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SENTIMENT note la fmsh à laquelle appartient le mot sentiment.
Cette fmsh comprend deux termes, sentiment et sentiment (= sentiment/s
Terme impacté Définition du TLFi
ABASOURDIR Provoquer chez quelqu’un un sentiment voisin de la stupeur
ABDICATION Action de renoncer à une valeur ou à un sentiment considérés comme étant de grand prix.
ABERRATION Déviation du jugement par rapport au bon sens ou à des habitudes de pensée ou de sentiment prises comme norme; erreur, à la limite absurdité, folie
ABJURATION Renonciation à un sentiment, à une attitude morale.
ABOYER Le sujet est le plus souvent employé au figuré, désignant le langage ou le sentiment humain
ABSURDITÉ Caractère ou sentiment de ce qui est absurde, contraire à la raison.
ACCABLEMENT Par la répétition monotone, l’ennui, le sentiment de solitude :
ACCENT Inflexion particulière de la voix traduisant et permettant de reconnaître comme authentique une émotion, un sentiment
ACHRONIE Sentiment d’absence de durée, d’intemporalité : (Achronie intérieure.)
ADMIRATIF Qui manifeste, qui traduit un sentiment d’admiration.
ADMIRATION Sentiment complexe d’étonnement, le plus souvent mêlé de plaisir exalté et d’approbation devant ce qui est estimé supérieurement beau, bon ou grand.
ADMIRER Considérer quelqu’un ou quelque chose avec un sentiment d’étonnement mêlé de plaisir exalté et d’approbation, le plus souvent motivé par la supériorité qu’on lui reconnaît dans divers domaines de la vie intellectuelle, esthétique, morale, etc.
— Quand il y a, p. ex., disproportion entre le sentiment et son objet :
S’ADONNER S’adonner à qqc. Se livrer à quelque chose.
1. Se livrer par inclination et avec ardeur à une activité ou à une pratique particulière cultiver un sentiment, une idée.
AFFADISSEMENT État de ce qui produit un sentiment d’écœurement (physique et moral); écœurement :
AFFECTER Se laisser gagner par un sentiment pénible (cf. A 2).
AFFECTION Manifestation du sentiment d’attachement d’un être (gén. hum.) pour un autre être (le compl. introd. par la prép. de indique l’être qui éprouve une affection).
AFFOLER Rendre comme fou, c’est-à-dire troubler profondément, généralement sous l’effet d’une passion, d’un sentiment ou d’une émotion violente.
AFFRONTER Faire face à un sentiment que l’on éprouve ou à une idée que l’on se forme soi-même :
AGACER, Éprouver une impression désagréable, un sentiment pénible, etc. :
AHEURTEMENT Action de s’aheurter; attachement opiniâtre à une opinion, à un sentiment.
ALANGUISSEMENT, État de langueur, abandon provoqué par la rêverie ou par un sentiment tel que la tendresse, l’amour, le désir :
ALIMENT Ce qui est capable de soutenir un sentiment, une activité morale, intellectuelle ou spirituelle :
ALLERGIQUE Qui manifeste une incompatibilité avec, ou un sentiment d’aversion pour quelque chose ou quelqu’un.
ALTITUDE Hauteur, élévation d’esprit, de sentiment.
ÂME Ce qui donne le sentiment ou l’illusion de la vie :
Chanter, jouer, parler, lire avec âme : Avec beaucoup de sentiment, avec une puissance d’émotion qui révèle une sensibilité délicate. (Chanter, jouer, parler, lire avec âme.)
AMERTUME, Sentiment (ou caractère propre du sentiment) mêlé de découragement et de rancœur, éprouvé à la suite d’un échec, d’une désillusion :
Sentiment (ou caractère propre du sentiment) mêlé de découragement et de rancœur, éprouvé à la suite d’un échec, d’une désillusion :
AMOUR-PROPRE Sentiment vif de sa dignité personnelle et des droits qu’elle ouvre aux égards et attentions d’autrui.
Sentiment du droit de n’être pas offensé dans sa dignité.
Sentiment de sa dignité personnelle et des devoirs qu’elle impose à l’égard de soi.
ANIMAL Personne considérée dans son être physique, envers laquelle on éprouve un sentiment d’affection, de sympathie, voire d’admiration.
??Mouvement, expression du visage traduisant la vivacité du sentiment, etc. : ??
ANIMATION Mouvement, expression du visage traduisant la vivacité du sentiment, etc.
ANIMOSITÉ Manifestation d’un sentiment vif et parfois durable de malveillance systématique
ANTENNE, Sens aigu qui permet à une personne de deviner, sans indices précis, une situation, un sentiment, etc.
ANTINATIONALISME, Sentiment, doctrine, mouvement politique qui dénigre le sentiment national
ANTIPATHIE Sentiment irraisonné d’aversion, de répulsion d’une personne à l’égard d’une personne ou d’une chose.
APPROBATIVITÉ « Comportement marqué par une attitude, une mimique ou des mots stéréotypés d’approbation excessive, avec personnalité, sens critique ou jugement émoussés. Se rencontre par exemple dans l’insuffisance mentale (débilité, démence) ou le sentiment d’infériorité. (…).« (LAFON 1963).
ARDEUR Sentiment de chaleur ressenti lors de certaines maladies :
Sentiment de chaleur ardente que l’on éprouve, dans certaines maladies, au col de la vessie ou dans le canal de l’urèthre, lors de l’émission de l’urine.« ( (Ardeur d’urine.)
ARPÈGE Aspects successifs et nuancés d’un même sentiment :
ARRIÈRE-GOÛT Souvenir, état affectif, impression, sentiment qui persiste ou qui naît après le fait qui l’a provoqué :
ASCENDANT Pouvoir d’influence exercé sur quelqu’un soit par une personne à la faveur du sentiment de la supériorité qu’elle inspire, soit par l’autorité de certaines doctrines ou la force de certaines tendances ou valeurs morales, intellectuelles, affectives, etc.
ASSENTIMENT Affirmation que l’on est du sentiment de quelqu’un, que l’on partage son avis, sa manière de voir :
ASSURANCE Sentiment d’être assuré contre toute faiblesse, confiance (éventuellement excessive) en soi.
ATTITUDE Manière de se tenir qui correspond à un état d’âme, une émotion, un sentiment
AVANT-GOÛT, Sensation ou sentiment que l’on éprouve à l’idée d’un bien futur, moral ou physique, ou d’un mal à venir ou à la représentation d’une situation, d’une personne, de ses qualités ou de ses défauts.
AVOUER Admettre ce que l’on est, admettre ses imperfections et parfois, les révéler; révéler un sentiment que l’on éprouve.
B
BAVER — Exprimer de manière visible une émotion, un sentiment fort.
BEAUCOUP — Partie importante de quelque chose que l’on considère comme un tout (comme le sont, par exemple, une qualité physique, intellectuelle, un sentiment, une valeur morale ou des facteurs extérieurs : pluie, vent, temps, etc.) :
BÉER Demeurer, bouche ouverte, sous l’effet d’un sentiment.
BÉGUIN3 La personne qui est l’objet de ce sentiment amoureux.
BERCER Entretenir un sentiment, développer une idée. (Bercer une idée, une passion, un espoir, des illusions.)
Atténuer la vivacité d’un sentiment par un agent qui lui est extérieur : musique, paroles, etc. (Bercer une peine, la douleur, l’ennui.)
Produire un sentiment de calme, d’apaisement chez un enfant, une personne. (Un air, le bruit de l’eau, une voix, une rêverie berce qqn.)
BIEN-ÊTRE, Sentiment général d’agrément, d’épanouissement que procure la pleine satisfaction des besoins du corps et/ou de l’esprit. (Éprouver, goûter, ressentir du bien-être.)
BLOND, , Au fig. Changer (d’idée, de sentiment) :
BOUFFÉE Manifestation soudaine et passagère d’un sentiment :
BOUTONNER Cacher, dissimuler un sentiment, un état d’âme, etc. (cf. boutonné B 3 b) :
BRILLER2 Manifester ou trahir (un trait de caractère, un sentiment, une émotion).
BRR, Un sentiment de crainte ou d’effroi.
BRÛLER Provoquer une certaine impatience ou susciter un sentiment de répulsion à l’égard de quelque chose. (Brûler les doigts, la main, les lèvres.)
BUTÉ, Dont l’opinion ou le sentiment sur quelqu’un ou quelque chose sont désagréablement perçus comme fermés à toute donnée ou argumentation pouvant les modifier.
CAFARD1 Tristesse lancinante accompagnée d’idées noires et d’un sentiment de profonde lassitude.
CAÏN, Complexe de caïn, Sentiment de jalousie à l’égard d’un frère ou d’une sœur« (BASTIN 1970).
CAJOLER1 Entretenir avec complaisance un sentiment, une idée, un état.
CALMANT, Qui engendre un sentiment de paix, de tranquillité.
CÉDER S’abandonner à une impulsion, une passion, un sentiment, cesser de résister à une contrainte par faiblesse ou par raison.
CÉNESTHÉSIE Sensibilité organique, émanant de l’ensemble des sensations internes, qui suscite chez l’être humain le sentiment général de son existence, indépendamment du rôle spécifique des sens.
CERTITUDE Sentiment, état d’esprit de la personne qui reconnaît quelque chose comme hors de doute, qui croit profondément, sans réserve.
CHALEUR Force, cordialité d’un sentiment, d’une activité, d’une attitude humaine, où l’on sent la sympathie, l’affection, la vie.
CHASSER1Un sentiment (ou une personne) succède à un autre et écarte le souvenir du précédent. (Un clou chasse l’autre.)
CHAUFFER Ne pas vivre avec tel sentiment, telle opinion, selon telle habitude : (Ne pas se chauffer de tel bois.)
chronopathologie in CHRON(O « Ensemble de troubles mentaux qui portent atteinte au sentiment du temps vécu » (Méd. Biol. t. 3 1972)
CIRCONSTANCE Qui est inspiré par les circonstances et non par un sentiment sincère.
CLAMEUR Injures, expression d’un sentiment mauvais.
CLASSICISME Doctrine des partisans de la littérature classique fondée essentiellement sur l’union de la raison, du sentiment du beau lié à la vraisemblance, à la bienséance, à la pureté du style et au choix des sujets généralement inspirés de l’antiquité.
CŒUR L’affectivité, le sentiment, la sentimentalité. (Le cœur.)
COMBLE1 Le plus haut degré (d’une qualité, d’un sentiment, d’un bien ou d’un mal) auquel on puisse atteindre et qui constitue parfois un excès, une démesure. (Le comble de la joie.)
COMÉDIE Attitude, sentiment déguisé, feinte.
COMMANDER Imposer la modération à un sentiment, à une réaction; les maîtriser. (Commander à (un sentiment, une réaction, une idée, etc.).)
—Maîtriser ce sentiment, cette réaction…; les maintenir sous la dépendance de sa volonté; les dominer.
— Inspirer (un sentiment) (à quelqu’un), faire s’imposer (un sentiment) (à quelqu’un). (Commander (un sentiment) (à qqn).)
