Séminaire Syntaxe, Sens et Textualité

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Séminaires à venir

  • Jeudi 11 avril 2024, 14h30, salle D4.179 (en co-modal) : intervention de Frédérico Bravo intitulée « L’expérience submorphémique »
    Résumé
    Par le choix du mot « expérience » nous entendons mettre en avant la double dimension à la fois expérimentale et expériencielle que revêt la démarche submorphémique en tant que paradigme mettant directement en cause l’expérience esthésique que fait le sujet parlant du signifiant (sa conscience réflexive ou le sentiment de la langue), mais également en tant que défi expérimental invitant à repenser « poétiquement » le signe et à redéfinir et les conditions de son émergence et les conditions de son écoute (la parole à l’épreuve du submorphème).
  • Vendredi 17 mai 2024, 14h30, salle D4.179 (en co-modal) : intervention de Danielle Leeman et intervention d’Odile Le Guern
  • Jeudi 13 juin 2024, 14h30, salle D4.179 (en co-modal) : intervention de Nathalie Rossi-Gensane et Agnès Tutin sur l’ANR Prefab
  • Lundi 8 juillet 2024, 14h30, salle D4.179 (en co-modal) : programme à venir

Séminaires passés 

  • Vendredi 15 mars 2024, 14h30, salle D4.179 (en co-modal) : intervention de Jean-Pierre Chevrot et Jean-Philippe Magué intitulée « Les Modèles de langage fondés sur l’intelligence artificielle ont-ils des connaissances sociolinguistiques ? »
    Résumé
    Dans la base SoSweet (www.ortolang.fr/market/corpora/sosweet) comptant 658 747 413 tweets produits par 2 878 562 utilisateurs, nous avons utilisé un sous-corpus de 4 974 utilisateurs dont le genre, l’âge, et le statut économique ont été estimés par observation directe des profils et par projection des coordonnées GPS sur une carte de France des revenus (INSEE). D’une part, ce sous-corpus a permis l’examen des relations entre traits langagiers (fréquence des émojis, des graphies non-standard…) et profils sociaux des utilisateurs. D’autre part il a servi de base pour entrainer un modèle de langage (CamemBERT, Martin et al., 2020) à identifier genre, revenu et âge des utilisateurs.Les décisions du Modèle de langage seront comparées aux jugements effectués sur le même matériel par plusieurs centaines de participants lors de deux enquêtes réalisées en ligne et utilisant plusieurs méthodes d’exploration des perceptions en sociolinguistique.Nous centrerons notre présentation sur les divergences et les convergences dans les décisions prises par le Modèle de langage et les échantillons de locuteurs. Nous nous demanderons si ces divergences et convergences dépendent des trois catégories testées (âge, revenu, genre), d’un usage particulier de la variété de français numérique (contenu lexical, présence d’émojis…) ou du profil des répondants à l’enquête (genre, niveau de diplôme, familiarité avec les médias sociaux). Notre objectif est d’améliorer notre connaissance globale du fonctionnement de l’indexicalité.
  • Jeudi 8 février 2024, 14h30, salle D4.179 (en co-modal) : intervention de Laetitia Faivre intitulée « L’humour absurde, un humour apolitique ? »
    Résumé
    En 1965 naît sous la plume de Mandryka le personnage du Concombre masqué. Flanqué de son acolyte Chourave, le légume vert vit des aventures aussi invraisemblables qu’hilarantes mais qui ont de quoi dérouter le lecteur. Si de nombreuses études établissent et analysent les liens entre humour et politique, nous nous proposons ici de prendre à rebours le problème, en nous interrogeant sur la possibilité de les désolidariser dans le cas spécifique de l’humour absurde. Il y a fort à parier qu’il y a du politique dans ce type d’humour, a minima en tant qu’il s’y joue, comme pour tout acte de communication, une « transaction verbale » : Tout acte de communication est un objet d’échange entre deux instances, l’une d’énonciation, l’autre de réception, dont le sens dépend de la relation d’intentionnalité qui s’instaure entre celles-ci. (Charaudeau 1997 : 15)
    Mais à maints égards, l’humour absurde semble a priori échapper aux problématiques récurrentes sur ce thème : éloigné des agitations sociétales, inoffensif et in-offensant, non-clivant, non-agressif, sans vocation à prendre le pouvoir ni visée persuasive, sans message ultime à décoder ni charge axiologique, il arbore ainsi des caractéristiques fortes de détachement énonciatif qui le distinguent des autres types d’humour toujours en passe d’être rattrapés par le sérieux. Notre étude s’appuiera sur l’intégrale des années Pilote du Concombre masqué.
