Vers une carrière académique

Après l’obtention du doctorat, différentes possibilités de carrière s’offrent à vous. Nombreux et nombreuses sont les docteur·e·s qui poursuivent dans la voie académique, en devenant enseignant·e-chercheur·e.

Voici les principales options qui s’offrent à vous lorsque vous souhaitez poursuivre dans la voie académique après la thèse.

A court terme, en tant que jeune docteur·e, vous pouvez envisager deux types de contrat :

  • Contrat post-doctoral (post-doc) en France ou à l’étranger
  • Contrat d’ATER (Attaché·e Temporaire d’Enseignement et de Recherche dans une université française

A plus long terme, en France, vous pourrez envisager deux types de voie :

  • Maître·sse de Conférences dans une université française : il s’agit d’un parcours orienté vers la recherche et l’enseignement
  • Chargé·e de Recherche auprès du CNRS : il s’agit d’un parcours orienté uniquement vers la recherche

Vous trouverez ci-dessous, et dans cet ordre, les particularités de ces quatre postes, ainsi que les possibles évolutions de carrière qu’ils engendrent.


POST-DOC

En quoi ça consiste ?

Pour pouvoir poursuivre l’activité de recherche après la thèse, la première solution qui s’offre à vous est celle d’obtenir un contrat de chercheur·e contractuel·le post-doctoral·e. Cela signifie, être embauché·e par un organisme qui finance la recherche (une université, le CNRS, et parfois aussi les régions) afin de contribuer à un projet de recherche.

Type de contrat

Il s’agit d’un contrat à durée déterminée (CDD) pour une durée qui peut varier entre 6 et 24 mois, en général. La durée du contrat dépendra des besoins du projet pour lequel la docteure ou le docteur sera recruté·e. En ce qui concerne la rémunération, elle dépend de l’expérience et de l’ancienneté de la jeune docteure ou du jeune docteur.

Si vous partez à l’étranger pour un contrat post-doctoral, tenez compte du fait que les modalités de contrat varient d’un pays à l’autre.

Procédure à suivre

Pour trouver son contrat post-doctoral, vous pouvez vous y prendre de trois manières :

  • Le CNRS publie régulièrement sur son site dédié les appels à candidature pour les contrats post-doctoraux partout en France : consulter le Portail Emploi CNRS. Il suffira de créer votre « Espace Candidat » pour déposer sur la plateforme votre CV et vos éventuelles lettres de motivation pour postuler aux offres. NB : il est de bon goût de prendre contact avec les porteurs ou porteuses des projets qui recrutent pour mieux préparer votre candidature.
  • Obtenir un financement dans le cadre d’un programme de financement international, par exemple dans le cadre des Actions Marie Sklodowska-Curie (A.M.S.C.). Il s’agit d’un financement d’un projet de recherche dont vous serez porteur ou porteuse (Individual Fellowship), et qui vous impose une mobilité internationale. Vous devrez alors par vous-même monter une collaboration, écrire un projet et planifier son budget. Des formations sont proposées pour monter votre dossier.

  • Votre réseau est primordial pour trouver un contrat qui fait suite à votre doctorat. Vos collègues, vos rencontres aux colloques et à travers des projets de recherche auxquels vous participez, restent les meilleurs interlocuteurs pour être à jour des différentes opportunités. En effet, les appels à candidature pour les post-doc passent souvent à travers les réseaux de diffusion des spécialistes de votre domaine. Renseignez-vous auprès de votre directrice ou directeur de thèse, auprès de vos collègues jeunes docteur·e·s ou membres de votre équipe de recherche.

Et après ?

Être titulaire d’un contrat post-doctoral est un atout considérable pour la suite de votre parcours. Il est vivement conseillé d’être mobile : avoir fait un post-doc à l’étranger est très apprécié dans la communauté académique française. Le post-doc vous oriente généralement vers un parcours plutôt centré sur l’activité de recherche (et non pas l’enseignement), mais constitue dans tous les cas une expérience professionnelle précieuse.

Après avoir eu un ou plusieurs contrats post-doctoraux (que ce soit à l’étranger, en France, ou, mieux, les deux), vous serez un·e candidat·e de taille pour les concours de Chargé·e de Recherche CNRS et de Maître·sse de Conférences.


ATER

Une autre option, accessible également lorsque vous êtes encore en doctorat au-delà de la D3, est d’obtenir un contrat ATER (Attaché·e Temporaire d’Enseignement et de Recherche) auprès d’une université française.

En quoi ça consiste ?

Il s’agit d’un contrat vous donnant un statut d’enseignant·e-chercheur·e, à forte charge d’enseignement. Un·e ATER doit en particulier assurer soit un service complet d’enseignement (192 heures équivalent TD par an), soit un demi-service (96 heures équivalent TD par an) et participer aux contrôles des connaissances et aux examens.