COMMISÉRATION, Sentiment qui fait prendre part ou intérêt à la misère, aux malheurs d’autrui.
COMMUNIER1 Être en union spirituelle ou affective avec d’autres personnes, partager une condition, un sentiment.
COMPASSION Sentiment qui incline à partager les maux et les souffrances d’autrui.
COMPATIR Éprouver un sentiment de compassion.
COMPATISSANT Sentiment de compassion.
CONCEVOIR Sentir naître ou laisser se développer un sentiment en soi. (Concevoir un sentiment pour qqn. ou qqc.)
CONDESCENDANCE Action de condescendre à quelqu’un ou à quelque chose; attitude ou sentiment qui inspire cette action.
CONFIANCE Sentiment de sécurité, d’harmonie.
CONFIRE Imprégner d’un sentiment, figer dans une attitude.
confit en dévotion attitude vis-à-vs d’un sentiment
CONFIT Qui est imprégné d’un sentiment, figé dans une attitude, au point d’en perdre toute personnalité.
CONFIRMER Présenter comme certaine une chose considérée jusque là comme quelque peu douteuse ou seulement possible ou probable, établir avec plus de certitude la réalité ou la vérité d’un fait, d’une nouvelle, la valeur d’une idée, d’une théorie, le bien-fondé d’un sentiment, par de nouveaux indices, de nouveaux arguments, de nouvelles preuves ou simplement de nouvelles assurances données par une personne autorisée.
CONFIRMÉ Qui a été confirmé, affermi dans une attitude, une croyance, un sentiment :
CONSCIENCE Avoir l’intuition, l’impression, le sentiment de quelque chose; avoir connaissance, se rendre compte de quelque chose de façon très globale. (Avoir (la) conscience (vague, obscure…) de qqc.)
—Avoir une connaissance claire, le sentiment net de quelque chose; sentir avec intensité la réalité de quelque chose. (Avoir (la) conscience claire, intense… de qqc.)
— ,,(…) sentiment intime que le locuteur a des règles et des valeurs linguistiques (…)« (Ling. 1972); (Conscience linguistique)
—Conscience (morale). Propriété particulière de la conscience humaine (supra I) qui permet à l’homme de porter des jugements normatifs immédiats, fondés sur la distinction du bien et du mal, sur la valeur morale de ses actes; connaissance intuitive, sentiment intime de cette valeur. (Conscience (morale).)
— Bonne conscience. Conscience satisfaite de l’homme qui a le sentiment d’agir conformément aux valeurs morales et de n’avoir aucun reproche à se faire. ()
— Se donner bonne conscience. Trouver les accommodements et l’indulgence nécessaires vis-à-vis de soi-même pour avoir à moindre frais le sentiment de s’acquitter de ses obligations morales et de n’avoir rien à se reprocher
— Mauvaise conscience. Conscience insatisfaite et culpabilisée de l’homme qui a le sentiment de n’avoir pas _ ou d’avoir mal _ respecté les valeurs morales. (Mauvaise conscience.)
CONTAGIONNER Faire acquérir par contagion une attitude, une idée, un sentiment, un état.
CONTENT Qui éprouve un sentiment de plaisir intérieur, de calme plénitude causée par la satisfaction d’un besoin, d’un désir ou d’une aspiration.
CONTENTEMENT État d’une personne contentée, sentiment intérieur, profond et durable de celui qui a ses désirs comblés. (Éprouver un grand, un profond, un entier contentement;) — Sentiment de plaisir, de joie, causé par un événement agréable :
— Sentiment de satisfaction intérieure, paix de la conscience de celui qui n’a rien à se reprocher, qui approuve sa conduite :
— Sentiment de vanité de celui qui a une trop bonne opinion de lui-même.
CONTRACTÉ Qui est crispé, durci, tendu et traduit l’émotion ou quelque sentiment intérieur.
CONTRAINDRE Faire volontairement un effort sur soi pour empêcher un sentiment de se manifester ou pour en diminuer l’intensité.
CONTRAINTE Effort accompli volontairement sur soi pour modifier un sentiment, un comportement.
CONTRE-GRÉ (À) Contre son gré, contre son sentiment.
CONTRIT Celui qui est accablé par le sentiment de ses péchés :
COQUETTERIE Désir de plaire, d’inspirer un sentiment tendre à une personne de l’autre sexe, sans le payer de retour.
CORPS Se rétablir, recouvrer ses forces en ayant le sentiment de revivre (Faire corps neuf (fig.).)
COUP Atteinte morale qui cause un sentiment pénible, blessure morale.
COUPLE2 Ensemble de deux personnes liées par un sentiment, un intérêt quelconque.
COUVER Dissimuler, cacher (un sentiment, une idée, etc.).
CRAINDRE Éprouver un sentiment d’inquiétude à l’égard de quelqu’un qui paraît constituer une source de danger. (Craindre les bêtes féroces, les gendarmes, ses rivaux.)
—Éprouver un sentiment d’inquiétude déterminé par l’idée d’un danger existant ou possible.
—Éprouver un sentiment d’inquiétude à l’idée de faire ou de subir quelque chose.
CRAINTE Sentiment d’inquiétude déterminé par l’idée d’un mal à venir, d’un danger existant ou possible.
— Sentiment d’inquiétude aigu, caractérisé par un affolement soudain et généralement contagieux. (Crainte panique.)
CRAINTIF Qui exprime ou manifeste un sentiment de crainte. (Air, geste, regard craintif; démarche craintive; yeux craintifs.)
CRÉANCE2 Sentiment de reconnaissance que l’on attend d’une personne à laquelle on a rendu service :
CUIRE Causer une douleur morale, un sentiment pénible.
CULPABILISANT Qui fait naître chez quelqu’un un sentiment ou un complexe de culpabilité*.
CULPABILISER Faire naître chez quelqu’un un sentiment ou un complexe de culpabilité*.
CULPABILISÉ Dont la personnalité est troublée par un sentiment ou un complexe de culpabilité* CULPABILITÉ Sentiment douloureux et normal qu’éprouve un sujet à la suite d’une faute réellement commise dont il se sent coupable et responsable parce qu’elle représente la transgression d’une valeur qu’il a intériorisée et reconnue valable (cf. THINÈS-LEMP. 1975).
— Sentiment de faute plus ou moins angoissé, immotivé et inconscient, qui surgit à la suite d’un conflit* entre le ça* (pulsions instinctuelles), le moi* (accusé) et le surmoi* (accusateur), s’exprimant inconsciemment dans le comportement et provoquant notamment des réactions d’agressivité projetée chez autrui ou dirigée contre soi-même dans l’auto-punition*, l’auto-accusation* et l’autodestruction*.
— Sentiment de culpabilité hypertrophié au point de devenir morbide, d’envahir et de structurer toute la personnalité du sujet qui perçoit et déforme ses expériences vécues en fonction de fautes imaginaires, et pouvant déterminer la névrose*, la folie*, l’autodestruction* par le suicide : (Complexe de culpabilité.)
DE
décristallisation, (in DÉ-1, DÉS-, DES-, préf.) « Désagrégation d’un sentiment et, en partic., fait de cesser peu à peu d’idéaliser l’être ou l’objet aimé ».
DÉCHAÎNEMENT Manifestation violente d’une force naturelle, d’un sentiment individuel ou collectif. (Le déchaînement du rire, de l’enthousiasme, des passions.)
DÉCHAÎNER Donner libre cours à une force latente ou à un sentiment contenu, d’ordre individuel ou collectif.
DÉCHANTER Changer de ton, d’avis, de sentiment; perdre ses illusions.
DÉCOURAGER User, détruire, supprimer un acte de volonté, un sentiment, un trait de caractère.
DÉDAIN Action, fait de dédaigner (cf. ce mot I A); au sing. et au plur. résultat de cette action, sentiment ou attitude d’indifférence méprisante. (Avoir, témoigner du dédain pour qqc., qqn; se venger des dédains de qqn.)
DÉFIANCE Sentiment de celui qui se défie.
— Sentiment, attitude de crainte méfiante d’une personne habituellement soupçonneuse, craintive (soit en général, soit dans un type de situation ou dans un domaine donné). (Continuelles, éternelles, permanentes, perpétuelles défiances.)
DÉGONFLER Se libérer d’une oppression morale, d’un sentiment oppressant.
— Se libérer d’un sentiment, d’une oppression morale, s’épancher.
DÉGOÛT Intense sentiment de lassitude; absence complète d’attraits pour quelque chose.
Dégoûtation, (in DÉGOÛTER)Sentiment de dégoût.
DEGRÉ Étape d’une évolution; intensité relative d’un état (sentiment, qualité, faculté, etc.).
DÉJEUNER2Projet, sentiment éphémère.
DÉLICAT Qui manifeste une grande sensibilité et une rare élévation de sentiment.
DÉLICATESSE Qualité d’une personne qui manifeste une grande sensibilité et une rare élévation de sentiment.
DÉLIRANT Qui manifeste avec une excitation extrême un sentiment, un trait de caractère.
DÉLIRER Manifester une excitation extrême provoquée par l’exaltation d’un sentiment.
DÉNATURÉ Qui a perdu tout sentiment naturel d’affection et de tendresse pour ses plus proches parents.
DÉPATRIER Perdre tout sentiment d’appartenance à sa patrie :
DÉPERSONNALISATION Trouble de la personnalité observé chez les malades atteints de psychoses, de délires, de dépressions nerveuses, ou ressenti après absorption de certaines drogues et comportant un sentiment d’étrangeté ou d’extériorité par rapport au moi et un sentiment de perte totale ou partielle de l’intégrité corporelle et (ou) psychique.
Trouble de la personnalité observé chez les malades atteints de psychoses, de délires, de dépressions nerveuses, ou ressenti après absorption de certaines drogues et comportant un sentiment d’étrangeté ou d’extériorité par rapport au moi et un sentiment de perte totale ou partielle de l’intégrité corporelle et (ou) psychique.
DÉPLAISANCE Sentiment d’insatisfaction, d’antipathie (en particulier à l’égard de soi-même) (cf. complaire B).
DÉPLAISIR Sentiment, impression causé(e) par une chose ou une personne qui déplaît.
— Profond sentiment de dégoût ou de douleur, de désespoir inspiré par ce qui ne répond pas aux goûts, aux aspirations de quelqu’un.
DÉPOSER2 Se défaire d’une attitude, d’un sentiment considérés comme étant à charge.
DÉRÉALISATION Impression d’irréalité, sentiment d’étrangeté, de non familiarité à l’égard du monde extérieur (personnes et choses) en dehors de tout trouble sensoriel ou perceptif.
DÉRIVATION Action de détourner une idée, un sentiment de son but primitif.
DÉSAGRÉMENT Sentiment désagréable causé par un événement fâcheux. (Gros, grave, vif désagrément.)
DÉSALTÉRER Jouir de quelque chose, ou s’adonner à un plaisir, un sentiment, une activité, sans aucune limite ni restriction.