  • Vendredi 12 janvier 2024, 14h30, salle D4.179 (en co-modal) : intervention d’Houda Landolsi et Denis Vigier intitulée « L’exemplification en français : perspectives linguistiques »
    Résumé
    Cette présentation se propose de revenir sur un numéro récemment soumis à la revue Langue Française.
    Après une présentation générale du numéro et des ingrédients sémantico-pragmatiques qui circonscrivent selon nous l’acte d’exemplification en français, nous nous attarderons sur deux points en particulier :
    – les convergences et les divergences entre l’exemplification illustrative et la définition extensionnelle (H. Landolsi);
    – la relation mise en jeu par la structure « ce être le cas de » (D. Vigier).
  • Jeudi 7 décembre 2023,  14h30, salle D4.179 (en co-modal) :
    • 15h-15h30 : intervention d’Alice Brenon intitulée « Fonction discursive de paragraphes dans deux encyclopédies françaises »
    • 15h30-16h : intervention de Jean-Baptiste Chaudron intitulée « Identification of Writing preferences in Wikipedia »
    • 16h-16h20 : intervention de Ghayoung Kahng intitulée « Propositions pour automatiser l’extraction et le classement de séquences candidates à la catégorie des prépositions complexes en français ».
  • Vendredi 10 novembre 2023, 14h30, salle D4.179 (en co-modal) : réunion réservée aux membres de l’équipe
  • Jeudi 12 octobre 2023, 14h30, salle D4.179 (en co-modal) : intervention de Paolo Acquaviva (University College Dublin) intitulée « L’article défini : un noyaux conceptuel plusieurs sens linguistiques »
    Résumé
    Il est possible, et même légitime, de parler des syntagmes nominaux detérminés par l’article défini comme une catégorie essentiellement unitaire dans les langues qu’on appelle ‘Standard Average European’, au-déla des différences dans la distribution de l’article. Cependant, si leur sens est homogène et correspond à ce qu’on appelle descriptions définies (expressions qui identifient un référent d’une façon univoque), les différences dans l’emploi de l’article restent saisissantes. La variation se révèle en fait encore plus importante lorsqu’on prend en considération des phénomènes restés a l’écart de l’analyse, comme les noms abstraits, les noms des nombres cardinaux ou les titres. Et si l’on considère l’usage dans des états de langue anciens, qui précèdent une réglementation grammaticale codifiée, il devient très difficile de saisir un sens univoque qui puisse expliquer quand l’article est utilisé, et quand il ne l’est pas. Un aperçu des différences les plus révélatrices visera, d’abord, à une description plus complète ; il aboutira à une réflexion sur le rapport assez indirect entre le contenu conceptuel définissable en soi (tel celui des ‘descriptions définies’) et l’étendue variable des contenus conceptuels constituants le sens des expressions linguistiques (tels que l’ensemble des interprétations moyennées par l’article défini en chaque langue). Le sens de ce morphème, en tant que signe linguistique, change d’une langue a l’autre, alors que le noyaux constant d’individualisateur dans les descriptions définies est une abstraction qui ne correspond à aucun morphème.
  • Vendredi 22 septembre 2023, 14h30, salle D4.179 (en co-modal) : réunion réservée aux membres de l’équipe
  • Vendredi 16 juin 2023, 15h, salle D4.179 (en co-modal) :
    • 15h – 16h: intervention de Dominique Legallois intitulée « Grammaire des schémas textuels »
      Résumé
      L’objectif de cette communication est d’analyser différentes propositions en linguistique et en sémiotique qui ont mis en évidence la notion de « configuration » textuelle, comme le schéma narratif, mais aussi la séquence (au sens d’Adam), la séquence d’enchaînement (Legallois & Lenepveu 2014), le script, le scénario (par exemple, le scénario modal – Gosselin 2015). L’idée est de mieux caractériser ces différentes propositions et d’examiner leurs apports respectifs à l’organisation textuelle ou à la détermination des relations de discours.
