Audrey Mazur
Responsable :
Groupe de travail « égalité »
Ci-dessous, nous vous présentons les séminaires pour l’année 2025-2026
Journée Égalité, Diversité, Inclusion du laboratoire ICAR De la réflexion à la pratique
Date : 22 janvier 2026
Salle : D8 001 – Ifé
Salon : D8 004
Le laboratoire ICAR s’est donné pour mission de rendre visible son engagement sur des questions traitant des inégalités en mettant en place un groupe de réflexion sur cette thématique. Inégalités d’âge, de genre, de santé, économiques, linguistiques, raciales, socio-professionnelles ou encore liées au handicap sont autant de sujets qui sont discutés, tout en pouvant également traiter de leurs impacts et leurs manifestations dans les milieux éducatifs, professionnels, culturels et de la santé.
C’est dans ce contexte que cette journée « Égalité, Diversité, Inclusion du laboratoire ICAR – De la réflexion à la pratique » s’organise et a pour objectif de sensibiliser les membres du laboratoire ICAR et du LabEx ASLAN aux questions :
– d’égalité Femmes / Hommes et de la lutte contre la discrimination et des violences sexistes et sexuelles ;
– des inégalités scolaires, universitaires ou professionnelles avec la prise en considération de différents critères de discrimination ;
– et enfin de l’inclusion et l’apport des minorités au sein de la recherche et le retour possible à ces populations.
Quel est le rôle de la recherche sur ces questions d’égalité, de diversité et d’inclusion ? Devons-nous repenser nos pratiques pour une meilleure inclusion dans la recherche ? Dans nos laboratoires ? Est-ce qu’un changement structurel peut contribuer à un changement culturel pour une meilleure acceptation de la différence ? Autant de questions desquelles nous pourrons discuter avec, comme levier, des interventions sur ces thématiques.
Afin de dimensionner l’évènement, nous vous laissons nous informer de votre participation via ce lien : https://evento.renater.fr/survey/journee-egalite-diversite-inclusion-de-la-reflexion-a-la-pratique-mbt4202p
Lien web vers la page de la journée
Programme détaillté de la journée
L’équipe organisatrice
Audrey Mazur, Lucie Bujon, Sinem Köklü, Aude Laferrière, Kristine Lund
Inégalités de réussite en sciences
Titre : Inégalités de réussite en sciences : influence différenciée des caractéristiques des tâches selon le statut socioculturel et le niveau de performance des élèves. Articulation avec les données qualitatives
Intervenante : Mylène DUCLOS (ICAR)
date : Mardi 18 novembre, 11h-12h30, Salle D4.179
Séminaire "Filles et femmes en sciences : réfléchir à nos postures en médiation "
Le second séminaire Pop’Sciences 2025 se déroulera à l’ENS de Lyon – Site Buisson, le vendredi 28 novembre matin.
Ce séminaire sera placé sous le signe de « Filles et femmes en sciences : réfléchir à nos postures en médiation », en partenariat avec les organisatrices de « Sciences, un métier de femmes », Isabelle Vauglin (CRAL) et Audrey Mazur (LabEx ASLAN – Laboratoire ICAR), ainsi que l’association Femmes & Sciences.
Les séminaires Pop’Sciences rassemblent la communauté des acteurs de culture scientifique, technique et industrielle et permettent d’échanger sur les formats de rencontre avec du grand public, de mises en lumière des sciences, sur l’importance du partage des connaissances et du dialogue entre sciences et citoyens. C’est à chaque fois l’opportunité de mettre en perspectives, de réfléchir sur nos missions et de tisser des collaborations.
Pour cette matinée, nous vous proposons :
- Dès 9h | Accueil café – Lieu : ENS de Lyon – Site Buisson 19, allée Fontenay – Lyon 7e avec une découverte de l’exposition « La science taille XX Elles »
- 9h30 | Début du séminaire – mots de bienvenue.
- 9h45 – 10h15 | Conférence d’introduction, avec Isabelle Vauglin, astrophysicienne au CRAL et responsable régionale de l’association Femmes & Sciences.
- 10h15 – 10h30 | Intermède – Une thématique filles et sciences d’actualité, avec Camille Perret, responsable Science ouverte & Science et société à l’Enssib.
- 10h45 – 12h30 | Table ronde « Filles et femmes en sciences : réfléchir à nos postures en médiation » avec Audrey Mazur – LabEx ASLAN – ICAR – « Sciences, un métier de femmes », Christine Berton – La Rotonde UJM – « Sciences en tous genres », Florence Françon – Mission égalité ENS de Lyon, Aurélie Olivesi – Mission égalité Lyon 1, Violaine Dutrop – Institut EgaliGone.
- 12h30 | Buffet déjeunatoire – Gratuit, sur inscription.
Vous trouverez le détail du programme sur la page SÉMINAIRES POP’SCIENCES ainsi que le lien pour vous inscrire – Nombre de places limité (https://popsciences.universite-lyon.fr/seminaire-popsciences/) | Contact :patricia.lamy@universite-lyon.fr
Historique des séminaires pour l’année 2024-2025
20/01/2025 - Lucie Marchal : Le masculin neutre l’est-il vraiment ?