DÉSENCHANTEMENT Manque d’enthousiasme, d’espérance; sentiment de lassitude, d’amertume dû à la perte de toute illusion.
DÉSHUMANISATION Fait de perdre son caractère humain, humanitaire en dépouillant les relations avec autrui de tout sentiment.
DÉSHUMANISER Faire perdre son caractère humanitaire en dépouillant de tout sentiment.
DÉSILLUSION Perte d’une illusion; sentiment d’une personne qui découvre une réalité non conforme à ce qu’elle attendait ou avait imaginé.
DÉSIR Aspiration instinctive de l’être à combler le sentiment d’un manque, d’une incomplétude.
DÉSŒUVREMENT Sentiment de malaise, de désarroi, d’indécision que dégage, chez la personne, cet état soudain d’oisiveté.
Sentiment de déception, de découragement, d’indécision qui a pour conséquence l’incapacité d’agir.
Sentiment d’incuriosité, d’inintérêt, de lassitude, d’ennui (du type romantique), de neurasthénie (qui peut accompagner une activité à laquelle le sujet se livre sans intérêt ni passion).
DESSÉCHANT Qui prive de toute sensibilité, de tout sentiment.
DESSINER Rendre accessible à l’esprit le contenu d’une notion, d’un sentiment.
Concevoir, dégager les contours d’une action projetée, d’un sentiment en gestation.
DEUIL Sentiment de profonde tristesse liée à une cause occasionnelle (départ, rupture, etc.).
DEVINER Découvrir quelque chose que l’on ne sait pas, et que l’on cherche à connaître le plus souvent, par des voies diverses non rationnelles (intuition, perspicacité, observation, comparaison, interprétation, supposition, conjecture, etc.) en ayant le sentiment d’être dans le vrai.
DEVINÉ Qui est découvert par des voies diverses (intuition, perspicacité, observation, comparaison, interprétation, supposition, conjecture, etc.) mais en dehors de raisons démonstratives, en ayant cependant le sentiment d’être dans le vrai.
DEVISE Courte formule exprimant un sentiment, une pensée, une attitude, un mot d’ordre résumant une règle de conduite ou un idéal. (Devise orgueilleuse, patriotique; choisir, mettre une devise; prendre pour devise.)
DEVOIR2, Homme, femme de devoir Dont la conduite, en toutes circonstances, est dictée par le sentiment du devoir :
DICTAMEN, Sentiment qu’a l’homme que sa conscience ou sa raison lui dicte ce qu’il a à faire; p. méton. ce qui lui est ainsi dicté. (Dictamen de la conscience, dictamen intérieur.)
DIEU, Le sentiment général recèle généralement un fond de vérité (cf. Ac.). (La voix du peuple est la voix de Dieu.)
DIGNITÉ, Sentiment de la valeur intrinsèque d’une personne ou d’une chose, et qui commande le respect d’autrui.
DILATER Emplir d’un sentiment de plénitude, épanouir.
DISPOSITION 1 Sentiment, état d’esprit à l’égard de quelqu’un ou de quelque chose.
DISSIMULANT Qui dissimule quelque chose (idée, sentiment, objet).
DISSIMULATION Fait de cacher ou d’être caché, de dissimuler (un objet, un sentiment, une action).
DIVINATION Faculté, portée à un haut degré, de deviner, de découvrir quelque chose que l’on ne sait pas, et que l’on cherche à connaître le plus souvent, par des voies diverses (intuition, perspicacité, observation, comparaison, interprétation, supposition, conjecture, etc.) mais en dehors de raisons démonstratives, en ayant cependant le sentiment d’être dans le vrai.
DOUCEUR Sentiment tendre, amour pour une femme. (Douceur de cœur.)
DURÉE Sentiment de l’écoulement du temps.
DUREMENTAvec dureté, sans bonté, sans bienveillance (dans le sentiment ou le comportement).
DURER Donner le sentiment d’être interminablement long et ennuyeux, de se prolonger.
ÉCHINE1 Avoir une attitude obséquieuse ou exprimant un sentiment de culpabilité. (Être, aller l’échine basse.)
ÉCLAT, Manifestation bruyante et soudaine d’un sentiment, d’un état.
ÉCLATEMENT, Manifestation violente et soudaine d’un sentiment.
ÉCOUTER N’écouter que son courage. Se laisser conduire sciemment par un sentiment, une passion, une faculté.
ÉCRIER (S’), Prononcer quelques paroles d’une voix forte en manifestant une émotion, un sentiment spontané, etc.
EFFAROUCHER Inspirer un sentiment de gêne, de défiance ou de crainte au point de provoquer la fuite ou, au moins, d’en susciter l’envie.
— Porter atteinte à (un sentiment délicat) de manière brusque ou grossière, causer une impression désagréable. (Un esprit facile à effaroucher; effaroucher l’imagination, la timidité, la pudeur (de qqn); effaroucher l’opinion publique.)
—Réagir par un sentiment de gêne, être choqué.
EFFÉMINEMENT, Caractère efféminé d’un attribut (physique ou moral), d’un sentiment, d’un mode de vie ou d’une création de l’homme.
ÉGOTISME, Exaltation du sentiment du moi dans son unicité; p. ext. la règle de vie construite sur cette recherche.
ÉLAN2, Mouvement intérieur suscité par un vif sentiment envers quelqu’un ou quelque chose.
ÉLATION Orgueil naïf; noblesse exaltée du sentiment.
ÉLECTION Libre choix opéré par un être humain en vertu d’une préférence dictée par la raison ou par le sentiment.
EMBRASSEMENT, Action ou fait d’étreindre quelqu’un avec ses bras, généralement avec sincérité et sentiment, par amitié, affection, amour…
ÉMERVEILLEMENT, Sentiment d’admiration mêlée de surprise.
Moment, situation, état où se manifeste ce sentiment.
ÉMERVEILLER Provoquer un sentiment d’admiration mêlée de surprise.
— Ressentir un sentiment d’admiration mêlée de surprise :
ÉMERVEILLÉ, Qui est rempli d’un sentiment d’admiration mêlée de surprise :
Qui dénote un sentiment d’admiration mêlée de surprise.
ÉMOI, Émotion, trouble émotif vécu affectivement — Sur le mode agréable de la sensualité, du sentiment ou de l’esthétique.
ÉMOUVANT, Faire émouvant Forcer sur le sentiment.
EMPHASE Exagération dans le comportement, dans la manifestation d’un sentiment.
EMPORTEMENT, Action de s’emporter; sentiment extrêmement vif et violent qui se manifeste par un comportement inhabituel.
ÉMULATION Sentiment, considéré comme noble, louable, qui pousse à surpasser ses concurrents dans l’acquisition de compétences, de connaissances, dans diverses activités socialement approuvées.
ENCHANTEMENT, Sentiment de satisfaction, de joie, d’une qualité exceptionnelle, qui saisit l’être et le transporte.
ENGENDREMENT, Action d’inspirer (un sentiment), d’élaborer (un concept, etc.).
ENGENDRER Inspirer (un sentiment), favoriser l’élaboration (d’une idée), etc. (Engendrer des conséquences.)
ENGOURDIR Mettre en sommeil un sentiment.
ENNUI, Sentiment de lassitude.
—Sentiment de lassitude coïncidant avec une impression plus ou moins profonde de vide, d’inutilité qui ronge l’âme sans cause précise ou qui est inspiré par des considérations de caractère métaphysique ou moral.
— Sentiment de fatigue, de découragement provoqué par l’inaction ou le manque total d’intérêt de quelqu’un ou quelque chose.
— Sentiment de désagrément, de contrariété, voire d’inquiétude, motivé par une cause extérieure passagère plus ou moins grave.
— Ce qui cause le sentiment de contrariété ou d’inquiétude. (Ennui mécanique; ennui d’argent, de chauffage, de santé; être assailli d’ennuis.)
ENNUYANT, Qui provoque un sentiment de lassitude.
ENNUYER, S’ENNUYER, Inspirer un sentiment de lassitude, de fatigue.
— Causer un sentiment de désagrément.
— Inspirer à quelqu’un un sentiment de contrariété, de gêne.
— Éprouver un sentiment de lassitude.
— Éprouver un sentiment de vide, d’inutilité sans cause précise.
— Éprouver un sentiment de lassitude, de fatigue provoqué par l’accoutumance à quelque chose, la monotonie de quelque chose, le manque d’intérêt de quelqu’un ou de quelque chose. (S’ennuyer atrocement, ferme; s’ennuyer à mourir.)
ENNUYÉ, Qui est en proie à un sentiment de vacuité, d’inutilité, inné en quelque sorte et constituant un trait de caractère.
Qui est en proie à un sentiment de déception, de découragement.
ENNUYEUX, Qui suscite un sentiment de lassitude.
Qui suscite un sentiment d’inquiétude, de préoccupation.
Qui suscite un sentiment de contrariété.
ENRACINER Fixer, durablement et profondément (un principe, un sentiment, une manière de penser, de se comporter) dans le cœur, l’esprit de quelqu’un.
ENSEMENCEMENT, Action de déposer dans le cœur ou l’esprit d’une personne un sentiment, une idée qui prendront forme et consistance.
ENSEMENCER Déposer, placer dans le cœur ou dans l’esprit d’une personne un sentiment, une idée qui y prendront forme et consistance.
ENSOLEILLEMENT, Illumination par un sentiment.
ENTHOUSIASMER Causer un sentiment de satisfaction (pouvant aller du vif plaisir à la joie intense).
ENTRETENIR1 Faire en sorte qu’une personne demeure dans tel état, tel sentiment. Entretenir qqn dans l’ignorance, dans la pensée que
ENVELOPPEMENT, Afflux soudain, envahissement (d’une sensation, d’un sentiment).
ENVOI, Fait de faire parvenir, d’adresser à quelqu’un un signe ou la manifestation d’un sentiment.
ENVOYER Faire parvenir, adresser à quelqu’un un signe ou la manifestation d’un sentiment.
ÉPANCHER Donner libre cours à un sentiment, le confier en toute liberté et sincérité.
ÉPAULE Avoir un mouvement d’épaules pour manifester son indifférence, son mépris ou quelque autre sentiment. (Hausser, lever, soulever et plus rarement hocher les épaules; avoir un haussement et plus rarement un soulèvement d’épaules.)
ÉPICE Ce qui ajoute du piquant à un sentiment, à une situation.
ÉPICER Ajouter du piquant à un sentiment, une situation; parsemer de traits égrillards ses propos.
ÉPOPÉE Long poème ou vaste récit en prose au style soutenu qui exalte un grand sentiment collectif souvent à travers les exploits d’un héros historique ou légendaire.
ÉPRENDRE (S’), Être saisi par un sentiment vif exprimant une relation affective, une passion.
—Éprouver un vif sentiment d’amitié, de sympathie ou d’admiration pour quelqu’un.
ÉPRIS, Qui est saisi par un vif sentiment de relation affective, une passion pour quelqu’un ou quelque chose. Qui éprouve un vif sentiment d’admiration, de sympathie pour quelqu’un, pour ce qu’il fait.
