{"id":2025,"date":"2021-04-20T13:46:26","date_gmt":"2021-04-20T11:46:26","guid":{"rendered":"http:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/?p=2025"},"modified":"2024-11-10T18:03:31","modified_gmt":"2024-11-10T17:03:31","slug":"syllogisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/syllogisme\/","title":{"rendered":"Syllogisme"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"font-size: 14pt; color: #000080;\"><strong>SYLLOGISME<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Le syllogisme est un moteur direct de formes fondamentales d\u2019argumentation, comme la <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/categorisation-et-nomination\/\"><em>cat\u00e9gorisation<\/em><\/a>, la <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/definition-3\/\"><em>d\u00e9finition<\/em><\/a> et les raisonnements fond\u00e9s sur les <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/classification\/\">classifications<\/a>. On oppose le raisonnement syllogistique au raisonnement argumentatif, V. <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/preuve-et-arts-de-la-preuve\/\">Preuve<\/a>. Mais le syllogisme combine dans un discours ordinaire r\u00e9gl\u00e9 des propositions exprim\u00e9es dans une langue ordinaire attentive \u00e0 ce qu\u2019elle dit. Construire et comprendre un syllogisme, c\u2019est parler sa langue. La seule particularit\u00e9 de l\u2019exercice est que, de par l\u2019usage qu\u2019elle fait de variables, la th\u00e9orie du syllogisme ne fournit aucune accroche \u00e0 la subjectivit\u00e9. Un syllogisme peut \u00eatre valide ou non, mais ce n\u2019est pas parce qu\u2019une argumentation est valide qu\u2019elle cesse d\u2019\u00eatre une argumentation. <strong>[1]<\/strong><\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\">\u201cAucun<strong> B<\/strong> n&rsquo;est <strong>A<\/strong>\u201d, \u201ccertains <strong>C<\/strong> sont <strong>B<\/strong>\u201d, \u2014 DONC\u00a0 \u201ccertains <strong>C<\/strong> ne sont pas <strong>A\u201d.<\/strong><\/span><\/p>\n<p>Le syllogisme aristot\u00e9licien est un discours encha\u00eenant trois pr\u00e9dications (trois propositions, trois jugements) articulant deux termes, le terme sujet et le terme pr\u00e9dicat. Chacune de ces propositions peut \u00eatre positive ou n\u00e9gative, \u201c<strong>A est \/ n&rsquo;est pas B<\/strong>\u201d.<br \/>\nLe syllogisme met en jeu <strong>trois<\/strong> termes, dont deux apparaissent dans une pr\u00e9misse et dans la conclusion, un appara\u00eet dans les deux pr\u00e9misses.<br \/>\nLes deux propositions pr\u00e9misses contiennent chacune <strong>deux termes<\/strong>, un de ces deux termes est commun aux deux pr\u00e9misses.<br \/>\nLes termes sujets sont pris selon une certaine quantit\u00e9 : <strong>nulle<\/strong> (<em>aucun <\/em><strong>A<\/strong>\u00a0 \u2026) <strong>ind\u00e9termin\u00e9e<\/strong> (<em>un certain<\/em> <strong>A<\/strong>\u00a0 \u2026 <em>certains<\/em> <strong>A<\/strong> \u2026 ; <strong>universelle<\/strong> (<em>tous les <\/em><strong>A<\/strong>).<br \/>\nDeux de ces propositions constituent <strong>les pr\u00e9misses<\/strong>, ou bases du raisonnement. La troisi\u00e8me proposition, est l<strong>a conclusion.<\/strong>\u00a0 Le syllogisme est valide si cette conclusion est une cons\u00e9quence n\u00e9cessaire des deux pr\u00e9misses.<\/p>\n<h2><span style=\"color: #0000ff; font-size: 12pt;\">1. Le syllogisme aristot\u00e9licien<\/span><\/h2>\n<p>Aristote est \u00ab\u00a0l&rsquo;inventeur\u201d de la th\u00e9orie formelle du syllogisme, qui se caract\u00e9rise par l&rsquo;usage de <span style=\"background-color: #ffff99;\"><strong>variables<\/strong>, c&rsquo;est-\u00e0-dire de lettres<\/span> minuscules <strong>a<\/strong>, <strong>b<\/strong>, <strong>c<\/strong> \u2026ou majuscules <strong>A, B, C \u2026<\/strong> rempla\u00e7ant les termes concrets et permettant l&rsquo;\u00e9tude du raisonnement dans toute sa g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9.