Titre : Le masculin neutre l’est-il vraiment ?
Intervenante : Lucie Marchal, chargée de mission Egalité, Délégation du CNRS ARA
date : 20 janvier 2025, 11h-12h, Salle D4.179
Résumé : La langue française n’a pas toujours suivi la règle du « masculin qui l’emporte sur le féminin ». Comment et pourquoi notre langage s’est masculinisé ?
On a tendance à penser que le langage est distant du réel, mais il a une importance et un rôle symbolique. Les mots expriment une vision du monde, induisent des images, influencent nos perceptions et nos prises de décision. Sur la base d’études scientifiques, nous verrons, entre autres, comment notre cerveau perçoit le neutre masculin. Puis, nous discuterons des différentes pistes possibles pour communiquer de manière égalitaire.
Le support du séminaire est disponible sur ce lien
25/03/2025 - Kris Lund, Claire Polo : Hésitation vaccinale et Covid-19 : La nature socio-cognitivo-émotionnelle de l'éducation aux controverses
Intervenantes :
Kristine Lund, ingénieure de recherche CNRS, Laboratoire ICAR
Claire Polo, maitresse de conférence Sciences de l’Education, Laboratoire ISPEF
Date: Mardi 25 mars 2025, 10h30, salle D4.179
Résumé:
La pandémie de Covid-19 a soulevé le défi de la construction de sociétés durables capables de surmonter les crises sanitaires en « ne laissant personne de côté » (LNOB). Le gouvernement français s’est investi dans la politique de vaccination de manière autoritaire et descendante, mais une grande vague d’hésitation vaccinale a perturbé la société et a conduit à une forte opposition caricaturale pro/anti-vax dans les médias de masse. C’est davantage le passe sanitaire obligatoire prouvant la vaccination que le fait que les gens aient été convaincus par une argumentation authentique qui a permis à 79 % de la population française d’être complètement vaccinée. Dans ce chapitre, nous soutenons que l’analyse de la nature socio-cognitivo-émotionnelle du raisonnement sur de telles questions socio-scientifiques, et le développement de programmes basés sur de telles analyses, peuvent aider les citoyens à parvenir à une argumentation critique et constructive. En particulier, le fait de rendre explicite le contexte affectif de revendications divergentes pourrait favoriser la compréhension mutuelle et éviter la stigmatisation d’autrui. Pour illustrer notre propos, nous nous appuyons sur l’analyse approfondie de trois déclarations largement répandues dans les médias français à propos de l’hésitation vaccinale. Nous montrons que, même si elles peuvent sembler à première vue uniquement cognitifs, uniquement sociaux ou uniquement émotionnels, elles s’appuient en fait tous sur ces trois dimensions. Nous concluons en discutant de la manière dont une telle perspective peut informer l’enseignement des sciences dans une société inclusive et durable.
12/05/2025 - Sinem Koklu : Inclusion de familles peu représentée dans la recherche
Titre : Inclusion de familles peu représentée dans la recherche : une réflexion entre terrain, méthode et engagement
Intervenante : Sinem Koklu
Date : Lundi 12 Mai 2025, 11h-12h, Salle D4.179
Résumé : Ce séminaire propose un temps de réflexion critique autour d’une question centrale : comment inclure les familles peu représentées – et en particulier les familles queers – dans la recherche en sciences sociales ? À partir d’un terrain ethnographique mené auprès de familles coparentales en France, j’explorerai les tensions entre les normes implicites qui structurent nos outils d’analyse – souvent calquées sur le modèle hétéroparental – et les réalités familiales qui s’en écartent.
Nous verrons comment ces configurations parentales, loin d’être anecdotiques, invitent à repenser nos catégories de pensée. En m’appuyant sur des travaux récents en sociolinguistique et en anthropologie linguistique, j’analyserai les manières dont les familles queer inventent d’autres façons de dire et de faire famille. Par exemple, Luca Greco (2019) met en lumière les stratégies linguistiques inventives mobilisées pour nommer les liens de parenté en dehors des cadres hétéronormatifs. De leur côté, Côté et Lavoie (2020) montrent comment les récits produits par ces familles redessinent les contours symboliques et sociaux de la parentalité. Dans une perspective proche, Gabrielle Richard (2022) souligne à quel point les familles queers nous permettent de penser autrement les normes de genre, de filiation et de transmission.
Au-delà de l’intérêt analytique, il s’agit aussi d’interroger les responsabilités épistémologiques, méthodologiques et politiques des chercheur·e·s. Comment nos manières de faire du terrain peuvent-elles (re)produire de l’exclusion ? Quels savoirs restent invisibles ou tus ? Je proposerai ici de croiser mon terrain avec une littérature interdisciplinaire qui insiste sur l’importance de travailler avec – et non seulement sur – les groupes historiquement marginalisés (Drolet et al., 2010 ; Laplanche-Servigne, et Sa Vilas Boas, 2019). L’inclusion de ces voix dans la production de savoirs ne relève pas seulement d’une logique de représentativité, mais constitue un levier pour transformer les catégories analytiques elles-mêmes, les méthodologies de terrain, et les finalités de la recherche.