ÉPREUVE Expérience d’un sentiment, d’un état moral.
ÉRUCTATION Action d’exprimer bruyamment, grossièrement, une idée ou un sentiment.
ÉRUCTER, Exprimer bruyamment (une idée violente, un sentiment grossier).
ESPÉRANCE Sentiment qui porte spécialement sur l’obtention d’un objet déterminé, sur la réalisation de quelque chose dans un avenir plus ou moins proche; raison que l’on a d’espérer.
ESPOIR, Sentiment qui incline l’homme, l’individu à espérer.
ESPRIT, Éléments d’une matière très subtile, légère, chaude, mobile et invisible, considérés comme les agents de la vie et du sentiment qu’ils portent dans les différentes parties du corps qu’ils animent. (Esprits.)
-ESSE1, suffixe. Le dér. exprime une qualité propre à une pers. Un sentiment ou un état moral :
ESTHÉTICISME, Théorie selon laquelle toute expression artistique et toute appréhension du sentiment du beau seraient plus affaire de sensibilité que de raison.
ESTIME Sentiment favorable que l’on attache, témoigne à une personne de valeur (ou considérée comme telle) et à ses qualités.
ESTIMER, Éprouver, manifester un sentiment favorable pour les qualités, les mérites de.
ESTIMÉ, Qui suscite un sentiment favorable.
ÉTERNUEMENT, Expression (généralement maladroite) d’un sentiment, d’un état d’âme.
ÉTRANGETÉ, Sentiment d’)étrangeté. Trouble mental dans lequel le malade perd le sentiment de sa réalité personnelle, reconnaît mal le monde environnant (cf. JANET, Obsess. et psychasth., 1903, p. 42). ((
EUPHORIE Sentiment de bien-être, d’épanouissement physique, spirituel.
EUPHORIQUE, Personne qui éprouve un sentiment d’optimisme, de sérénité.
ÉVEIL, Éclosion, première manifestation (d’un sentiment, d’une quantité, d’une aspiration).
ÉVEILLEUR, Celui qui suscite la manifestation (d’un sentiment, d’une faculté).
EXCELLENT, Qui possède le maximum de qualités requises pour procurer un sentiment de grand bien-être et confort, ou pour fournir très efficacement le résultat matériel attendu.
EXCÈS, Manifestation violente d’un sentiment intense.
EXCESSIF, Qui dénote un caractère ou un sentiment excessif.
EXCITANT, Ce qui stimule l’énergie ou la sensibilité d’une personne, l’intensité d’un sentiment, l’activité d’une faculté.
EXCITATION Action de pousser quelqu’un (à une action, à un état, à un sentiment).
EXCLUSIVITÉ Caractère d’un sentiment ou d’un goût exclusif, consacré uniquement à une chose.
EXÉCRATION Sentiment de répulsion, de haine, d’horreur vis-à-vis d’une personne ou d’une chose.
EXÉCRER Éprouver pour quelqu’un un sentiment d’horreur et de haine.
EXHALER Laisser échapper de sa bouche (des paroles, les manifestations d’un sentiment; généralement à caractère péjoratif).
EXIL, Tout changement de résidence, volontaire ou non, qui provoque un sentiment ou une impression de dépaysement.
EXPÉRIMENTER Ressentir brutalement une sensation, un sentiment qui pourrait à l’avenir servir de leçon.
EXPRESSIF, Qui exprime bien, qui traduit d’une manière suggestive une façon d’être, un sentiment, une pensée.
EXPRESSION Manifestation d’un sentiment, d’une émotion, d’une façon d’être.
Ensemble des signes extérieurs qui, chez un être vivant, sont révélateurs d’un caractère, d’une émotion, d’un sentiment :
EXPRIMER Rendre sensible une réalité abstraite ou concrète en en donnant, à travers un langage approprié, une idée, une représentation, un sentiment.
EXTASE « Sentiment intense et ineffable paraissant correspondre à une joie indicible teintée d’angoisse, qui fige le sujet dans une immobilité presque complète« (Méd. Biol. t. 2 1971).
EXULTATION Intense sentiment de joie.
EXUTOIRE, Activité qui sert à détourner un excès d’une énergie, d’un tempérament, d’un sentiment.
FÂCHER Provoquer (chez quelqu’un) un sentiment plus ou moins pénible, désagréable.
FANTÔME, Souvenir persistant, sentiment obsessionnel.
FERMENT, Ce qui provoque ou entretient un sentiment, ce qui détermine un changement interne.
FÉTICHISTE, Qui s’attache à un objet ou à une représentation symbolisant un sentiment.
FIDÈLE, Personne liée à une autre par un solide sentiment d’amitié, d’affection.
FIDÉLITÉ Constance dans la vie sentimentale et affective; p. méton. qualité d’un sentiment que le temps n’altère pas.
FIEL, Sentiment d’amertume, de douleur.
FIN2, Doué d’une pénétration, d’un discernement, d’une justesse de jugement particulièrement aigu; capable d’une grande délicatesse de sentiment.
FIXER S’attacher quelqu’un par un sentiment amoureux. (Fixer le cœur de qqn.)
FLÉCHIR, Faire céder, faire perdre (à quelqu’un) un sentiment ou une attitude sévère(s), intransigeant(s), inflexible(s). (Fléchir un juge, fléchir (qqn) par des prières, à force de prières.)
FLEMME, Sentiment de paresse, désir de ne rien faire. (Avoir la flemme.)
FLIRT, Relations affectives entre personnes de sexe opposé, dénuées de sentiment profond et pouvant servir, mais pas nécessairement, de prélude à l’amour ou aux relations sexuelles.
FLOTTER1, Éprouver un sentiment de légèreté comme si on flottait dans l’air; avoir une présence diffuse.
FOLIE1 État psychologique passager de trouble intense ou d’exaltation, causé par une forte émotion ou un sentiment violent et qui peut (dans certains contextes) être assimilé à un accès de folie (au sens A 1 supra).
FOU1 (ou FOL), Qui est dans un état psychologique de trouble intense ou d’exaltation causé par une forte émotion ou un sentiment poussé au paroxysme.
FRAGILITÉ Caractère éphémère, périssable (d’un sentiment, d’une œuvre, de l’existence, etc.).
FRANC-MAÇONNERIE Entente, complicité, solidarité qui règne entre personnes ayant entre elles quelque chose de commun : sexe, profession, idée, sentiment, idéal.
FRANCOPHILE, Relatif à ce sentiment favorable, qui en est imprégné.
Fraternaliste (in FRATERNEL) Où l’on affiche un sentiment de fraternité.
Personne qui affiche un sentiment de fraternité.
FRATERNITÉ Sentiment de solidarité et d’amitié
FRÉMIR, Être agité d’un léger tremblement (provoqué par une sensation ou un sentiment).
FRÉMISSEMENT, Intense sentiment de…, accompagné ou non d’un tremblement physique
— Intense sentiment de…, partagé par un groupe, accompagné ou non d’une agitation diffuse.
FRÉNÉSIE Degré d’exaltation extrême atteint par un sentiment, une passion, et, p. ext., un comportement, un acte; état d’exaltation extrême avec manifestations bruyantes, désordonnées, souvent violentes. (La frénésie du désir, de la guerre, du vice; acclamer, applaudir avec frénésie.)
FRÉTILLER, S’agiter sous l’effet d’un sentiment, d’une sensation.
FROIDIR Apaiser, faire tomber la violence (d’une passion, d’un sentiment) :
FUREUR Degré extrême d’un sentiment, point culminant d’une action.
GAIETÉ, GAÎTÉ Chose qui suscite l’agrément, un sentiment favorable.
GALLOPHOBE, (Celui, celle) qui n’aime pas la France, les Français, ce qui s’y rapporte; qui manifeste ce sentiment.
GANGUE Ce qui enferme, dissimule une idée, un sentiment, un talent.
GÊNE Malaise moral, impression désagréable, embarras dû à la timidité, la pudeur ou un sentiment tel que la honte, le remords, etc.
GÊNER Provoquer (chez quelqu’un) un sentiment de confusion, une contenance embarrassée, (le) mettre mal à l’aise.
GÉNÉROSITÉ Vertu d’une âme bien née qui a le sentiment de l’honneur.
GENÈSE Élaboration d’un courant de pensée, d’un sentiment.
GENTIL2, Qui exprime un sentiment cordial, mais qui ne tire pas à conséquence.
Qui témoigne d’une attitude ou d’un sentiment amical.
GENTILLESSE Parole, action qui manifeste la prévenance, la bienveillance, le sentiment amical (de quelqu’un).
GEÔLE Endroit où l’on éprouve le sentiment d’être enfermé.
GERMANOPHILE, Relatif à ce sentiment, qui le manifeste.
GONFLER Remplir d’un sentiment de fatuité.
GOÛT, Sentiment du beau, habitude du beau ou de ce qui est considéré comme tel.
GOÛTER1, Éprouver un sentiment ou une sensation agréable.
GRATITUDE Sentiment de reconnaissance et d’affection envers quelqu’un.
GRILLER1, Éprouver un sentiment très vif qui pousse à.
GRIMACE Manifester par l’expression de son visage un sentiment de répugnance pour (quelque chose). (Faire la grimace (devant, à qqc.).)
GROGNER, Manifester un sentiment, notamment son mécontentement, par des sons ou des paroles plus ou moins articulées.
GRONDEMENT, Bouleversement psychologique d’un sentiment près d’éclater.
GUINDER Rendre moins sensible (un caractère), plier (un sentiment, un comportement…) à une discipline morale ou intellectuelle.
Donner un tour affecté (à une pensée, un sentiment), conférer (à une physionomie) un aspect apprêté, une raideur compassée.
HAINE Sentiment de profonde antipathie à l’égard de quelqu’un, conduisant parfois à souhaiter l’abaissement ou la mort de celui-ci.
—Sentiment de profonde aversion pour quelque chose.
HARMONIE Ensemble des éléments d’une langue (choix des sonorités, des allitérations, du rythme des phrases, des vers) dont la combinaison dans un texte, un discours, un poème réussit à donner une impression agréable, un sentiment de beauté.
HAUTEUR Régions élevées, zones supérieures (intellectuelles, spirituelles, de la pensée, du sentiment) difficiles à atteindre.
HAUT-LE-COEUR, Vif sentiment de dégoût, d’aversion, de répulsion.
HAUT-LE-CORPS, Brusque redressement instinctif du haut du corps, raidissement involontaire provoqué par un sentiment vif ou une émotion (surprise, colère, indignation, vif intérêt).
HONNEUR, Bien moral dont jouit une personne dont la conduite (conforme à une norme valorisée socialement) lui confère l’estime des autres et lui permet de garder le sentiment de sa dignité morale.
HONTE Sentiment de pénible humiliation qu’on éprouve en prenant conscience de son infériorité, de son imperfection (vis-à-vis de quelqu’un ou de quelque chose).
— Éprouver un sentiment de pénible humiliation en prenant conscience de son infériorité ou de son imperfection.