    • 16h – 17h : de Mathieu Goux intitulée « La corrélation en diachronie longue (1450-1800). Phrase, texte et discours. » (ouvrage en coll. avec P. Mounier (UGA) à paraître aux éditions Champion).
      Résumé
      La corrélation peut se définir comme un phénomène d’interdépendance entre un élément initial et un élément final qui induit la recherche d’une complétude sémantique. Cet ouvrage l’aborde sur trois plans, celui de la phrase, celui du texte et celui du discours, dans la perspective d’un continuum, en considérant tant leur fonctionnement propre que leurs interactions, sur la période allant de 1450 à 1800. La prise en compte du contexte étroit ou large des occurrences permet de considérer ce que la tension instaurée entre des unités apporte à des formes de textes variées, de nature littéraire ou non, et de faire dialoguer stylistique et sciences du langage autour d’un sujet de réflexion commun.
  • Vendredi 12 mai 2023, 14h30, salle D4.179 (en co-modal) :
    • 14h30-15h00 : réunion intra-équipe uniquement ouverte aux membres et doctorant·e·s de l’équipe
    • 15h00 : intervention d’Yves Macchi (Université de Lille) intitulée « La chronosyntaxe : genèse et développement d’une théorie »
    • 16h00 : intervention de Jean-Claude Guerrini intitulée « Argumentation, pluralité des points de vue et diagrammes »
      Résumé
      Les études de rhétorique et d’argumentation portent naturellement leur attention sur le fonctionnement du langage verbal. Mais elles recourent également, depuis l’antiquité dans la culture occidentale, de manière implicite ou explicite, à des diagrammes ou des schémas destinés à fournir une clarification et une représentation simplifiée des procédures discursives. Qu’il s’agisse de représenter la dynamique à l’œuvre dans un texte ou la pluralité des points de vue disponibles à propos d’une question, le diagramme permet d’échapper à la linéarité et à la temporalité discursives pour « mettre sous les yeux » les éléments essentiels d’une problématique argumentative. Un schéma original auquel j’ai eu recours dans mon enseignement de l’argumentation, le tétraèdre rhétorique, sera présenté à cette occasion, le corpus d’exemples étant constitué principalement de prises de position médiatiques concernant la vaccination durant la pandémie (2019-2021).
  • Jeudi 27 avril 2023, 14h30, salle D4.179 (en co-modal) :
    • 14h30-15h00 : réunion intra-équipe uniquement ouverte aux membres et doctorant·e·s de l’équipe
    • 15h00 : intervention de Laure Gardelle (Université Grenoble Alpes) intitulée « Génériques et généralisations plurielles : ce qu’apporte l’étude textuelle à la théorisation »
      Résumé
      La présente étude s’intéresse aux généralisations plurielles, comme Birds fly (‘Les oiseaux, ça vole’) ou Mosquitoes carry the West Nile virus (‘Les moustiques portent le virus du Nil occidental’). S’il est bien connu qu’un certain nombre de ces généralisations admettent des exceptions, voire peuvent sembler paradoxales (par exemple, un même locuteur accepte que les oiseaux volent, que les pingouins ne volent pas, mais que les pingouins sont des oiseaux, Asher & Pelletier 2012), leur formalisation linguistique pose encore problème à ce jour. Tandis qu’en France, la question a peu intéressé au-delà de l’identification des énoncés génériques et de certaines propriétés (ex. Galmiche 1985, Gary-Prieur 1990), les études de linguistique anglo-saxonnes, qui s’inscrivent en sémantique formelle (ex. Carlson 1977, Krifka et al. 1995, Pelletier & Asher 1997, Asher & Pelletier 2012, Cohen 1996 et 2004) ou en linguistique cognitive (Radden 2009), ont tenté de formaliser le fonctionnement du générique. Pour cela, la méthodologie consiste invariablement à évaluer l’acceptabilité des généralisations hors de tout contexte, en fonction de leur valeur de vérité. Or ces mêmes études, qui reprennent souvent les exemples des études précédentes pour les réanalyser, ne parviennent pas à modéliser l’acceptabilité des exceptions (Leslie 2007), de l’aveu même, parfois, de leurs auteurs (ex. Asher & Pelletier).
      L’objectif de cette communication est de montrer, exemples à l’appui, la nécessité d’une approche qui prenne en compte le texte et son contexte d’énonciation, notamment les connaissances (potentiellement imparfaites) du locuteur et la perspective argumentative.
