Éducation et recherche au CNRS : ICAR mis en avant dans la « Lettre de l’InSHS »

La dernière Lettre d’information de l’InSHS (CNRS) consacre un dossier au thème de l’éducation en tant qu’objet de recherche transversal au sein de l’InSHS.

Deux membres d’ICAR y ont contribué et présentent une partie des activités et des réseaux de recherche du laboratoire :

  • Patricia Lambert : Le Laboratoire de l’Éducation, une pépinière de recherche interdisciplinaire implantée à Lyon (p. 24-26) ;
  • Isabel Colón de Carvajal  : Les ressources numériques au service des apprentissages (p. 27-29).

Bonne lecture !

En savoir plus : Lettre disponible en ligne

 

Kristine Lund distinguée par The International Society of the Learning Sciences

Le programme ISLS Fellows reconnaît celles et ceux qui ont apporté une contribution majeure au domaine des sciences de l’apprentissage depuis sa création il y a près de trois décennies. Ces personnes sont toutes des universitaires et des membres de la communauté très accomplis qui continueront à jouer un rôle essentiel pour la société à l’avenir grâce à leurs activités continues de leadership et de mentorat.

L’annonce officielle du programme des boursiers a eu lieu le 22 juin 2017 lors de la conférence 2017 Computer-Supported Collaborative Learning (CSCL) à Philadelphie, l’une des deux conférences bisannuelles de recherche universitaire parrainée par l’ISLS.

La cohorte inaugurale de boursiers était composée d’éminents scientifiques de l’apprentissage qui ont déjà été élus présidents de la société, d’éditeurs des deux revues phares (Journal of the Learning Sciences et International Journal of Computer-Supported Collaborative Learning), et de fondateurs du domaine.

Les nouveaux boursiers sont nommés les années suivantes par un comité de sélection composé de boursiers existants de la SIDTS.

Notre collègue Kristine Lund a été nommée en 2020.

En savoir plus : description des travaux de Kristine Lund disponible via la page Web suivante

Séminaire LanDES : « Les prénoms arabo-musulmans dans les médias français. Argumentation, reformulation et énonciation dans le discours sur l’intégration et l’assimilation par le prénom » par Houda Landolsi

Séminaire LanDES

Vendredi 26 mars 2021, 14h30 : intervention à distance de Houda Landolsi intitulée « Les prénoms arabo-musulmans dans les médias français. Argumentation, reformulation et énonciation dans le discours sur l’intégration et l’assimilation par le prénom »
Résumé de l’intervention :
Le prénom en dit long sur l’histoire de la famille dont l’enfant est issu : il est le résultat de données complexes où se mêlent les goûts personnels des parents avec leurs références culturelles et leurs croyances religieuses, mais aussi avec les normes sociales. Dans des contextes de migration, la situation se complique encore. En choisissant un prénom, les parents choisissent un ‘camp’ dans lequel ils se positionnent : soit ils s’identifient à leur culture d’origine, soit à celle de la population majoritaire. Les données sociologiques ont toutefois montré que, concrètement, ce choix du ‘camp’, donc de la future identité de l’enfant, n’est pas aussi simple ni aussi catégorique qu’il paraisse être.
L’objectif de cette étude est de revenir sur la polémique sur les prénoms qui surgit dans les médias français de temps en temps, notamment à l’initiative des leaders et des partisans du Rassemblement National. La présente étude est composée de cinq articles. Le premier article s’intéresse au discours sur l’assimilation par le prénom et aux formes de racisation présentes dans ce discours. Le deuxième article revient sur ce que les médias ont appelé le clash Zemmour/Sy et essaie d’analyser les formes de reformulation, de prise en charge et de responsabilité énonciative dans le discours sur la francisation des prénoms. Les troisième et quatrième articles portent sur les implicites dans le discours sur la francisation des prénoms et le lien sous-jacent entre le choix d’un prénom arabo-musulman et l’islamisation de la France. Le dernier article porte sur les relations entre reformulation et énonciation/postures énonciatives dans deux récits sur une affaire de discrimination au travail.

Pour plus d’informations concernant la procédure de connexion, merci de contacter : moa.hagafors@univ-lyon2.fr

Séminaire Landes du 26/02/2021 : « La plurimodalité de la réduplication expressive » par Emmanuelle Prak-Derrington

Vendredi 26 février 2021, 14h30 : intervention de Emmanuelle Prak-Derrington intitulée « La plurimodalité de la réduplication expressive »

La séance est organisée en visioconférence Zoom. Pour plus d’informations, merci de nous contacter par mail.

La réduplication, c’est le fait de répéter une unité linguistique, de manière exacte et à proximité immédiate. C’est la forme universelle la plus banale de répétition, elle existe tant dans la langue, où ses valeurs sont grammaticalisées (c’est par exemple le cas des langues austronésiennes), qu’en discours, où ses valeurs sont alors expressives (c’est par exemple le cas du français, de l’anglais et de l’allemand). Comment expliquer l’expressivité de la réduplication en discours ? Peut-on l’appréhender de manière unifiée, en mettant au jour ses propriétés morphologiques, syntaxiques, sémantiques, énonciatives, dialogiques, autonymiques ? Ou bien doit-on considérer que sa part d’implicite nous renvoie d’abord à un ancrage corporel irréductiblement singulier ? C’est cette deuxième voie, négligée par les études verbo-centrées sur la réduplication expressive, que j’ai voulu privilégier. J’analyse la réduplication comme une proto-gestalt fondée sur la structuration de la perception, qui fusionne, de manière constitutive, la parole et le geste — c’est-à-dire les deux modalités du dire et du montrer. La réduplication ouvre ainsi un lieu de théâtralisation plurimodal minimal de la parole. Grâce à elle, l’énonciateur « modalise » son dire en faisant signe vers autre chose que qui est dit. À travers des exemples authentiques et de représentation fictionnelle, je montrerai comment la réduplication expressive associe le verbal, le co-verbal et le para-verbal en un «  geste vocal ». Elle déploie ainsi dans les discours un espace de co-énonciation privilégié, où les signifiants renouent avec un mimétisme originaire. À l’instar des exclamations et des interjections, elle fonctionne alors comme marqueur par excellence de l’expressivité.

ODIMEDI, un projet de recherche devenu outil de formation

ODIMEDI est un outil numérique d’auto-formation  à l’attention des interprètes et intervenants sociaux et en santé, sur le travail avec un interprète ou un médiateur dans le domaine médico-social (santé, santé mentale, social), avec des publics migrants ou allophones.

Il se base sur une étude détaillée, réalisée dans le projet REMILAS porté par ICAR, sur les problèmes d’intercompréhension entre personnel de santé et patient, dans des rencontres avec ou sans la présence de l’interprète ou du médiateur, et des solutions qui permettent leur anticipation ou leur gestion sur le moment.

La plateforme propose des modules de formation illustrant au moyen de vidéos authentiques analysées, des phénomènes interactionnels majeurs en jeu dans des consultations avec des personnes allophones, en présence ou non d’interprète.

Les vidéos permettent de mieux comprendre le fonctionnement de la communication plurilingue et pluriculturelle qui s’établit dans ces consultations entre les demandeurs et les participants institutionnels (psychologues, psychiatres, médecins généralistes, infirmier.e.s, travailleur.e.s sociales).

L’outil est gratuit, accessible, et disponible sur votre ordinateur ou smartphone.

En savoir plus : consulter le site Web d’ODIMEDI