— Être (pour quelqu’un) une raison de prendre conscience de son infériorité, de son imperfection, et d’éprouver ainsi un sentiment d’humiliation. (Faire honte (à qqn).)
— Sentiment pénible, gêne qu’on éprouve à l’idée d’enfreindre certaines convenances sociales, culturelles ou morales, ou à l’idée d’agir à l’encontre de sa dignité ou de la décence.
HONTEUX, Qui (montre qu’on) éprouve un sentiment pénible, une gêne à l’idée d’enfreindre certaines convenances sociales, culturelles, morales, ou en prenant conscience de son infériorité, de son imperfection vis-à-vis de quelqu’un/quelque chose.
HORREUR Violent sentiment d’aversion morale, de dégoût.
— Éprouver un sentiment de forte aversion devant quelque chose ou quelqu’un. (Avoir (l’)horreur de qqc. ou de qqn, avoir qqc. ou qqn en horreur.)
— La personne ou la chose même qui inspire un sentiment d’horreur, de répulsion, d’indignation.
HOSTILITÉ Sentiment d’inimitié plus ou moins déclarée.
HUMBLE Qui s’abaisse volontairement (à faire quelque chose) en réprimant tout mouvement d’orgueil par sentiment de sa propre faiblesse.
HUMILIATION Sentiment d’une personne qu’on a humiliée ou qui s’est humiliée.
HUMILITÉ Disposition à s’abaisser volontairement (à faire telle ou telle chose) en réprimant tout mouvement d’orgueil par sentiment de sa propre faiblesse.
HYMNE, Chant ou poème lyrique célébrant une personne, un sentiment, un événement, une chose.
IDYLLE Amour naïf et tendre vécu affectivement par deux êtres dans la fraîcheur d’un sentiment idéalisé.
IDYLLIQUE Empreint d’un sentiment tendre et idéal.
IGNORANCE État de celui qui n’a pas fait l’expérience, qui n’éprouve pas (une émotion, un sentiment).
IGNORANT, Qui n’a pas fait l’expérience, qui n’éprouve pas (une émotion, un sentiment).
ÎLE 369 Lieu abstrait où s’exerce l’influence d’une pensée, d’un sentiment.
— Idée, pensée, sentiment isolé.
ILLUSION Phénomène par lequel un acteur ou un créateur, à l’aide des techniques diverses de son art, reconstruit une certaine réalité qu’il tend à imiter ou qu’il transforme et transpose, et suscite l’adhésion du spectateur, de l’auditeur ou du lecteur en lui donnant le sentiment du vrai.
ILLUSIONNISTE, Artiste qui, par une technique appropriée, parvient à créer l’illusion, à donner le sentiment du réel ou du vrai.
IMPERMÉABLE Qui est impénétrable, insensible à tout sentiment ou émotion, aux influences du milieu; qui est absolument fermé à quelque chose.
IMPLANTER Faire pénétrer une idée ou un sentiment, de manière durable, dans l’esprit de quelqu’un.
IMPORTANCE Comportement manifestant le sentiment d’une supériorité vis-à-vis des autres.
IMPRESSIONNANT, Qui frappe la sensibilité, l’imagination en inspirant un très vif sentiment de crainte, de respect ou d’étonnement.
IMPRIMER Susciter en quelqu’un un sentiment violent, intense.
INAFFECTUEUX, -EUSE Qui ne manifeste, ne témoigne aucune affection, aucun sentiment.
INCERTITUDE Impossibilité dans laquelle est une personne de connaître ou de prévoir un fait, un événement qui la concerne; sentiment de précarité qui en résulte.
INCOMMODITÉ État de gêne, de malaise physique ou moral, sentiment d’inconfort (causé par une chose incommode, pénible ou importune).
INCONSCIENCE État d’une personne qui n’a pas une connaissance claire, un sentiment net de (quelque chose).
INCONSTANCE Tendance qui consiste à changer trop facilement d’opinion, de décision, de sentiment ou de comportement.
INDIGNATION Sentiment de colère et de révolte suscité par tout ce qui peut provoquer la réprobation et porter plus ou moins atteinte à la dignité de l’homme.
— Mouvement de protestation auquel s’associent plusieurs personnes pour exprimer un tel sentiment. (Indignation (générale).)
INFÉRIORISER Inspirer à quelqu’un un sentiment d’infériorité (Cf. FOULQ. 1971).
INIMITIÉ Sentiment d’aversion, d’hostilité à l’égard de quelqu’un ou d’une collectivité.
INSENSIBLE Qui n’a pas de sensibilité morale, incapable d’émotion, de sentiment, de sympathie.
INSTABILITÉ État d’un individu qui est privé de stabilité intellectuelle et émotive, de persévérance, de fermeté dans ses choix, de fidélité à ses promesses et qui fait preuve d’une grande propension à changer d’idée, de sentiment.
INSTABLE Qui est privé de stabilité intellectuelle et émotive, de persévérance, de fermeté dans ses choix, de fidélité à ses promesses et qui fait preuve d’une grande propension à changer d’idée, de sentiment.
INSTILLER Faire pénétrer progressivement (une idée, un sentiment) dans l’esprit d’une personne.
INSUFFLATION Suggestion d’une idée, d’un sentiment.
INSUFFLER Communiquer (une idée, un sentiment, une manière d’être).
INSUPPORTER Être insupportable à, provoquer un vif sentiment d’exaspération chez.
INTÉRESSER Éveiller chez quelqu’un un sentiment de bienveillance, de sympathie, de pitié ou, en particulier, un sentiment tendre proche de l’amour.
— Éveiller chez quelqu’un un sentiment de bienveillance, de sympathie, de pitié ou, en particulier, un sentiment tendre proche de l’amour.
INTÉRÊT, Sentiment de bienveillance, d’attention affectueuse que l’on éprouve envers quelqu’un.
— Sentiment tendre, proche de l’amour.
INTERJECTION Mot invariable, autonome, inséré dans le discours pour exprimer, d’une manière vive, une émotion, un sentiment, une sensation, un ordre, un appel, pour décrire un bruit, un cri.
INTERMITTENCE Caractère de ce qui procède par accès; variation d’intensité d’un sentiment.
IRRADIATION Propagation, diffusion (p. ex. d’un fait, d’un sentiment) dans toutes les directions.
JALOUSIE1 Sentiment de crainte d’avoir à perdre ou à partager avec autrui un avantage dont on aimerait garder la propriété exclusive.
JALOUX, Qui souffre de jalousie; qui est victime du sentiment douloureux et irritant que fait éprouver la crainte ou la certitude de l’attachement de l’être aimé à une autre personne.
JINGO, Anglais dont le sentiment national est exalté.
JOIE Émotion vive, agréable, limitée dans le temps; sentiment de plénitude qui affecte l’être entier au moment où ses aspirations, ses ambitions, ses désirs ou ses rêves viennent à être satisfaits d’une manière effective ou imaginaire.
— Sentiment de bien-être général, de bonheur complet qui vient du simple fait d’exister. (Joie (de vivre).)
JOUER, Feindre un sentiment, simuler une attitude.
JUGE, Personne capable d’apprécier sainement et impartialement les personnes, les faits, ou que l’on considère comme telle et au sentiment de laquelle on s’en remet.
JUGEMENT, Avis, opinion, sentiment que quelqu’un a ou donne sur quelqu’un ou sur quelque chose.
LAME Manifestation soudaine et brutale d’un sentiment, d’un mouvement d’opinion.
LANGAGE, Expression, manifestation de la pensée, de la sensation ou du sentiment par une attitude, un geste, un comportement.
LANGUE Avoir le sentiment qu’on est prêt à trouver un mot qui échappe.
— Ensemble des moyens linguistiques utilisés par une personne pour exprimer une opinion, un sentiment, un état d’âme.
LANGUIDE Qui exprime un sentiment de langueur.
LÈVRE Deviner (un mot, un sentiment) bien qu’il ne soit pas explicitement prononcé ou exprimé.
LIBÉRATION État ou sentiment de celui qui se trouve libéré.
LIVRER. S’abandonner à (un sentiment, une idée); s’adonner à (une activité).
LOURD, Qui accable ou peut susciter un sentiment généralement pénible (de gêne, de désagrément, de honte, de chagrin).
LOURDEMENT D’une manière qui accable et qui parfois suscite un sentiment généralement pénible.
LUEUR Éclat vif et passager, qui manifeste un sentiment, une émotion.
MAGIE Effet qui semble surnaturel, irrationnel, par la force, l’intensité du sentiment, du plaisir, de la satisfaction qu’il procure.
MAGNIFICENCE Aspect remarquable, riche, généreux d’un sentiment, d’une faculté.
MAL-ÊTRE, Sentiment général de malaise.
MARQUE1 Tout ce qui constitue un indice particulièrement révélateur (pour autrui) d’un état, d’une qualité intrinsèque, d’un sentiment et qui les authentifie et en donne comme un témoignage, une preuve.
— Signe particulier ou qualité intrinsèque témoignant de l’authenticité (de l’expression) d’un sentiment.
MAURRASSISME, Ensemble des idées philosophiques et politiques de, ou inspirées par Charles Maurras, fondées sur l’ordre et la raison, l’exaltation du sentiment national et la primauté de la collectivité sur l’individu, et qui ont trouvé en particulier leur expression dans le mouvement Action française.
MÉCONTENTEMENT, État d’une personne mécontente (v. ce mot I); sentiment pénible provoqué par l’impression, justifiée ou non, d’être frustré dans ses exigences par la conduite d’autres personnes à son égard.
— Sentiment d’insatisfaction de celui qui se reproche sa conduite, son comportement. (Mécontentement de (soi-même).)
— Sentiment collectif d’insatisfaction procuré par l’action d’un gouvernement, par l’application d’une politique.
MÉLANCOLIE Manifestation de cet état d’âme (dans la pensée, l’attitude, le sentiment).
— Sentiment d’une tristesse vague et douce, dans laquelle on se complaît, et qui favorise la rêverie désenchantée et la méditation (thème poétique et littéraire cher aux préromantiques et aux romantiques).
MÉPRIS, Sentiment par lequel on considère quelque chose ou quelqu’un comme indigne d’estime ou d’intérêt.
Inspirer un sentiment de mépris. (Ds LITTRÉ). (Être à mépris.)
MER Caractère houleux (d’un sentiment, d’une situation); milieu plein d’agitation et de fluctuations.
MÉTIER, Tirer profit de l’exploitation malhonnête d’un sentiment, d’un idéal. (Faire métier et marchandise de.)
MIMER Exprimer par les jeux de physionomie, par les gestes, le comportement, un sentiment, sans en être le siège.
MINE1 Ne manifester aucun sentiment, aucune réaction. (Faire mine de rien.)
— Expression du visage reflétant un état d’esprit, un sentiment.
MINIMAL Tendance artistique visant à neutraliser les formes, les couleurs et à éliminer tout sentiment, toute émotion. (Art minimal.)