  • Vendredi 24 février 2023, 14h30, salle D4.179 (en co-modal) :
    • 14h30-15h00 : réunion intra-équipe uniquement ouverte aux membres et doctorant·e·s de l’équipe
    • 15h : intervention de Jean-Philippe Magué intitulée « Apprentissage profond, biais et Sociolinguistique »
      Résumé
      Les réseaux de neurones profonds ont conduit à des progrès substantiels dans le traitement automatique du langage ces dernières années, dépassant les approches précédentes dans de nombreuses tâches, sinon toutes. Il a été montré que ces avancées ont été rendues possibles par le fait que les représentations internes successives construites par ces réseaux à partir des textes qui leur sont soumis captent des relations syntaxiques et sémantiques complexes.
      La question abordée par cet exposé est de savoir si ces systèmes d’IA sont également capables d’apprendre et de construire des représentations leur permettant d’inférer les caractéristiques sociales (âge, genre, statut socio-économique) portées par des variantes linguistiques.
      Pour étudier cette question, nous nous appuyons sur un ensemble de données de 500 000 tweets géolocalisés en français produits par 5 000 locuteurs pour lesquels nous avons automatiquement déduit le statut socio-économique et déterminé manuellement l’âge et le sexe en fonction principalement des non-indices linguistiques (comme le prénom ou la photo du profil utilisateur). Cet ensemble de données est utilisé pour entraîner finement CamemBERT, un modèle linguistique basé sur un transformateur pour le français.
  • Vendredi 20 janvier 2023, 14h30, salle D4.179 (en co-modal) :
    • 14h30-15h00 : réunion intra-équipe uniquement ouverte aux membres et doctorant·e·s de l’équipe
    • 15h : intervention de Denis Vigier intitulée « Les prépositions ‘à’ et ‘en’ et les emplois de ‘routine sociale’ »
      Résumé
      Vandeloise (1988) a montré que les usages spatiaux statiques de la préposition à obéissent à deux règles. La première (A1) subsume ses usages de « localisation », la seconde (A2) ceux de « routine sociale ».Al : « x est à y » si y localise x.
      A2 : « x est à y » si les positions de x et y sont associées dans une routine évoquée par y.C’est à ce second type que nous nous intéresserons, où des rituels sociaux sont évoqués par un site. Par exemple :
      (1) Marie est au volant
      (2) Max est au piano
      (3) Césarine est à la fenêtre
      Après une présentation cursive des travaux relatifs à l’expression de la routine sociale qui ont suivi (et précédé) l’article de Vandeloise, nous nous emploierons à déterminer dans quelle mesure certains emplois de la préposition en, lorsqu’elle a pour complément des noms désignant des lieux, des entités mixtes ou des objets (Aurnague, Hickmann & Vieu, 2005), relèvent aussi d’une approche en termes de « routine sociale ».
      Nous restreindrons notre étude à la structure x être en y. Après avoir rappelé le déplacement progressif du « centre de gravité » des usages de en depuis le XVIe. s. (Gougenheim, 1950 [1970]; De Mulder, 2008), nous comparerons les effets de sens des deux prépositions en partant de paires telles que :
      (4) Max est à la mer / en mer
      (5) Max est à l’usine / en usine
      (6) Max est au fauteuil / en fauteuil
      Nous nous interrogerons sur la dimension souvent plus technique voire professionnelle des rituels sociaux associés au NSite et sélectionnés par en (fait déjà observé par Corblin 2012). Nous enchaînerons sur les processus de conventionnalisation à l’œuvre, en montrant que dans le cas de en, tout porte à croire que certains sont en cours d’élaboration dans diverses sphères professionnelles.Bibliographie indicative
      Aurnague, M. (2004). Les structures de l’espace linguistique : regards croisés sur quelques constructions spatiales du basque et du français. Peeters, Leuven.
      Aurnague, M. (2012). Quand la routine s’installe : remarques sur les emplois de à de type « routine sociale ». Revue Romane, 47:2, pp. 189-218.
      Aurnague, M. (2015). Pourquoi l’on n’est pas ’à la flûte’ comme l’on est ’au piano’ : (encore) une note sur ’à’ de type ”routine sociale”. hal-02632371f
      Aurnague, M., Hickmann, M. & L. Vieu, (2005). « Les entités spatiales dans la langue : étude descriptive, formelle et expérimentale de la catégorisation », in Thinus-Blanc C. & Bullier, J. Agir dans l’espace, Cognitique, 217-232.