Ce séminaire s’adresse à celles et ceux qui s’intéressent aux méthodologies qualitatives, aux pratiques de recherche équitables, et à la reconnaissance des formes de parentalité et de famille qui déplacent les cadres dominants.
Bibliographie :
Côté, I. & Lavoie, K. (2020). Représentations et récits pluriels au sein des familles homoparentales : reconnaître la diversité familiale pour mieux contrer l’hétéronormativité. Service social, 66(1), 49–58. https://doi.org/10.7202/1068919ar
Drolet, M., Garneau, S. & Dubois, M. (2010). L’intervention sociale en contextes minoritaires : penser la complexité et la multiplicité des processus de minorisation. Reflets, 16(2), 10–19. https://doi.org/10.7202/1000312ar
Greco, L. (2011). Présentation de soi et projection en contexte homoparental : la construction langagière d’un projet de famille, Lidil, 44, 43-61. DOI : https://doi.org/10.4000/lidil.3137
Greco, L. (2013). Le langage à l’épreuve de l’homoparentalité, Langues et cité, 24, 10-11.
Richard, G. (2022). Faire famille autrement. La Collection sur la Table.
Journée Egalité, Diversité, Inclusion du laboratoire ICAR
Le laboratoire ICAR s’est donné pour mission de rendre visible son engagement sur des questions traitant des inégalités en mettant en place un groupe de réflexion sur cette thématique. Inégalités d’âge, économiques, de genre, linguistiques, raciales, de santé et handicap ou encore socio-professionnelles sont autant de sujets qui sont discutés, tout en pouvant également traiter de leurs impacts et leurs manifestations dans les milieux éducatifs, professionnels, culturels et de la santé.
C’est dans ce contexte que cette journée « Égalité, Diversité, Inclusion du laboratoire ICAR – De la réflexion à la pratique » s’organise et a pour objectif de sensibiliser les membres du laboratoire ICAR et du LabEx ASLAN aux questions :
- d’égalité Femmes / Hommes et de la lutte contre la discrimination et des violences sexistes et sexuelles ;
- des inégalités scolaires, universitaires ou professionnelles avec la prise en considération de différents critères de discrimination ;
- et enfin de l’inclusion et l’apport des minorités au sein de la recherche et le retour possible à ces populations.
Quel est le rôle de la recherche sur ces questions d’égalité, de diversité et d’inclusion ? Devons-nous repenser nos pratiques pour une meilleure inclusion dans la recherche ? Dans nos laboratoires ? Est-ce qu’un changement structurel peut contribuer à un changement culturel pour une meilleure acceptation de la différence ? Autant de questions sur lesquelles nous pourrons discuter avec, comme levier, des interventions sur ces thématiques
Programme à venir
Historique des séminaires pour l’année 2023-2024
26/03/2024 - Florence Le Hebel : Les inégalités socio-économico-culturelles dans l’apprentissage et l’enseignement des sciences
Intervenante : Florence Le Hebel, maitresse de conférence, Université Lyon 1 et Laboratoire ICAR
Date : Mardi 26 mars 2024, 13h, salle D4.179
Résumé:
Les résultats des enquêtes internationales sur des échantillons représentatifs d’élèves, comme l’évaluation internationale PISA montrent qu’en France, la relation entre la performance et le statut socio-économico-culturel des élèves est l’une des plus fortes parmi les pays participant à l’enquête PISA 2022 (OCDE, 2023).
Les recherches en didactique et en sociologie avec des approches qualitatives montrent également le rôle essentiel de la composante du milieu-socio-économique et culturel des élèves dans l’apprentissage des sciences.
Nous proposons de présenter les travaux de recherche que nous menons au sein du laboratoire ICAR, impliquant une double approche quantitative (statistique) et qualitative (analyse de discours) portant sur les liens entre la composante socio-économico-culturelle des élèves et l’apprentissage et l’enseignement des sciences.
23/01/2024 - Lucie Marchal : Les biais de genre : un frein à l'égalité professionnelle
Inervenante : Lucie Marchal, chargée de Mission Egalité, Délégation CNRS ARA
Date : Mardi 23 janvier 2024, 13h, salle D4.179
Résumé:
A quoi servent les stéréotypes ? Comment impactent-ils notre fonctionnement cognitif et nos performances ? Dans nos sociétés, le mot science est associé au domaine masculin et même si on est convaincu que les femmes ont leur place en sciences, cette association est automatique et influence nos perceptions. Basé sur les recherches en sciences humaines et sociales nous aborderons la question des stéréotypes sociaux et leurs influences sur notre fonctionnement cognitif. Nous verrons ensuite comment ils structurent notre lecture du monde et nos prises de décision à travers les biais cognitifs.