MISE ,,Action par laquelle le sujet vit ses désirs et ses fantasmes inconscients dans le présent avec un sentiment d’actualité d’autant plus vif qu’il en méconnaît l’origine et le caractère répétitif« (MARCH. 1970). (Mise en acte.)
MODÉRER Atténuer la violence de (un sentiment, une passion).
MODESTIE Manifestation concrète de ce sentiment ou de cette disposition dans l’attitude, les propos, le comportement.
MONTRER Laisser voir, laisser percer, parfois involontairement un état, un sentiment, une attitude psychologique ou mentale.
MORAL1, Qui repose sur la croyance, l’opinion, le sentiment et non sur la matérialité des faits ou sur la rigueur du raisonnement.
MOURIR, Subir des altérations physiques ou morales donnant le sentiment qu’on est conduit progressivement à la mort.
MORT2, Qui dénote une absence de sentiment, un vide de sensibilité.
Être ivre au point d’en avoir perdu tout sentiment. (Être ivre mort(e).)
MUET, Qui est momentanément incapable de parler, parce qu’il est sous l’effet d’une émotion, d’un sentiment trop vifs.
MUTUALITÉ Caractère mutuel (d’un acte, d’un sentiment).
MYSTICISME, Attitude philosophique ou religieuse fondée davantage sur le sentiment et l’intuition que sur la connaissance rationnelle, et qui a pour objet l’union intime et directe entre l’homme et la divinité.
MYSTIQUE, 451 Sentiment exacerbé et absolu centré sur une représentation privilégiée et quasi mythique; p. ext. tout idéal quel qu’il soit.
Mythologiser (in MYTHOLOGIE) Rendre, sous la forme mythologique, un sentiment, une aspiration humaine, une question métaphysique.
NAUSÉE Sensation de dégoût insurmontable, sentiment de profonde répugnance (dans l’ordre intellectuel ou moral).
NOIRCEUR Action, parole, pensée, sentiment méchant(e), perfide.
NOSTALGIE Sentiment d’impuissance qu’éprouve une personne qui aspire à un idéal ou qui recherche passionnément une valeur, une qualité.
NOSTALGIQUE Qui est envahi par un sentiment de nostalgie:
NOURRIR Entretenir un sentiment, une pensée dans l’esprit.
Entretenir un sentiment, une pensée pour, envers, contre quelqu’un.
OBJET, Ce qui donne matière à une réaction affective, ce qui est cause ou motif d’un sentiment.
OBLIGATION, Sentiment, devoir, lien de reconnaissance qui nous attache à ceux qui nous ont été agréables ou utiles.
OCÉAN, Caractère infini (d’un sentiment, d’un événement).
OFFENSE Acte ou parole qui porte atteinte à une chose respectée, digne de considération ou d’intérêt ou qui lèse un sentiment respectable ou légitime.
OFFENSER Porter atteinte à une chose respectée, digne de considération ou d’intérêt, léser un sentiment respectable ou légitime.
OFFICE1, But, tâche que l’on se donne à soi-même avec le sentiment d’un devoir à remplir.
OMBRAGE, Sentiment de méfiance, de susceptibilité, de jalousie, etc., provoqué par la crainte d’être éclipsé, mal traité, etc.
OMNIPRÉSENCE Présence permanente, en tous lieux (d’une personne, d’une idée, d’un sentiment).
ONDE Émotion, sentiment qui se manifeste par intermittence chez une personne, ou qui se transmet d’une personne à l’autre, d’un ensemble de personnes à un autre.
OPINER, Dire son avis, son sentiment (dans une délibération, une assemblée).
OPINIÂTRETÉ Permanence, constance d’un phénomène, d’un trait de caractère, d’un sentiment.
ORGUEIL, Fierté, sentiment noble inspiré par une juste confiance, l’estime légitime de soi ou des autres.
OUBLIER Ne pas prêter attention au sentiment que l’on a de sa dignité, manquer aux convenances, à ses devoirs.
PÂMER, ;PÂMER (SE), Manifester avec plus ou moins d’affectation une émotion vive, un sentiment exalté.
PÂMÉ, Qui manifeste, par une immobilité prolongée, une émotion vive, un sentiment exalté.
PANIQUE, Qui traduit, est en proie à ce sentiment de peur.
PANIQUER, Frapper d’un sentiment diffus d’angoisse, de crainte.
PARADIS, Éprouver un grand sentiment de repos, de joie. (Être, se croire en/au paradis; avoir le paradis dans le coeur.)
PARALYSANT, -Qui rend impossible l’exercice d’une fonction intellectuelle, l’extériorisation d’un sentiment, qui réduit à l’impuissance.
PARALYSER Réduire à l’impuissance, rendre incapable d’agir, d’exercer un jugement, d’extérioriser un sentiment.
PARALYSIE Impossibilité d’agir, d’e.ercer une fonction intellectuelle, d’extérioriser un sentiment.
PARER1 Attribuer une qualité, un sentiment, un titre à quelqu’un, le plus souvent à tort.
PARLER1, S’adresser plus particulièrement (à tel sens ou tel sentiment).
Paternaliser, (in PATERNEL, -ELLE et ) Donner un caractère faussement paternel ou paternaliste à (un sentiment, un comportement).
PEINDRE Représenter, évoquer quelque chose ou quelqu’un par un moyen d’expression autre que la peinture (paroles, musique, gestes), d’une manière qui frappe l’imagination et donne le sentiment du vrai.
PEINE État affectif, durable, fait de tristesse, de douleur morale ou d’un profond sentiment d’insatisfaction (généralement à la suite ou à cause d’un événement déterminé
—Inspirer un sentiment de pitié triste, de compassion.
PENCHANT2, Sentiment d’amour, de sympathie pour quelqu’un.
PÉNIBLE Qui cause un sentiment de peine, un état affectif (plus ou moins durable) de douleur morale, de tristesse ou d’ennui.
PENSÉE1 Toute représentation dans la conscience (laquelle inclut notamment celle d’un sentiment, d’une sensation, d’un état d’âme).
Expression concise, orale ou écrite, d’une réflexion ou d’un sentiment personnels.
PENSER1, Avoir le sentiment, l’impression (de).
—Avoir présent à l’esprit (une idée, une image, un sentiment, un projet).
PERCEPTION Prise de conscience, sentiment plus ou moins précis de quelque chose.
PERCÉ, Être blessé vivement par un sentiment douloureux. (Avoir le cœur percé.)
PERCLUS, -USE Qui se trouve momentanément frappé d’immobilité par l’effet d’une émotion, d’un sentiment.
Persécutif, -ive, (in PERSÉCUTER) Qui provoque un sentiment de persécution.
PERSISTANCE Caractère d’un sentiment qui affecte durablement quelqu’un.
PERSONNALITÉ ,,Personnalité caractérisée par un sentiment de supériorité et d’orgueil démesuré avec dédain d’autrui, une psychorigidité et une fausseté de jugement menant à un comportement agressif non sociable« (Méd. Biol. t.3 1972). (Personnalité paranoïaque.)
PÉTILLER, Manifester, révéler quelque chose (un trait de caractère, un sentiment, une émotion) par l’éclat du regard.
PEUPLE, Ensemble de personnes qui, n’habitant pas un même territoire mais ayant une même origine ethnique ou une même religion, ont le sentiment d’appartenir à une même communauté.
PHYSIONOMIE,Expression du visage passagère ou permanente reflétant un trait de caractère ou un sentiment.
PIÉTÉ Sentiment de respect pour les dieux, pour les pratiques de leur culte.
PIEUX, Qui est inspiré, dicté par un sentiment élevé d’affection, de respect, d’humanité.
PITIÉ Sentiment d’affliction que l’on éprouve pour les maux et les souffrances d’autrui, et qui porte à les (voir) soulager; disposition à éprouver ce sentiment.
Sentiment d’affliction que l’on éprouve pour les maux et les souffrances d’autrui, et qui porte à les (voir) soulager; disposition à éprouver ce sentiment.
PITOYABLE Qui a pitié, qui est enclin à éprouver ce sentiment.
PLAFOND, Exprimer vivement un sentiment de surprise ou d’indignation. (Sauter au plafond.)
PLEIN, Un sentiment contenu finit par éclater. (Ds Ac. 1798-1935). (Quand le vase est trop plein, il faut bien qu’il déborde.)
PORTER1, Éprouver, manifester tel sentiment ou telle attitude à l’égard de quelqu’un/quelque chose.
POSSÉDÉ, Qui est envahi, dominé par la force d’un sentiment.
POSSESSION ,,Forme de délire au cours duquel le malade se croit habité par un être surnaturel (démon surtout: démonopathie), qui parle par sa bouche, mobilise sa langue malgré lui, dirige ses mouvements. Cet état est conditionné par un sentiment de dédoublement de la personnalité« (POROT 1975). ((Délire de) possession.)
prépsychose, (in PRÉ-, préf.) ,,Ensemble de troubles de la personnalité, à dominante caractérielle, dont l’aggravation va se faire vers un aspect psychotique (…) avec persistance de sentiment de la réalité des objets et de l’environnement extérieur« (CARR.-DESS. Psych. 1976).
PRÉFÉRENCE Jugement d’estime ou sentiment de prédilection par lequel on donne à une personne ou à une chose la prééminence sur une autre.
PRÉJUDICE, ,,Conviction d’être victime d’une machination, frustré dans un bien, un sentiment, une promotion« (PEL. Psych. 1976). (Délire, sentiment de préjudice.)
PRÉOCCUPATION État d’un esprit occupé de façon durable dominante, voire exclusive, par une idée, un sentiment, un souci.
— Pensée, sentiment, considération qui occupe l’esprit de façon dominante, voire exclusive.
PRÉSENT3, le sentiment à l’origine du don.
— ce sentiment personnifié.
PREUVE Marque, témoignage d’un sentiment, d’une disposition de l’esprit.
PRODUCTION Fait de causer, de générer (une impression, un sentiment).
PRODUIRE Faire naître, causer, provoquer (un phénomène naturel ou non, un mouvement, une impression ou un sentiment).
PROSTITUTION Pratique de la débauche pour des motifs plus ou moins intéressés; inconduite où le sentiment n’a point de part.
PROUVER Donner des marques de, manifester par son comportement, par des actes (un sentiment, une disposition de l’esprit).
PYRAMIDE Construction d’ordre intellectuel, politique, artistique, etc., qui en impose à l’esprit par l’énormité de l’entreprise, par le défi au temps qu’elle représente,mais qui peut aussi apparaître comme l’expression d’un sentiment de vanité.
RACISME, Sentiment d’hostilité de principe envers quelque chose.
RAGAILLARDIR Redonner de la force à (un sentiment).
RAGE État affectif pouvant se manifester par une grande violence verbale ou physique, ou par un silence hargneux fait de colère, de ressentiment ou de haine, qui est généralement causé par un sentiment d’impuissance devant une situation frustrante.
RAISON Mariage dans lequel l’intérêt, les considérations matérielles, les convenances sociales priment le sentiment. (Mariage de raison.)
