Résumé
La mémoire autobiographique n’est pas figée et les souvenirs ne sont pas des entités fixes, ce sont des reflets changeants de notre passé ; ainsi le souvenir est influencé par la modalité sensorielle de l’indice initiant le souvenir. En particulier, la mémoire autobiographique semble avoir une relation privilégiée avec le sens de l’odorat et la dimension émotionnelle des souvenirs est au cœur de cette spécificité. Notre projet combine des approches de linguistique computationnelle, de psychologie cognitive, de psychologie clinique et de neurosciences cognitives pour étudier différentes dimensions (linguistique, phénoménologique, physiologique) d’un même objet complexe : le souvenir. L’influence de la modalité sensorielle de l’indice mnésique sera évaluée en comparant les souvenirs évoqués par des odorants à ceux évoqués par des images de sources odorantes. Notre but est d’établir un modèle cohérent intégrant les récits des souvenirs, les évaluations de la phénoménologie de l’expérience du souvenir et les réponses physiologiques, et permettant d’identifier les caractéristiques spécifiques aux souvenirs selon la modalité sensorielle de l’indice mnésique.