      Corblin, F. (2012). Locus et telos : aller à l’école, être à la plage. Corela, n° thématique (Expression(s) de l’espace en français, Fagard B. & D. Stosic (eds)), http://corela.edel.univ-poitiers.fr/index.php?id=2722
      Leeman, D. (1997) « Sur la préposition en », Faits de langues, 9, 135-145.
      Leeman, D. (1998), Les Circonstants en question(s), Paris, Kimé.
2022
  • Jeudi 15 décembre 2022, 14h30, salle D4.179 (en co-modal) :
    – 14h30-15h30 : réunion intra-équipe uniquement ouverte aux membres et doctorant·e·s de l’équipe
    – 15h30-16h30 : intervention de Luisa Fernanda Acosta Cordoba intitulée « Reformulation dans la langue parlée : avancées et limites d’un modèle d’annotation sur ELAN »
    Résumé : Pour cette présentation nous proposons, en première partie, une typologie pour l’étude de la reformulation dans la langue parlée en interaction, qui a fait l’objet d’une thèse récemment soutenue. Nous aborderons les définitions principales avancées, ainsi que les résultats. En deuxième partie, nous présenterons, plus en détail, deux notions de la syntaxe on-line, qui ont été essentielles à notre compréhension du phénomène : la projection et la rétraction. Ainsi, nous tenons, d’une part, à montrer l’intérêt de ces deux notions pour la syntaxe en général, et, d’autre part, à présenter les défis considérables qu’elles posent aux systèmes d’annotation en partition, comme celui d’ELAN.
  • Vendredi 18 novembre 2022, 14h30, salle D4.179 (en co-modal) :
    – 14h30-16h : réunion intra-équipe uniquement ouverte aux membres et doctorant·e·s de l’équipe
    – 16h-17h : intervention d’Alain Rabatel intitulée « À propos de formes de textualité internes ou sous-jacentes à (l’interprétation de) l’image »
    Résumé : Je voudrais faire l’hypothèse qu’il existe des documents iconiques équivalant à des textes, telle « la fresque antisémite d’Avignon », qui a agité les réseaux sociaux et dont se sont fait l’écho les médias dans la dernière décade du mois de juin 2022. Cette hypothèse est audacieuse, surtout après que j’aurai précisé qu’elle vise des images sans texte, uniques, et non les suites d’images sans texte avec des personnages récurrents, comme dans certains albums pour enfants ou bandes dessinées avec une trame narrative épurée. J’essaierai de soutenir cette hypothèse en m’appuyant sur des outils de l’énonciation, et notamment sur la disjonction locuteur / énonciateur, qui donne sens aux points de vue (PDV) à travers l’activité de référenciation, dont un certain nombre de principes semblent transposables à l’activité iconique de représentation (1). J’examinerai ensuite l’existence de la textualité potentielle interne à une image autonome, à l’aide d’une approche conjoignant analyse pragma-énonciative et linguistique textuelle (2) puis celle d’une textualité plus externe à l’image, avec tous les guillemets que l’emploi de cette notion d’« externalité » appelle, c’est sans doute pourquoi il serait plus juste d’invoquer ici des formes de textualité aussi sous-jacentes qu’actives, suivant les principes de l’analyse de discours (3).
  • Jeudi 20 octobre 2022, 14h30, salle D4.179 (en co-modal) : séance de travail uniquement ouverte aux membres et doctorant·e·s de l’équipe
  • Vendredi 16 septembre 2022, 14h30, salle D4.179 (en co-modal) :
    – intervention d’Emmanuelle Prak-Derrington qui présentera son ouvrage « Magies de la répétition » (2021, ENS Editions)
    Quatrième de couverture : Les battements du cœur, l’alternance des jours et des saisons, les lundis matins… Notre vie est faite de répétitions. Qu’en est-il de la répétition dans le langage ? Longtemps délaissée, la répétition verbale est aujourd’hui traitée dans de nombreuses études qui en appréhendent chacune un aspect particulier : les figures ou les procédés, les auteurs, les types de textes ou les genres de discours. C’est l’apport et l’originalité de cet ouvrage de présenter pour la première fois une définition unitaire. Qu’est-ce qui change quand des sons, des mots, des phrases sont dits plusieurs fois ? En quoi la parole sert-elle autre chose que la transmission d’informations ? Pourquoi la répétition est-elle utilisée dans les pratiques poétiques, politiques, religieuses et magiques ? Ce sont ces questions et bien d’autres que l’auteure, qui réfléchit et écrit depuis des années sur la répétition verbale, aborde et éclaire dans cet ouvrage. Écrit dans une perspective largement interdisciplinaire, ce livre s’adresse, au-delà des linguistes, à tous ceux et celles qui dans les sciences humaines s’intéressent au pouvoir des mots.