<br \/>\nEn logique aristot\u00e9licienne, le syllogisme est d\u00e9fini comme,<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\">Un discours dans lequel, certaines choses \u00e9tant pos\u00e9es, une autre chose diff\u00e9rente d\u2019elles en r\u00e9sulte n\u00e9cessairement par les choses m\u00eames qui sont pos\u00e9es. (Aristote, <em>Top.<\/em>, i, 1, 25 ; p. 2)<\/span><\/p>\n<p>Le syllogisme classique est un discours compos\u00e9 de trois <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/proposition-terme\/\">propositions<\/a> <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/proposition-terme\/\">quantifi\u00e9es<\/a>. Les \u00ab choses pos\u00e9es \u00bb sont les deux <span style=\"background-color: #ffff99;\"><em>pr\u00e9misses <\/em><\/span>du syllogisme, \u00ab\u00a0la chose diff\u00e9rente qui en r\u00e9sulte n\u00e9cessairement\u00a0\u00bb est la <span style=\"background-color: #ffff99;\"><em>conclusion<\/em><\/span>.<br \/>\nLe syllogisme classique fait intervenir deux pr\u00e9misses, l<em>\u2019i<a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/proposition-terme\/\">nf\u00e9rence <\/a><\/em><em>imm\u00e9diate<\/em> une seule.<br \/>\nUn syllogisme <em>valide (valid) <\/em>est un syllogisme tel que, si ses pr\u00e9misses sont <em>vraies<\/em> (<em>sound<\/em>), sa conclusion est n\u00e9cessairement <em>vraie<\/em> ; il est impossible que ses pr\u00e9misses soient vraies et sa conclusion fausse. Un tel syllogisme est une <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/demonstration-et-argumentation\/\"><em>d\u00e9monstration<\/em><\/a>.<\/p>\n<p>La d\u00e9finition, le mode de construction et l\u2019\u00e9tude des conditions de validit\u00e9 du syllogisme constituent\u00a0 la <span style=\"background-color: #ffff99;\"><em>l<\/em><em>ogique des propositions analys\u00e9es<\/em><\/span>, c&rsquo;est-\u00e0-dire des propositions dont la forme g\u00e9n\u00e9rale \u201c<strong>A<\/strong> est <strong>B<\/strong>\u201d, soit \u201c<strong>Sujet<\/strong> est <strong>Pr\u00e9dicat<\/strong>\u201d.<br \/>\n<span style=\"background-color: #ffff99;\">La <em>logique des propositions non analys\u00e9es<\/em><\/span> part de propositions dont on ne conna\u00eet pas la structure interne et dont on sait seulement qu&rsquo;elles peuvent \u00eatre vraies ou fausses. Elle \u00e9tudie les modes de combinaison de ces propositions au moyen des <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/connecteurs-logiques\/\">connecteurs logiques<\/a>. Cette logique n&rsquo;est pas d&rsquo;origine aristot\u00e9licienne, mais sto\u00efcienne.<\/p>\n<h1><span style=\"color: #0000ff; font-size: 12pt;\">2. Termes, figures et modes du syllogisme<\/span><\/h1>\n<p>Le syllogisme articule trois termes, dits <em>grand terme <\/em><strong>T<\/strong>, <em>petit terme <\/em><strong>t <\/strong>et <em>moyen terme <\/em><strong>M <\/strong>:<br \/>\n<span style=\"background-color: #ffff99;\">\u2014\u00a0Le <em>grand terme<\/em><strong> T<\/strong> est le terme <em>pr\u00e9dicat de la conclusion<\/em><\/span>. La pr\u00e9misse o\u00f9 figure le grand terme est dite pr\u00e9misse <em>majeure<\/em>.<br \/>\n<span style=\"background-color: #ffff99;\">\u2014 Le <em>petit terme<\/em><strong> t<\/strong> est le terme <em>sujet de la conclusion<\/em><\/span>. La pr\u00e9misse o\u00f9 figure le petit terme est dite pr\u00e9misse <em>mineure<\/em>.<br \/>\n<span style=\"background-color: #ffff99;\">\u2014\u00a0<em>Le moyen terme<\/em><strong> M<\/strong> connecte le grand terme et le petit terme<\/span>\u00a0; il dispara\u00eet dans la conclusion, qui est de la forme \u201c<strong>t <\/strong>est<strong> T\u201d<\/strong>.