne conna\u00eetra pas la v\u00e9rit\u00e9<\/span> sur chacune des questions dont on parle et sur lesquelles on \u00e9crit ; tant qu\u2019on ne sera pas capable de d\u00e9finir toute chose en elle-m\u00eame ; tant que, apr\u00e8s avoir d\u00e9fini cette chose, on ne saura pas, \u00e0 l\u2019inverse, la diviser selon ses esp\u00e8ces jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019on atteigne l\u2019indivisible ; <span style=\"background-color: #ffff99;\">tant que, apr\u00e8s avoir selon la m\u00eame m\u00e9thode analys\u00e9 la nature de l\u2019\u00e2me et d\u00e9couvert l\u2019esp\u00e8ce de discours qui correspond \u00e0 chaque nature,<\/span> on ne disposera et on n\u2019organisera pas son discours en cons\u00e9quence \u2013 en offrant \u00e0 une \u00e2me complexe des discours complexes et qui correspondent exactement \u00e0 ce qu\u2019elle demande, et des discours simples \u00e0 une \u00e2me simple \u2013, on restera incapable de manier le genre oratoire avec autant d\u2019art que sa nature le permet, voil\u00e0 ce que nous a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 toute la discussion pr\u00e9c\u00e9dente. (<\/span><span style=\"font-size: 10pt;\">Platon, <em>Ph\u00e8dre<\/em>, 277b ; trad. Brisson, Paris, Garnier-Flammarion, p. 184).<\/span><\/p>\n<p>Le <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/probable\/\">vraisemblable<\/a> est \u201csemblable au vrai\u201d. Mais pour dire que <strong>P <\/strong>est vraisemblable, c\u2019est-\u00e0-dire semblable \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e9nement ou \u00e0 l\u2019affirmation <strong>E<\/strong>, il faut conna\u00eetre <strong>E<\/strong>. La position de Socrate est forte en ce qu\u2019elle s\u2019appuie sur l\u2019impossibilit\u00e9 de dire de fa\u00e7on sens\u00e9e \u201c<em><strong>A <\/strong>ressemble \u00e0 <strong>B<\/strong>, Pierre ressemble \u00e0 Paul, mon r\u00e9cit ressemble \u00e0 ce qui s\u2019est vraiment pass\u00e9<\/em>\u201d si l\u2019on ne conna\u00eet pas <strong>B<\/strong>, ne sait pas qui est Paul, ou ce qui s\u2019est vraiment pass\u00e9. Lorsqu\u2019on a trouv\u00e9 la v\u00e9rit\u00e9 on pourra parler en v\u00e9rit\u00e9 et vivre dans la v\u00e9rit\u00e9 ; la rh\u00e9torique adapt\u00e9e \u00e0 cette situation ne sera plus une rh\u00e9torique de la persuasion mais une <strong>p\u00e9dagogie de la v\u00e9rit\u00e9<\/strong>. D\u2019apr\u00e8s Perelman, \u00ab\u00a0quand Platon r\u00eave, dans le <em>Ph\u00e8dre<\/em>, d\u2019une rh\u00e9torique qui, elle, serait digne du philosophe, ce qu\u2019il pr\u00e9conise, c\u2019est <span style=\"background-color: #ffff99;\">une technique qui pourrait convaincre les dieux eux-m\u00eames. \u00bb<\/span> (Platon, <em>Ph\u00e8dre<\/em>, 273c) \u00bb (Perelman, Olbrechts-Tyteca [1958], p. 9). Dans le passage cit\u00e9, il ne s\u2019agit pas vraiment de convaincre les dieux, mais plut\u00f4t de d\u00e9tourner l\u2019homme sens\u00e9 des autres hommes :<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\">Ce n\u2019est pas pour parler et pour entretenir des rapports avec les hommes que l\u2019homme sens\u00e9 se donnera toute cette peine, mais pour \u00eatre capable de dire ce qui pla\u00eet aux dieux et d\u2019avoir, en toute chose, une conduite qui les agr\u00e9e, autant que faire se peut.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 10pt;\"><em>Ph\u00e8dre<\/em>, 273e ; Brisson, p. 175<\/span><\/p>\n<p>Socrate a ainsi impos\u00e9 <em>le pathos de la v\u00e9rit\u00e9 inaccessible<\/em>, avec pour corollaire que le discours rh\u00e9torique se construit toujours sur du <em>vraisemblable<\/em>, c\u2019est-\u00e0-dire comme du simili-vrai, <em>contre <\/em><em>la v\u00e9rit\u00e9<\/em>. Le vraisemblable n\u2019a pas de rapport avec le vrai. <em>Vivre dans la persuasion <\/em>c\u2019est vivre dans la croyance et l\u2019opinion, <span style=\"background-color: #ffff99;\">vivre <em>dans la caverne <\/em><\/span>et non pas <em>dans la v\u00e9rit\u00e9<\/em>.<br \/>\nCette vision apparemment ind\u00e9racinable de l\u2019argumentation rh\u00e9torique, c\u2019est-\u00e0-dire langagi\u00e8re, est ancr\u00e9e dans la critique antid\u00e9mocratique et antisociale que Socrate adresse aux discours institutionnels, politiques et judiciaires, o\u00f9 sont trait\u00e9s les probl\u00e8mes de la Cit\u00e9.