RAJEUNIR, Faire que l’on se sente (plus) jeune; donner le sentiment de la jeunesse.
RAJEUNISSANT, Qui fait que l’on se sente (plus) jeune, qui suscite un sentiment d’entrain, de vigueur, d’appétit de vivre, d’entreprendre.
RAPPELER, Faire revenir, retrouver, rassembler ses idées, ses facultés, faire renaître un sentiment.
RAVALER, Empêcher une parole, un mouvement, un sentiment de s’exprimer.
RÉACTION Forme de résistance à l’analyse qui se traduit par une aggravation, là où on attendrait une amélioration, et qui semble liée à un sentiment de culpabilité insconscient du sujet (d’apr. MARCH. 1970). (Réaction thérapeutique négative.)
RÉCHAUFFER Redonner vie à, ranimer (une faculté humaine, un fait intérieur, un sentiment).
RÉCIPROCITÉ Caractère de ce qui est réciproque, état d’un sentiment, d’une relation, d’une action réciproque.
RÉCIPROQUEMENT D’une manière qui implique une action, une relation ou un sentiment réciproque.
RECONNAISSANCE Sentiment qui incline à se souvenir d’un bienfait reçu et à le récompenser.
RECONNAISSANT, Qui dénote, exprime ce sentiment.
REDITE Action de redire, d’exprimer de nouveau la même idée, le même sentiment.
REFOULER,
,,Empêcher une pensée ou un sentiment de s’établir dans la conscience, ou du moins inhiber sa manifestation« (FOULQ.-ST-JEAN 1962).
REFROIDISSEMENT, Diminution de l’ardeur d’un sentiment.
RÉGÉNÉRATION Action de faire reprendre force, vie à une faculté, à un sentiment, à une de leurs expressions, de les faire renaître; résultat de cette action.
RÉGÉNÉRER Redonner vie à une faculté, à un sentiment, à une de leurs expressions, les faire renaître.
REGRETTER Éprouver un sentiment plus ou moins pénible au sujet d’une action passée ou rêvée.
Avoir le sentiment de ne pas avoir perdu. (Ne pas regretter (son argent, sa peine, son temps).)
RELIGION Manifestations intérieures ou extérieures de cette attitude; sentiment religieux, pratique religieuse.
Sentiment de respect, de vénération profonde (pour une doctrine, une valeur, une personne).
REMORDS, Sentiment de contrariété, de désagrément éprouvé par la conscience.
REMUER, Provoquer des nausées ou un sentiment de dégoût. (N’avoir qu’à/ne pas remuer le (petit) doigt (v. ce mot I C 1). Ne remuer ni pied ni patte (v. patte1 B 4).)
RENCONTRER, Trouver en face de soi une attitude, un sentiment qu’on a ou non suscités, une réaction qu’on a ou non provoquée.
RENFONCEMENT, Action de renfoncer un sentiment.
RÉPANDRE Faire éprouver un sentiment à un grand nombre de personnes.
RÉPÉTITION Figure de rhétorique qui consiste à employer plusieurs fois soit le même terme, soit le même tour pour mettre en relief une idée, un sentiment.
RÉPRIMER Empêcher une envie, une tendance, un sentiment de se manifester, de s’extérioriser.
RÉPUDIATION Action de rejeter par la pensée une idée, un sentiment, une opinion pour des raisons d’ordre intellectuel ou moral.
RÉPUGNANCE Sentiment qui conduit à refuser quelque chose, à s’y opposer, à s’en détourner; difficulté morale ou déplaisir à faire quelque chose.
RÉPULSION Impression physique ou sentiment de dégoût, de répugnance envers quelqu’un ou quelque chose; p. méton. manifestation concrète de ce sentiment dans le comportement.
— Impression physique ou sentiment de dégoût, de répugnance envers quelqu’un ou quelque chose; p. méton. manifestation concrète de ce sentiment dans le comportement.
RÉSISTER Lutter contre un penchant naturel, un sentiment que la raison ou la morale réprouvent.
RESPECT, Sentiment qui incite à traiter quelqu’un avec égards, considération, en raison de son âge, de sa position sociale, de sa valeur ou de son mérite.
— Sentiment de vénération, attitude de révérence envers le sacré.
— « Chez Kant, sentiment moral spécifique, distinct de la crainte, de l’inclination et des autres sentiments, qui ne provient pas comme eux de la sensibilité mais qui est un produit de la raison pratique et de la conscience de la nécessité qu’impose la loi morale« (MORF. Philos. 1980).
RESPLENDIR, Paraître au maximum de son éclat physique et/ou moral, arborer une santé, un sentiment, etc. dans toute sa plénitude.
RESSENTIMENT, Sentiment de reconnaissance.
RESSENTIR Éprouver un sentiment favorable ou défavorable à l’égard de quelqu’un.
RESSOUVENIR2, Sentiment d’une douleur, d’une souffrance qui se renouvelle; souvenir amer de quelque chose.
RESTER, S’en tenir à un comportement, à un sentiment, à un état de choses.
RETOUR, Réciprocité de sentiment.
RETOURNER, Provoquer un sentiment de dégoût. (Retourner le cœur à qqn.)
REVENEZ-Y, Nouvelle manifestation d’un sentiment, retour de la pensée de quelqu’un à quelque chose.
RÉVÉRENCIEL Sentiment d’obéissance, de respect et de crainte inspiré par une personne du fait de l’autorité qui est la sienne. (Crainte révérencielle/révérentielle.)
RÊVERIE État de conscience passif et généralement agréable dans lequel l’esprit se laisse captiver par une impression, un souvenir, un sentiment, une pensée et laisse aller son imagination au hasard des associations d’idées.
RIRE1, Manifester un état émotionnel, le plus souvent un sentiment de gaieté, par un élargissement de l’ouverture de la bouche accompagné d’expirations saccadées plus ou moins bruyantes et un léger plissement des yeux.
ROMANESQUE1, Roman qui utilise les recettes du roman le plus traditionnel et fait appel à l’imagination, au rêve, au sentiment. (Roman romanesque.)
ROMANTIQUE, Qui manque de réalisme, qui fait prédominer le sentiment, l’idéal sur les considérations pratiques.
ROUGIR, Avoir honte, éprouver un sentiment de culpabilité.
ROULER, Se laisser aller complètement à un certain sentiment, un certain état; être entraîné dans une certaine situation.
RUGIR, Exprimer un sentiment avec force, violence.
RUGISSEMENT, Expression d’un sentiment (le plus souvent le mécontentement) avec force, violence.
SALEMENT D’une manière repoussante, qui provoque le dégoût, un sentiment de répulsion.
SANG, Sentiment d’affection instinctive liant les membres d’une même famille. ((La) voix du sang.)
SANGLOT, Contraction spasmodique du diaphragme, due à une douleur ou à un sentiment vif, qui provoque une respiration brusque et bruyante, souvent accompagnée de pleurs.
Expression d’une douleur vraie ou d’un sentiment profondément ressenti.
SÉCURISANT, – Qui procure un sentiment de sécurité.
SÉCURISER Faire passer d’un sentiment d’angoisse à un sentiment de sécurité, à une impression de confiance.
Faire passer d’un sentiment d’angoisse à un sentiment de sécurité, à une impression de confiance.
SÉCURISÉ, -Qui éprouve un sentiment de sécurité, de confiance.
SÉCURITÉ État d’esprit confiant et tranquille qui résulte du sentiment, bien ou mal fondé, que l’on est à l’abri de tout danger.
SENS1, Conscience morale, sentiment immédiat du bien et du mal. (Sens moral.)
Manière de juger, de comprendre (d’une personne); sentiment, opinion.
SENSIBLE Qui est capable d’éprouver un sentiment amoureux.
SENTIMENT, ,,Perte du sentiment de réalité du monde extérieur, qui ne semble plus familier, bien que le malade continue à percevoir ce qui l’entoure et ne présente ni déficit sensoriel, ni troubles instrumentaux ou perceptifs« (MOOR 1966). (Sentiment de déréalisation.)
SENTIMENTAL, Qui a trait au sentiment, à la vie affective, et le plus souvent à l’amour.
— Qui accorde une place exagérée au sentiment ou romanesque.
SENTIMENTALISME, Caractère d’un écrivain, d’un artiste qui dans son œuvre, accorde une large place au sentiment.
— Théorie, courant littéraire ou artistique qui accorde une place importante au sentiment.
Sentimentaliste, (in SENTIMENTALISME, ) Qui dans son œuvre accorde une large place au sentiment.
SENTIMENTALITÉ Caractère d’un artiste, d’un écrivain, qui dans son œuvre, accorde une large place au sentiment.
SENTIR Éprouver, par la voie de la sensibilité artistique, une émotion, un sentiment d’ordre esthétique.
— Ressentir, éprouver un sentiment, un besoin
—Ne ressentir aucun sentiment pour quelqu’un, ne pas l’aimer. (Ne rien sentir pour qqn.)
SERPENT, Sentiment mauvais ou douloureux s’exerçant d’une manière insidieuse et obsédante.
SERREMENT, Impression de contraction du cœur provoquée par une angoisse, un sentiment de tristesse; p. méton., ces sentiments eux-mêmes. (Serrement de cœur.)
SIGNIFIER Faire connaître d’une façon ferme et définitive (une intention, une décision, une volonté, un sentiment).
SINISTRE1 Qui par son aspect ou son expression engendre un sentiment accablant de malaise, et d’inquiétude.
SISYPHE, Difficulté morale ou intellectuelle très éprouvante, insurmontable; situation psychique extrêmement pénible, caractérisée par l’ennui, la tristesse, le découragement, le désespoir, un sentiment d’absurdité. (Roche(r) de Sisyphe.)
SOULAGEMENT, État, sentiment d’une personne qui se trouve soulagée.
SOURIRE2, Expression d’un sentiment favorable.
SOUVERAIN1, Qui a certaines caractéristiques (majesté, grandeur, etc.) appartenant ou supposées appartenir à un souverain, à une souveraine; qui est digne d’un souverain, d’une souveraine; qui exprime un sentiment de supériorité.
SQUALIDE Qui inspire un vif sentiment de mépris, de dégoût.
STATUE Personne qui manifeste de manière caractéristique, par son attitude figée, son expression, tel ou tel sentiment, telle ou telle entité morale.
STRANGULATION ,,Symptôme commun de l’hystérie qui consiste dans un sentiment de suffocation ou d’étranglement« (RAYMOND 1832). (Strangulation utérine.)
— Sensation de gorge nouée provoquée par une vive émotion, un sentiment exacerbé.
Suave mari magno, loc. subst. (in SUAVE) Très doux sentiment de quiétude, de délectation que l’on éprouve lorsqu’on se sent à l’abri de l’agitation, d’un ennui, d’un danger.
SUBJONCTIF, Mode personnel du exprimant soit une relation de dépendance ou de subordination (proposition conjonctive ou relative) en raison de contraintes syntaxiques, soit l’affectivité (volonté, sentiment) ou la subjectivité (doute, incertitude, potentiel) dans des propositions principales et indépendantes. (Mode subjonctif et, p. ell., subjonctif,)
SUBLIME, ,,Sentiment de plaisir éprouvé au contact d’un objet informe ou de tout objet impliquant une idée de totalité« (GDEL).