<\/p>\n<p>La forme du syllogisme d\u00e9pend de la position sujet ou pr\u00e9dicat du moyen terme dans la majeure et la mineure. Il y <em>a quatre possibilit\u00e9s<\/em>, qui constituent les quatre \u201cfigures\u201d du syllogisme. Par exemple, un syllogisme o\u00f9 le moyen terme est <em>sujet dans la majeure<\/em> et <em>pr\u00e9dicat dans la mineure<\/em> est un syllogisme de la premi\u00e8re figure :<\/p>\n<table style=\"width: 100%; height: 34px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"text-align: center;\">Majeure<br \/>\nMineure<\/td>\n<td style=\"text-align: center;\"><strong>M \u2014 T<br \/>\nt \u2014 M<\/strong><\/td>\n<td style=\"text-align: center;\"><\/td>\n<td style=\"text-align: center;\"><em>homme \u2014 raisonnable<br \/>\ncheval \u2014 homme<\/em><\/td>\n<\/tr>\n<tr style=\"height: 24px;\">\n<td style=\"text-align: center; height: 24px;\">Conclusion<\/td>\n<td style=\"text-align: center; height: 24px;\"><strong>t \u2014 T<\/strong><\/td>\n<td style=\"text-align: center; height: 24px;\"><\/td>\n<td style=\"text-align: center; height: 24px;\"><em>cheval \u2014 raisonnable<\/em><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Chaque <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/proposition-terme\/\">proposition<\/a> peut \u00eatre, d&rsquo;une part, <em>universelle<\/em> ou <em>particuli\u00e8re<\/em>, d&rsquo;autre part, <em>affirmative<\/em> ou <em>n\u00e9gative<\/em>, soit <em>quatre<\/em> possibilit\u00e9s. On a donc 4 possibilit\u00e9s pour la majeure\u00a0; chacune de ces 4 possibilit\u00e9s se combine avec une mineure qui admet \u00e9galement 4 possibilit\u00e9s, <em>idem <\/em>pour la conclusion, soit en tout 4 x 4 x 4 = 64 formes. En outre, chacune de ces formes admet les <em>4 figures<\/em>, soit en tout <strong>256 \u201cmodes<\/strong>\u201d, ou formes possibles de syllogisme.<\/p>\n<p>Ces modes constituent l&rsquo;inventaire des discours syllogistiques possibles. Certains syllogismes sont valides, d&rsquo;autres non\u00a0; un syllogisme non valide est un <em>paralogisme<\/em>, V. <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/evaluation-syllogisme\/\">\u00c9valuation du syllogisme<\/a>.<\/p>\n<h2><span style=\"color: #800000; font-size: 12pt;\">Exemple : modes valides de la premi\u00e8re figure<\/span><\/h2>\n<p>Les d\u00e9ductions syllogistiques s\u2019exposent clairement dans le langage de la th\u00e9orie des ensembles. On consid\u00e8re des ensembles non vides :<br \/>\n\u2014 Deux ensembles <em>disjoints<\/em> n&rsquo;ont pas d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments en commun\u00a0; leur intersection est vide.<br \/>\n\u2014\u00a0Deux ensembles <em>s\u00e9cants<\/em> ont certains \u00e9l\u00e9ments en commun ; leur intersection est non vide.<br \/>\n\u2014 Un ensemble est <em>inclus<\/em> dans un autre ensemble quand tous les \u00e9l\u00e9ments du premier appartiennent au second.<\/p>\n<p><strong>M, P, S <\/strong>sont des ensembles r\u00e9unissant respectivement les \u00e9l\u00e9ments, <strong>m<sub>1<\/sub><\/strong>\u2026 <strong>m<sub>j<\/sub><\/strong>\u00a0; <strong>p<sub>1<\/sub><\/strong>\u2026 <strong>p<sub>j ;<\/sub><\/strong> <strong>s<sub>1<\/sub><\/strong>\u2026<strong>s<sub>j<\/sub><\/strong>.