<\/p>\n<h1><span style=\"font-size: 14pt; color: #0000ff;\">2. La d\u00e9dramatisation aristot\u00e9licienne :<\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 14pt; color: #0000ff;\">Le vraisemblable est orient\u00e9 vers le vrai<\/span><\/h1>\n<p>La recherche socratique de la v\u00e9rit\u00e9 se d\u00e9ploie dans cette atmosph\u00e8re de radicalit\u00e9 tragique. Aristote a d\u00e9dramatis\u00e9 la question de la v\u00e9rit\u00e9 en soutenant qu\u2019il y a non pas <em>opposition <\/em>mais <em>continuit\u00e9 <\/em>entre opinion et v\u00e9rit\u00e9, et cela au moins pour quatre raisons. D\u2019une part, un premier faisceau de trois raisons (num\u00e9rot\u00e9es par nous) :<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\">(1) L\u2019examen du vrai et du semblable au vrai rel\u00e8ve de la m\u00eame capacit\u00e9, et, en m\u00eame temps, (2) les hommes sont par nature, suffisamment dou\u00e9s pour le vrai, et (3) ils arrivent la plupart du temps \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9\u00a0; en cons\u00e9quence, celui qui a d\u00e9j\u00e0 l\u2019aptitude \u00e0 viser la v\u00e9rit\u00e9 poss\u00e8de aussi l\u2019aptitude \u00e0 viser les opinions communes (<em>endoxa<\/em>)<\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 10pt;\">Aristote, <em>Rh\u00e9t.<\/em>, Chiron, p. 119).<\/span><\/p>\n<p>Enfin, la rh\u00e9torique falsificatrice ne fonctionne pas\u00a0: \u00ab le vrai et le juste ont naturellement plus de force que leurs contraires \u00bb (<em>ibid.<\/em>, p. 120) ; et, en suppl\u00e9ment, il est possible d\u2019\u00e9tablir un contr\u00f4le \u00e9thique sur la parole : \u00ab on ne doit pas persuader de ce qui est mal \u00bb (<em>ibid.<\/em>, p. 121).<\/p>\n<p>Le probable-vraisemblable est donc d\u00e9fini non pas comme du faux portant le masque du vrai, mais comme une orientation positive vers la v\u00e9rit\u00e9, un premier pas vers la v\u00e9rit\u00e9, exprim\u00e9e sous la forme d\u2019un <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/doxa\/\"><em>endoxon<\/em><\/a>, qui doit \u00eatre mis \u00e0 l\u2019\u00e9preuve de la critique, c\u2019est-\u00e0-dire travaill\u00e9 argumentativement dans des discours anti-orient\u00e9s. Il s\u2019ensuit la persuasion a pour office de faire progresser l&rsquo;auditoire vers \u201cla meilleure v\u00e9rit\u00e9\u201d possible <em>hic et nunc<\/em>.<\/p>\n<h1><span style=\"font-size: 14pt; color: #0000ff;\">3. L\u2019argumentation au-del\u00e0 du vraisemblable<\/span><\/h1>\n<p>Depuis lors, la position attribu\u00e9e au discours rh\u00e9torique n&rsquo;a cess\u00e9 d&rsquo;osciller entre vraisemblable trompeur et probable comme approximation du vrai, V. <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/argumentation-i-definition\/\">Argumentation (1)<\/a>. En particulier, pour Perelman et Olbrechts-Tyteca<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">Le domaine de l\u2019argumentation est celui du vraisemblable, du plausible, du probable, dans la mesure o\u00f9 ce dernier \u00e9chappe aux certitudes du calcul ([1958], p. 1).<\/p>\n<p>L&rsquo;argumentation est d\u00e9finie par opposition au \u00ab calcul \u00bb qui, de fait, caract\u00e9rise l&rsquo;activit\u00e9 scientifique dans son ensemble. En cons\u00e9quence, les objets discursifs prototypiques de l&rsquo;argumentation seront<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">Les journaux &#8230; les discours [de politiciens] &#8230; les plaidoiries [des avocats] &#8230; les attendus [des juges] &#8230; les trait\u00e9s [des philosophes]. (<em>Id<\/em>., p. 13).<\/p>\n<p>Il est donc postul\u00e9 que les attendus des juges ne font jamais \u00e9tat de preuve, au sens tant soit peu consolid\u00e9 du terme. Cette position reproduit de fait l&rsquo;opposition des <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/preuve-et-arts-de-la-preuve\/\">preuves<\/a> dites <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/preuves-techniques\/\">techniques et non-techniques<\/a>, avec exclusion des secondes.<br \/>\nSelon cette ligne de pens\u00e9e, il faudrait admettre que les diff\u00e9rents genres de discours mentionn\u00e9s ne contiennent aucun \u00e9l\u00e9ment scientifique-d\u00e9monstratif, soit se limiter \u00e0 prendre en compte, dans ces discours, ce qui rel\u00e8ve du vraisemblable. La premi\u00e8re position est difficile \u00e0 tenir ; m\u00eame dans les journaux, deux et deux font parfois quatre ; la seconde correspond bien \u00e0 l\u2019usage des exemples dans le <em>Trait\u00e9<\/em>.<br \/>\nMais si l\u2019on souhaite analyser les argumentations dans leur int\u00e9gralit\u00e9 discursive et leur coh\u00e9rence, on doit affronter le m\u00e9lange des genres, du rh\u00e9torique et du logico-scientifique.<\/p>\n<hr \/>\n<h2><\/h2>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le VRAI contre le PROBABLE-VRAISEMBLABLE Socrate s&rsquo;oppose violemment \u00e0 la rh\u00e9torique, qui n&rsquo;a pas \u00ab\u00a0le moindre souci de la v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb et se satisfait du vraisemblable. Aristote propose quatre arguments contre cette incompatibilit\u00e9 fondamentale et fonde la rh\u00e9torique non plus sur l&rsquo;illusion de la v\u00e9rit\u00e9, mais sur l&rsquo;approche de la v\u00e9rit\u00e9. 1. 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