    – intervention de Véronique Magaud intitulée  « Mise en scène de la proximité dans les clips de campagne présidentielle et format médiatique »
    Résumé : La représentation politique rend compte d’un jeu entre, d’une part, la verticalité propre à la fonction représentative, se situant au-dessus des alliances locales, et d’autre part l’horizontalité qui correspond aux aspirations démocratiques et à l’imagerie républicaine arrimée à une sociabilité locale forte (Lefebvre 2005 : 110). La proximité en politique est associée à la valorisation du local, du terrain, du pragmatisme aux côtés du registre de légitimation qui prévalait jusqu’alors : une montée en généralité (Le Bart 2005).Afin d’appréhender cet impératif de proximité en politique, notre communication s’intéressera à un moment paroxystique de l’exercice politique qu’est la campagne présidentielle, et à l’une de ses expressions, le clip de campagne. Une analyse des clips de campagne des années 60 à aujourd’hui permettra en effet de mettre en évidence la mise en scène de cette proximité avec l’électorat en lien l’évolution du format médiatique, tant au niveau du discours que des scénographies mises en place.
  • Vendredi 17 juin 2022, 14h30, salle D4.179 (en co-modal) :
    – intervention de Martine Groccia intitulée « Musique et son, quels paradigmes, pour quelles communications ? »
    – intervention de Mustafa Alloush intitulée « L’invariant notionnel. La clé secrète du lexique arabe »
    – intervention de Frédéric Manikcaros intitulée « La langue et la traduction militaires »
  • Jeudi 12 mai 2022, 14h30, salle D4.179 (en co-modal) :
    – intervention de Floréal Sanagustin intitulée « La création terminologique arabe dans les sciences rationnelles (IXe-Xe siècles) : le cas de la médecine et de la philosophie »
    – intervention de Françoise Bienfait-Aureal intitulée « Réhabilitation d’un chef d’œuvre des sciences en Islam : le Livre de la guérison d’Ibn Khaldoun, d’après le manuscrit inédit conservé à Princeton »
    – intervention de Fatiha Jelloul intitulée « L’économie de rente comme élément inhérent à la raison politique arabe »
  • Vendredi 15 avril 2022, 14h30, salle D4.179 (en co-modal) :
    – intervention de Houda Landolsi intitulée « L’exemplification et ses marqueurs »
    – intervention de Ghayoung Kahng intitulée « Prépositions complexes et expressions de la durée en français. Le cas de en l’espace de SNdurée ».
  • Jeudi 17 mars 2022, 14h30, salle D4 179 (en co-modal), quatre interventions présentant le projet MACDIT financé par le LabEx Aslan :
    – intervention de Jean-Philippe Magué intitulée « Dynamiques collectives et trajectoires individuelles dans les populations linguistiques »
    – intervention de Nelly Bonhomme intitulée « Approches qualitatives et quantitatives de la variation et du changement linguistiques »
    – intervention de Jean-Baptiste Chaudron intitulée « Variation et évolution des composantes textuelles au sein des articles de Wikipédia »
    – intervention de Louise Tarrade intitulée « Diffusion des innovations lexicales sur Twitter : une approche computationnelle »
  • Vendredi 18 février 2022, 15h, salle D4 179 (en co-modal) : intervention de Nathalie Rossi-Gensane et Jean-Philippe Magué intitulée « De la connectivité : une illustration par des écrits d’élèves, des recettes de cuisine en français classique et des tweets ».
2021

  • Vendredi 28 mai 2021, 14h : intervention de Stéphane Viellard (Sorbonne Université) intitulée « Le slave à l’épreuve de la submorphologie : quelques pistes à partir du russe ».