<\/p>\n<h3><em><span style=\"font-size: 12pt; color: #003300;\">Syllogisme de forme A \u2013 A \u2013 A<\/span><\/em><\/h3>\n<p>Il combine trois propositions universelles affirmatives, not\u00e9es <strong>A<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\">tout <strong>M <\/strong>est <strong>P \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0 <\/strong>tout \u00e9l\u00e9ment de <strong>M<\/strong> est aussi \u00e9l\u00e9ment de <strong>P<br \/>\n<\/strong><strong> \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0 M<\/strong> est inclus dans <strong>P<br \/>\n\u201c<\/strong><em>\u2014\u00a0\u00eatre un <\/em><strong>M\u201d\u00a0<\/strong>implique<strong> \u201c<\/strong><em>\u2014 \u00eatre un<\/em><strong> P\u201d <\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\">or tout <strong>S <\/strong>est <strong>M\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0 <\/strong>tout \u00e9l\u00e9ment de <strong>S<\/strong> est aussi \u00e9l\u00e9ment de <strong>M<br \/>\n<\/strong><strong>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 S <\/strong>est inclus dans<strong> P<br \/>\n<\/strong><strong>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u201c<\/strong><em>\u2014\u00a0\u00eatre un <\/em><strong>S\u201d\u00a0<\/strong>implique<strong> \u201c<\/strong><em>\u2014 \u00eatre un<\/em><strong> M<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\"><em>donc<\/em> tout <strong>S <\/strong>est <strong>P<\/strong><strong>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0 <\/strong>tout \u00e9l\u00e9ment de <strong>S<\/strong> est aussi \u00e9l\u00e9ment de <strong>P<br \/>\nS<\/strong> est inclus dans <strong>P<br \/>\n<\/strong><strong>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u201c<\/strong><em>\u2014\u00a0\u00eatre un <\/em><strong>S\u201d\u00a0<\/strong>implique<strong> \u201c<\/strong><em>\u2014 \u00eatre un<\/em><strong> P\u201d<\/strong><\/span><\/p>\n<h3><em><span style=\"color: #003300; font-size: 12pt;\">Syllogisme de forme E \u2013 I \u2013 O<\/span><\/em><\/h3>\n<p>Il combine une proposition universelle n\u00e9gative <strong>E<\/strong> avec une proposition particuli\u00e8re affirmative <strong>I<\/strong> pour produire une proposition particuli\u00e8re n\u00e9gative <strong>O<\/strong>.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\">aucun <strong>M <\/strong>n&rsquo;est <strong>P\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong>Aucun \u00e9l\u00e9ment de <strong>M<\/strong> n&rsquo;est \u00e9l\u00e9ment de <strong>P<br \/>\n<\/strong><strong>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/strong>L&rsquo;intersection de<strong> M<\/strong> et <strong>P <\/strong>est vide <\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 10pt;\"><strong>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0 M<\/strong> et <strong>P <\/strong>sont disjoints<\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\"><em>or<\/em> certain(s) <strong>S <\/strong>sont <strong>M\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong><em>certain(s)<\/em> = \u201c<em>un certain\u2026<\/em> ou <em>plusieurs\u2026<\/em>\u201d<\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 10pt;\"><strong>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/strong>Certain(s) \u00e9l\u00e9ments de <strong>S<\/strong> sont aussi \u00e9l\u00e9ments de <strong>M<br \/>\n<\/strong><strong>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/strong>L&rsquo;intersection de<strong> S <\/strong>et <strong>M <\/strong>n&rsquo;est pas vide<\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\"><em>donc<\/em> certain(s) <strong>S <\/strong>ne sont pas des <strong>P<\/strong><strong><br \/>\n<\/strong><strong>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/strong>Certain(s) \u00e9l\u00e9ments de <strong>S<\/strong> ne sont pas \u00e9l\u00e9ments de <strong>P<br \/>\n<\/strong><strong>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 S<\/strong> n&rsquo;est pas inclus dans <strong>P<\/strong><\/span><\/p>\n<h1><span style=\"font-size: 14pt; color: #0000ff;\">3. Constructions syllogistiques<\/span><\/h1>\n<h2><span style=\"color: #800000; font-size: 12pt;\">3.1 