Unité Mixte de Recherche 5191
CNRS / ENS de Lyon / Université Lumière Lyon 2
Directrice : Isabel Colón de Carvajal
Courriel : icar-dir@ens-lyon.fr
Site Web : http://icar.cnrs.fr
La prochaine séance du séminaire de l’équipe Syntaxe, Sens et Textualités est organisée.
J.-P Magué (ENS Lyon / ICAR) & N. Rossi-Gensane (U. Lyon 2 / ICAR). Peut-on faire confiance aux intelligences artificielles ? L’exemple des catégories aspectuelles dans le domaine sémantique
Cette intervention interroge la capacité des intelligences artificielles à identifier correctement les catégories aspectuelles des verbes et des phrases. À partir de la comparaison entre les jugements effectués par des humains et ceux par des modèles d’intelligence artificielle, nous évaluons la cohérence de ces derniers. Ces résultats mettent en lumière à la fois des convergences et des zones d’incertitude, révélant les limites actuelles des modèles. Cette étude ouvre ainsi une réflexion plus large sur la fiabilité des IA dans l’analyse linguistique fine.
M. Groccia (U. Lyon 2 / ICAR).
Le supplément émotionnel. Étude de cas : la performance radiophonique, ou l’émotion située.
À partir d’un corpus de performances radiophoniques chantées, constituant des reprises de chansons à succès, et tirées de la rubrique « Carte Blanche » de l’émission Boomerang d’Augustin Trapenard (France Inter), seront discutées les modalités d’émergence du jaillissement émotionnel en chanson, comme effet de sens caractérisable. L’hypothèse est de considérer l’émotion en chanson, dans ce contexte spécifique, comme un effet de sens résultant d’un faisceau d’éléments convergents, se déployant principalement sur trois dimensions, qui opèrent conjointement sur les processus poïétiques, les processus esthésiques et la performance chantée proprement dite : le dispositif « Carte Blanche », comme création d’un contexte spécifique pour la performance ; la chanson reprise, comme horizon mémoriel qui conditionne et redéfinit le cadre d’interprétation de l’auditeur ; et enfin la performance elle-même en tant qu’interprétation singulière et littéralement inouïe.
Contact : Denis Vigier, Jean-Philippe Magué