Type de contrat

Il s’agit d’un contrat à durée déterminée (CDD), à temps plein ou à mi-temps. Ce contrat est limité à un an avec possibilité de renouveler une fois.

Procédure à suivre

Le moment de l’appel à candidatures varie selon les universités. En général, les recrutements se déroulent au printemps – été pour l’année universitaire à venir.

Pour consulter les postes ouverts au recrutement, rendez-vous dès le mois de février sur la plateforme Galaxie.

NB : Pensez à consulter la liste des sections CNU (Conseil National des Universités) afin de vous positionner au mieux pour les postes ATER qui correspondent à votre profil.

Et après ?

L’ATER constitue souvent une possibilité de financement en cas de prolongement de la thèse au-delà de 3 ans. Il peut également représenter une alternative temporaire dans l’attente d’une nomination sur un poste de Maître·sse de Conférences. Être ATER constitue d’ailleurs souvent un atout supplémentaire lors de la candidature sur ces postes. Ce type de contrat vous oriente davantage vers l’activité d’enseignement supérieur, en plus de l’activité de recherche.


MAÎTRE·SSE DE CONFÉRENCES

En quoi ça consiste ?

Un·e Maître·sse de Conférences est un·e enseignant·e-chercheur·e, fonctionnaire titulaire d’un poste dans un établissement public d’enseignement supérieur et de recherche.

Le service annuel d’enseignement correspond à un équivalent de 192 heures de TD, ou 128 heures de cours ou encore 288 heures de TP (ou toute combinaison équivalente).

Bien sûr, le travail de MCF ne se limite pas à l’enseignement et englobe le plus souvent des tâches d’encadrement d’étudiants (en stage ou en thèse), des travaux de recherche (ceux-ci sont essentiels pour l’évolution de carrière), d’organisation du travail d’une unité de formation et de recherche (UFR)…

NB : Le statut de MCF est susceptible d’évoluer dans les prochaines années, suite à la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPRR).

Type de contrat

En devenant Maître·sse de Conférences, vous devenez fonctionnaire. Pendant la première année de l’exercice de vos fonctions, vous êtes stagiaire, puis vous êtes titularisé·e.

Procédure à suivre

Le recrutement des MCF est effectue par concours, en fonction des postes disponibles dans chaque université.

Les modalités  permettant de postuler à un poste de MCF font l’objet d’un texte, publié chaque année, fixant le calendrier pour l’année en cours. Quelques règles restent toutefois invariables : toute personne titulaire d’un doctorat et qualifiée aux fonctions de MCF peut devenir MCF (voir notre topo sur la qualification).

Les concours sont ouverts par arrêté du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Cet arrêté précise la liste des postes à pourvoir, les démarches à effectuer, les dossiers à constituer ainsi que leurs destinataires.

Pour consulter les postes ouverts au recrutement, et pour postuler, rendez-vous sur la plateforme Galaxie.

Et après ?

Devenir Maître·sse de Conférences représente parfois l’objectif principal des jeunes docteur·e·s. Une fois nommé·e MCF, il est possible d’aller encore plus loin, en obtenant l’Habilitation à Diriger des Recherches (vous donnant alors la possibilité de devenir directeur ou directrice de thèse d’un· étudiant·e). Les titulaires d’une HDR peuvent candidater pour les postes de Professeur·e des Universités (PU).


CHARGÉ·E DE RECHERCHE AU CNRS

En quoi ça consiste ?

Un·e Chargée de Recherche (CR) au CNRS est également fonctionnaire de l’Etat Français, et exerce l’activité de recherche sans charge d’enseignement auprès d’un laboratoire de type UMR (Unité Mixte de Recherche).

Type de contrat

En devenant CR, vous devenez fonctionnaire. Pendant les premiers 18 mois de l’exercice de vos fonctions, vous êtes stagiaire, puis vous êtes titularisé·e.

Procédure à suivre

Le recrutement est effectué sur concours qui a lieu 1 fois par an. Les postes ouverts au concours sont généralement regroupés par thématique de recherche et par section ( NB : les sections CNRS ne sont pas les sections du CNU). Pour construire votre candidature, vous devrez vous rapprocher du laboratoire pressenti afin d’obtenir une lettre de soutien. Une fois de plus, avoir un bon réseau est extrêmement important. Notez également, que vous ne pourrez devenir CR à ICAR, car il n’est pas possible de devenir CR dans le laboratoire dans lequel vous avez fait votre thèse.

Vous trouverez toutes les informations sur la page du CNRS dédiée au concours des Chercheurs et Chercheuses.

Et après ?

Tout comme pour les postes de MCF, devenir CR au CNRS, constitue bien souvent l’objectif principal d’un·e jeune docteur·e. Et, il est bien évidemment toujours possible d’aller encore plus loin. Notamment, les titulaires d’une HDR peuvent candidater pour les postes de Directeur ou Directrice de Recherche au CNRS.