Syllogismes avec pr\u00e9misse \u00e0 sujet concret<\/span><\/h2>\n<p>Les d\u00e9finitions pr\u00e9c\u00e9dentes correspondent au syllogisme <em>cat\u00e9gorique <\/em>traditionnel (aristot\u00e9licien). On parle \u00e9galement de syllogisme lorsqu&rsquo;une ou les deux pr\u00e9misses sont <em>\u00e0 sujet concret<\/em>. <span style=\"background-color: #ffff99;\">Un sujet concret est un sujet d\u00e9signant un individu<\/span> unique, au moyen de diverses expressions comme \u201c<em>ceci<\/em>\u201d, \u201c<em>cet \u00eatre<\/em>\u201d, \u201c<em>Pierre<\/em>\u201d, \u201c<em>la chose <\/em><em>qui \u2014<\/em>\u201d.<br \/>\nLes syllogismes op\u00e9rant l\u2019instanciation d\u2019une universelle sont des exemples de tels syllogismes combinant une pr\u00e9misse \u00e0 sujet concret et une pr\u00e9misse \u00e0 sujet g\u00e9n\u00e9ral. Ils permettent d\u2019attribuer \u00e0 un individu les propri\u00e9t\u00e9s de la classe \u00e0 laquelle il appartient : \u201cles <strong>x <\/strong>sont <strong>B <\/strong>; ceci est un <strong>x <\/strong>; ceci est <strong>B<\/strong>\u201d.<\/p>\n<p>Le raisonnement suivant fond\u00e9 sur deux propositions \u00e0 sujet concret peut aussi \u00eatre appel\u00e9 syllogisme\u00a0:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\">Cet \u00eatre est <strong>P<br \/>\n<\/strong>ce m\u00eame \u00eatre est <strong>non Q<br \/>\n<\/strong><em>donc<\/em> certains <strong>P <\/strong>sont <strong>non Q<br \/>\n<\/strong><strong>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0<\/strong>Tous les <strong>P <\/strong>ne sont pas <strong>Q<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 10pt;\"><strong> \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0<\/strong>\u201cTous les <strong>P <\/strong>sont <strong>Q<\/strong>\u201d est faux.<\/span><\/p>\n<p>Ce raisonnement permet la r\u00e9futation empirique des propositions universelles, \u201c<em>tous<\/em> <em>les<\/em> <em>cygnes <\/em><em>sont blancs<\/em>\u201d (V. <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/contraires\/\">Contraires<\/a>) :<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">Le <em>cygnus atratus<\/em> est noir<br \/>\nle <em>cygnus atratus<\/em> est un cygne<br \/>\ndonc certains cygnes ne sont pas blancs<br \/>\n<strong>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 <\/strong><em>autrement dit,<\/em>\u00a0 \u201c<em>tous<\/em> <em>les<\/em> <em>cygnes <\/em><em>sont blancs<\/em>\u201d est faux.<\/p>\n<h2><span style=\"color: #800000;\"><span style=\"font-size: 12pt;\">3.2 <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/argumentation-hypothetique-et-contre-factuelle\/\">Syllogisme hypoth\u00e9tique<\/a> (<em>ou<\/em> conditionnel) \u2014 Syllogisme conjonctif <\/span><span style=\"font-size: 12pt;\">\u2014 Syllogisme disjonctif<\/span><\/span><\/h2>\n<p><span style=\"font-size: 10pt;\">V. <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/connecteurs-logiques\/\">Connecteur logique<\/a>.<\/span><\/p>\n<h2><span style=\"font-size: 12pt; color: #800000;\">3.3 Formes syllogistiques \u00e0 plus de deux pr\u00e9misses<\/span><\/h2>\n<p>Un encha\u00eenement de syllogismes constitue un <em>polysyllogisme<\/em> ou <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/sorite\/\"><em>sorite<\/em><\/a>\u00a0logique, ou argumentation en <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/serie\/\"><em>s\u00e9rie<\/em><\/a>.<br \/>\nPar extension, on parle de syllogisme \u00e0 propos d&rsquo;argumentations complexes, dont la structure peut rappeler celle du syllogisme, V. <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/convergence-liaison-serie\/\">Convergence\u00a0; Liaison\u00a0; S\u00e9rie<\/a>\u00a0; <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/epichereme\/\">\u00c9pich\u00e9r\u00e8me<\/a>.