SUBSTANCE Ce qui nourrit l’esprit ou le sentiment.
SUCCOMBER Se laisser aller à un état, un sentiment après avoir vainement lutté.
SUEUR Ressentir, causer une vive inquiétude, un sentiment de peur ou d’angoisse. (Avoir, donner des sueurs (froides); être pris d’une sueur (froide).)
SUGGESTION Action de suggérer; art de faire naître une idée, un sentiment sans l’exposer ouvertement.
SUJÉTION État de dépendance (par rapport à quelque chose), asservissement conscient ou inconscient à une force, une idée, un sentiment.
SUPERBE2, Orgueil mêlé de dédain exprimant un sentiment de supériorité.
SUPÉRIEUR, Qui dénote un sentiment de supériorité.
SUPÉRIEUREMENT D’une manière qui dénote un sentiment de supériorité.
Supériorisation, (in SUPÉRIORISER) Action de donner un sentiment de supériorité à quelqu’un.
SUPÉRIORITÉ Sentiment, d’être supérieur aux autres, dû souvent à un complexe d’infériorité refoulé, et qui conduit le sujet à se surestimer et à avoir une attitude méprisante envers son entourage. (Complexe, sentiment de supériorité.)
SUPPORTER1 Éprouver sans défaillance un état ou un sentiment agréable et d’une grande
SURCLASSEMENT, 628 Fait d’accéder à une classe sociale supérieure à la classe à laquelle on a le sentiment d’appartenir.
SUREXCITER 629 Donner à une activité, à une faculté, à un sentiment une intensité ou une acuité extrêmes.
SURMONTER, Vaincre une réaction impulsive, un sentiment qui met en cause la maîtrise de soi.
SURSAUT, Mouvement instinctif d’une personne ou d’un animal qui se redresse brusquement sous l’effet d’une vive surprise, d’un sentiment d’agression.
SURSAUTER, Avoir un brusque mouvement du corps sous l’effet d’une intense émotion, d’un sentiment de menace.
SUSCITER Faire naître un sentiment.
SUSPENDRE, Interrompre temporairement une action, un processus; en partic. cesser momentanément d’éprouver ou de manifester un sentiment.
SUSPENS, EN SUSPENS. Sentiment d’attente plus ou moins angoissée; moment d’un récit, d’une œuvre dramatique ou romanesque qui la suscite.
Sentiment d’appréhension.
SUSPENSE2,
Sentiment d’attente angoissée que peut éprouver un lecteur, un spectateur ou un auditeur parvenu à un moment décisif de l’action et tenu en haleine sur le dénouement de celle-ci; p. méton., procédé dramatique utilisé par un cinéaste ou un auteur pour tenir en haleine le lecteur, le spectateur ou l’auditeur; passage (d’une œuvre littéraire, dramatique ou cinématographique) particulièrement haletant.
— Vif sentiment d’appréhension ou d’attente impatiente; p. méton., situation qui provoque ce sentiment.
SUSPENSION Interruption momentanée d’une activité ou d’un processus; en partic., dissipation provisoire d’un sentiment, d’un affect.
SYMPATHIE Bonne disposition, attitude favorable, sentiment de bienveillance envers quelqu’un ou quelque chose.
SYMPATHIQUE Qui inspire, manifeste ou dénote un sentiment de sympathie, d’amitié.
SYMPTÔME, Manifestation généralement visible d’un état d’esprit, d’un sentiment, d’une pensée.
TAIRE, Ne pas laisser paraître (un sentiment).
TÉLÉPATHIE, Sentiment de communication à distance par la pensée, qui se rencontre dans certains délires chroniques (d’apr. PIÉRON 1973).
TÉMOIGNAGE, 646 Marque qui authentifie l’existence d’un fait, d’un sentiment, d’une vérité.
TÉMOIGNER, 647 Exprimer, manifester, faire connaître ou paraître un sentiment.
TENDRESSE Sentiment d’affection, d’amitié, de générosité qui porte à considérer autrui avec bienveillance, à le traiter avec beaucoup de sollicitude.
TENEUR1,649 Contenu apte à provoquer l’apparition de tel ou tel sentiment.
TENIR, 650 Ne pas pouvoir s’empêcher de, être incapable de retenir la manifestation d’un sentiment.
TERRASSER, 651 Abattre physiquement, ôter toute force, toute résistance physiques et, parfois, par conséquence, priver de sensation, de sentiment.
TÊTE, Tête d’étude, d’expression Visage, figure travaillée sous le rapport de l’expression d’un sentiment, d’une passion.
TIÉDEUR, Douceur agréable (d’une sensation, d’un sentiment).
TIMIDITÉ,,Forme d’hyper-émotivité se traduisant par une inhibition dans les rapports avec autrui, souvent en liaison avec un sentiment d’infériorité ou de culpabilité« (ANCELIN Sc. hum. 1982).
TISON, Ce qui demeure d’un sentiment, d’un état, d’une période de la vie, d’une culture.
TISONNER Remuer pour rendre plus vif, plus ardent (un tempérament, un sentiment, une attitude).
TOLLÉ, Cri collectif de protestation, vif sentiment d’indignation exprimé par un ensemble de personnes.
TOMBER1, Regarder quelqu’un ou quelque chose d’une certaine manière, avec tel ou tel sentiment particulier. (Laisser tomber ses regards sur qqn ou sur qqc.)
TOUCHANT1, -Qui provoque la sympathie, un sentiment de compassion émue.
TRAC2, Peur incontrôlée, angoisse irraisonnée qu’éprouve une personne en certaines circonstances, et où se mêlent à la fois un sentiment de crainte ou de frayeur et une émotion intense.
— Sentiment d’appréhension, de doute qui envahit une personne avant d’affronter le public, de subir une épreuve, etc., et qui se traduit par une angoisse réelle, généralement passagère.
TRADUIRE Rendre sensible, rendre manifeste un sentiment (par un mot, par une expression du visage).
TRANSFÉRER Étendre un sentiment d’un sujet ou d’un domaine à un autre.
TRANSFERT, Phénomène par lequel un sentiment éprouvé pour un objet est étendu, par association, à un autre objet.
TRANSI, Pénétré par un sentiment, une émotion paralysants.
Transitivisme, in TRANSITIF. « Transfert d’une sensation ou d’un sentiment sur un objet ou une personne extérieure, reposant sur la perte des limites strictes entre le sujet et le monde extérieur« (THINÈS-LEMP. 1975).
TRANSPORT, Vive émotion, sentiment passionné; manifestation d’une telle émotion, d’un tel sentiment.
TRANSPORTER Agiter d’un sentiment violent, émouvoir vivement, mettre hors de soi.
TRANSPORTÉ, Qui est en proie à une passion, à un sentiment violent.
TRANSSEXUEL, Personne qui a le sentiment d’appartenir au sexe opposé à celui que marquent ses caractères sexuels primaires et secondaires.
Transsexualisme, on TRANSSEXUEL. Sentiment éprouvé par le transsexuel d’appartenir au sexe opposé à celui de sa morphologie et de sa physiologie, le menant au désir de changer de sexe.
Transsexualité, (TRANSSEXUEL) Situation, état de transsexuel qui cherche à conformer son mode de vie, sa morphologie et sa physiologie au sexe qu’il a le sentiment d’être le sien; passage d’un sexe à l’autre.
TREMBLANT, Qui éprouve un vif sentiment de crainte, d’appréhension, d’épouvante.
TREMBLEMENT, Vif sentiment d’appréhension, de crainte, d’épouvante.
TREMBLER, Éprouver un sentiment intense d’appréhension, de crainte, d’épouvante.
Expression affectée, outrée d’un style, d’un sentiment, visant à attendrir, convaincre un lecteur, un auditoire, un interlocuteur.
TRÉPIGNER, Frapper du pied, s’agiter violemment sous l’effet de (ce sentiment).
TRIBUNAL, Sentiment supérieur, valeur auxquels l’homme se réfère pour juger ses propres actions, ses passions.
TRICOLORE Qui manifeste un sentiment national, un patriotisme abusif.
TROUBLE2, Émotion diffuse provoquée par un sentiment d’amour ou un désir charnel.
TROUVER Avoir le sentiment de son existence. (Trouver Dieu.)
UNANIME Sentiment collectif propre à un milieu.
VAPEUR1 Trouble causé par un sentiment, une passion, une sensation.
VÉHÉMENCEForce intense, impétueuse d’un sentiment, d’une idée ou de leur expression.
VÉNÉRABLE, Qui est l’objet d’un sentiment, d’un culte religieux rempli de respect.
VÉNÉRATION, Sentiment, culte religieux rempli de respect et d’adoration.
VERGOGNE, Honte, sentiment de gêne, de malaise éprouvé dans une circonstance où l’on se sent inférieur, humilié ou ridicule.
— Vergogneux, -euse, (in VERGOGNE)
— Honteux, envahi d’un sentiment de gêne et d’embarras.
VÉRISTE, subst. et adj.
Qui s’écarte de la représentation conventionnelle pour privilégier la description de la réalité concrète, de la société, du sentiment, de la vie.
VÉRITÉ, Honnêteté, authenticité d’une parole, d’un sentiment.
VERSER, Inspirer, communiquer à quelqu’un (un sentiment, un état ou une disposition d’esprit). (Verser qqc. dans le cœur, l’esprit, etc. de qqn.)
VIBRER, Trembler, être animé d’un léger vibrato, sous le coup d’une émotion, d’un sentiment violent.
VIDE — Être dénué de tout sentiment, de toute vie affective. ((Avoir) le cœur vide.)
— Sentiment d’insatisfaction, de lassitude provoqué le plus souvent par une déception, un manque d’intérêt aux choses de la vie.
—Sentiment d’absence durant lequel un humain ne pense plus, n’agit plus.
VIERGE, Qui n’a jamais éprouvé de sentiment, d’amour (pour quelqu’un de l’autre sexe).
VIOLENCE Intensité d’une conviction; puissance, force d’un sentiment, d’une pulsion.
VOIX —Pensée, sentiment d’une collectivité exprimé(e) avec clarté par sa parole ou par d’autres moyens d’expression.
— L’avis de tous, le sentiment général. (La voix publique.)
— Le sentiment général a valeur de vérité. (La voix du peuple est la voix de Dieu (lat. vox populi vox dei).)
VOLÉE Impulsion, mouvement hardi et rapide que se donne une faculté, un sentiment; manière dont une personne conduit sa vie.
En donnant un complet essor à une faculté intellectuelle, à un sentiment déterminé. (À toute volée.)
VOLUPTÉ Sentiment de très vive satisfaction intellectuelle ou morale, dont on se délecte intensément. Ce qui inspire ce sentiment.
Zapping, (in ZAPPER, .) Fait de changer rapidement d’activité, d’idée, de sentiment.