<\/p>\n<p>On parle \u00e9galement de syllogisme au sens large, pour d\u00e9signer un encha\u00eenement de propositions, dont la forme syntaxique et le mode d\u2019encha\u00eenement rappellent plus ou moins ceux d\u2019un syllogisme, et qui convergent vers une conclusion affirm\u00e9e cat\u00e9goriquement. De telles constructions n\u2019ont plus rien \u00e0 voir avec la syllogistique, <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/expression\/\">V. Expression.<\/a><br \/>\nDans le fameux syllogisme \u201c<em>Tout ce qui est rare est cher, un cheval bon march\u00e9 est une chose rare, donc un cheval bon march\u00e9 est cher<\/em>\u201d, la seconde pr\u00e9misse r\u00e9fute la premi\u00e8re, il est donc normal que la conclusion soit absurde.<\/p>\n<h1><span style=\"color: #0000ff; font-size: 14pt;\">4. R\u00e8gles du syllogisme \u2014 Paralogisme<br \/>\n<\/span><\/h1>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\">V. <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/evaluation-syllogisme\/\">\u00c9valuation du syllogisme<\/a><\/span><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><\/a><\/p>\n<h1><span style=\"color: #0000ff; font-size: 14pt;\">5. L&rsquo;argumentation syllogistique ordinaire<\/span><\/h1>\n<p>Le syllogisme est le moteur direct de formes fondamentales d&rsquo;argumentation, en tout premier lieu de la <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/categorisation-et-nomination\/\"><em>cat\u00e9gorisation<\/em><\/a>, de la <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/definition-3\/\"><em>d\u00e9finition<\/em><\/a> et des raisonnements fond\u00e9s sur les <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/classification\/\">classifications<\/a>.<\/p>\n<p>Comme pour l&rsquo;inf\u00e9rence imm\u00e9diate, l&rsquo;utilisation de certaines des formes du syllogisme est un automatisme intuitif. Mais, si les conclusions tirables de pr\u00e9misses comme \u201ctout <strong>A<\/strong> est <strong>B<\/strong>, tout <strong>B<\/strong> est <strong>C<\/strong>\u201d sont des \u00e9vidences facilement sous-entendues, il n&rsquo;en va pas forc\u00e9ment de m\u00eame pour des formes comme \u201cCertains <strong>A<\/strong> sont <strong>B<\/strong>, aucun <strong>B<\/strong> n&rsquo;est <strong>C<\/strong>\u201d dont les conclusions doivent \u00eatre tir\u00e9es explicitement\u00a0: \u201c<em>certains artistes sont racistes, aucun racisme n&rsquo;est innocent<\/em>\u201d. Les syllogismes faisant intervenir des modalit\u00e9s d\u00e9ontiques, <em>\u201ccertains accus\u00e9s sont innocents, aucun innocent ne doit \u00eatre condamn\u00e9<\/em>\u201d, sont au centre de l&rsquo;argumentation pratique.<\/p>\n<p>On oppose le raisonnement syllogistique au raisonnement argumentatif, V. <a href=\"https:\/\/icar.cnrs.fr\/dicoplantin\/preuve-et-arts-de-la-preuve\/\">Preuve<\/a>. Mais le syllogisme est une combinaison de propositions simples, positives ou n\u00e9gatives, quantifi\u00e9es. Il combine dans un discours ordinaire r\u00e9gl\u00e9 des propositions exprim\u00e9es dans une langue ordinaire attentive \u00e0 ce qu&rsquo;elle dit. Le syllogisme correspond \u00e0 une zone limit\u00e9e et r\u00e9gl\u00e9e du raisonnement ordinaire. Il en va de m\u00eame pour l&rsquo;arithm\u00e9tique et les calculs math\u00e9matiques ordinaires. Le raisonnement syllogistique est l&rsquo;exercice d&rsquo;une comp\u00e9tence langagi\u00e8re ; <span style=\"background-color: #ffff99;\">construire et comprendre un syllogisme, c&rsquo;est parler sa langue<\/span>. La seule particularit\u00e9 de l&rsquo;exercice est que, de par l&rsquo;usage qu&rsquo;elle fait de variables, la th\u00e9orie du syllogisme ne fournit aucune accroche \u00e0 la subjectivit\u00e9, ce qui explique peut-\u00eatre pourquoi on l&rsquo;oppose aux autres formes d&rsquo;argumentation.<\/p>\n<p>Comme bien d&rsquo;autres formes de raisonnements ordinaires, un syllogisme peut \u00eatre valide ou non. Mais ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;une argumentation en langue ordinaire peut \u00eatre valide qu&rsquo;elle cesse d&rsquo;\u00eatre une argumentation.<\/p>\n<h2><span style=\"font-size: 12pt; color: #800000;\">Capacit\u00e9 de raisonnement syllogistique et th\u00e9orie du syllogisme<\/span><\/h2>\n<p>Cette capacit\u00e9 linguistique de raisonnement syllogistique est ind\u00e9pendante de l&rsquo;existence d&rsquo;une th\u00e9orie du syllogisme. Selon Graham (1989, p. 168)\u00a0:<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\">La civilisation chinoise n&rsquo;a jamais abstrait les formes selon lesquelles elle raisonne, comme le montre ce syllogisme de Wang Ch&rsquo;ung (AD 27- c.100), qui sonne si familier :<\/span><\/p>\n<p style=\"padding-left: 80px;\"><span style=\"font-size: 10pt;\"> \u201cL&rsquo;homme n&rsquo;est qu&rsquo;une cr\u00e9ature [parmi les autres], et m\u00eame s&rsquo;il est roi ou marquis, sa nature ne diff\u00e8re pas de celle des [autres] \u00eatres : Tous les \u00eatres meurent, comment un homme pourrait-il donc devenir immortel ?\u201d<\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 10pt;\">Wang Chong (27~104), <em>Discussions critiques<\/em> (~80) <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[2]<\/a><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p><span style=\"font-size: 10pt;\">[1] (<em>Autre version<\/em>) La logique classique comprend deux branches principales, la logique des propositions (inanalys\u00e9es) et la logique des pr\u00e9dicats. Cette logique constitue l&rsquo;art de penser qui correspond, mutatis mutandis, \u00e0 ce que nous nommons maintenant argumentation. En s&rsquo;axiomatisant \u00e0 la fin du 19e si\u00e8cle, la logique, d&rsquo;une part, devient la \u00ab\u00a0science de l&rsquo;inf\u00e9rence\u201d et s&rsquo;int\u00e8gre aux math\u00e9matiques ; d&rsquo;autre part, elle renonce \u00e0 sa fonction rectrice de la pens\u00e9e naturelle (humaine), y compris dans sa fonction critique. Dans son r\u00f4le indispensable de formation, elle est plus ou moins remplac\u00e9e par l&rsquo;argumentation ; depuis le d\u00e9but du XXe si\u00e8cle,\u00a0 dans les intitul\u00e9s des manuels, \u201c<u>Argumentation<\/u>\u201d a remplac\u00e9 \u201c<u>Logique<\/u>\u201d.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-size: 10pt;\">Quoi qu&rsquo;il en soit, la pratique de l&rsquo;inf\u00e9rence, est aussi l\u2019exercice d\u2019une comp\u00e9tence langagi\u00e8re.\u00a0 Construire et comprendre un syllogisme, c\u2019est parler sa langue. Dans les ann\u00e9es 1950 et 1970, les logiques dites <em>naturelle<\/em>, <em>non-formelle<\/em>, <em>substantielle<\/em>\u2026 cherchent explicitement \u00e0 d\u00e9passer la perte que repr\u00e9sente la disparition de la logique \u00e9l\u00e9mentaire.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: 10pt;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[2]<\/a> Traduction, pr\u00e9sentation et notes de Nicolas Zufferey. Paris, Gallimard, 1997, p. 77<\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>SYLLOGISME Le syllogisme est un moteur direct de formes fondamentales d\u2019argumentation, comme la cat\u00e9gorisation, la d\u00e9finition et les raisonnements fond\u00e9s sur les classifications. On oppose le raisonnement syllogistique au raisonnement argumentatif, V. Preuve. Mais le syllogisme combine dans un discours ordinaire r\u00e9gl\u00e9 des propositions exprim\u00e9es dans une langue ordinaire attentive \u00e0 ce qu\u2019elle dit. 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