  • Lundi 26 avril 2021, 14h30 : intervention à distance de Georges Bohas intitulée « La submorphémie en français ».
  • Vendredi 26 mars 2021, 14h30 : intervention à distance de Houda Landolsi intitulée « Les prénoms arabo-musulmans dans les médias français. Argumentation, reformulation et énonciation dans le discours sur l’intégration et l’assimilation par le prénom »
  • Vendredi 26 février 2021, 14h30 : intervention de Emmanuelle Prak-Derrington intitulée « La plurimodalité de la réduplication expressive »
  • Lundi 25 janvier 2021, 14h30 : intervention de Didier Bottineau intitulée « La fabrique de la langue et la grammaire du français inclusif comme discours programmateur et modalisation du code interactionnel : observations et analyses du point de vue de l’énaction »
2020

  • Vendredi 11 décembre 2020, 14h30 : intervention d’Alain Rabatel intitulée « Modalités et scénario modal d’un discours programmateur emblématique, ‘La soupe au pistou’ de Greimas »
2018

  • Vendredi 25 mai 2018, 14h30, salle R174 : intervention d’Odile Le Guern (titre à préciser) et intervention de Wander Emediato (Université fédérale du Minas Gerais, Belo Horizonte, Brésil) intitulée « Le discours d’incitation à l´action dans le domaine économique : analyse d´un document du FMI »
  • Lundi 23 avril 2018, 14h30, salle R174 : intervention de Mariana Pitar (Université de Timisoara ) intitulée « Marqueurs de modalité dans le texte injonctif/prescriptif » et intervention de Pierre Larrivée (Université de Caen, cette année à ICAR) intitulée « Discours programmateurs : le cas des stiles en français ancien »
  • Vendredi 23 mars 2018, 14h30, salle R174 : intervention de Vivien Lloveria et Sophie Anquetil (Université de Limoges ) intitulée « Le discours de l’alerte/alarme dans les lieux d’affichage publics »
  • Lundi 26 février 2018, 14h30, salle R174 : intervention d’Alain Rabatel intitulée « Discours de programmation de l’action et d’incitation à l’action dans Dar Al-Islam »
  • Vendredi 26 janvier 2018, 14h30, salle R174 : intervention de Mathieu Goux intitulée « Gestion de l’hypothèse dans les tutoriels et manuels d’utilisateur »
2017

  • Vendredi 27 octobre 2017, 14h30, salle R174 : présentation des travaux de Wander Emediato (Université fédérale du Minas Gerais, Belo Horizonte, Brésil)   Lundi 27 novembre 2017, 14h30, salle R174 : intervention d’Yves Jouannic intitulée « Exercice sur la complexité et les discours programmateurs »
  • Vendredi 15 décembre 2017, 14h30, salle R143 : intervention de Geneviève Girard-Gillet (Université Paris 3 ) intitulée « Discours programmateurs, un cas de figure : les recettes de cuisine en anglais, français et espagnol »

Séminaire SÉLIA

Présentation et membres

  • Le séminaire SÉLIA est le successeur du « Séminaire de Linguistique Allemande », fondé et dirigé par Paul Valentin, auquel ont succédé Marcel Pérennec, Marie-Hélène Pérennec et Jacques Poitou. Sélia est aujourd’hui co-dirigé par Emmanuelle Prak-Derrington et Marie-Laure Durand. Ce groupe de travail réunit des chercheurs et enseignants de plusieurs établissements du supérieur (ENS de Lyon, Lyon 2, Université de Bourgogne, Université de Franche-Comté, Montpellier 3, Grenoble Alpes, Aix-Marseille, Strasbourg) ainsi que des enseignants du secondaire de diverses académies. L’équipe SÉLIA se réunit six samedis par an à l’ENS de Lyon.
    • Boléa Sylvie, Dr., chercheuse et professeur certifiée au Collège et Lycée Notre-Dame-de-Bellegarde, Neuville-sur-Saône
    • Dias Dominique, MCF, Université Grenoble Alpes
    • Duarte Pedro, MCF, Université d’Aix-Marseille
    • Durand Marie-Laure, MCF, Université Paul Valéry Montpellier 3
    • Faivre Laetitia, Dr., chercheuse et professeur agrégée à la Cité Scolaire Roger Frison-Roche
    • Farge Sylvain, MCF, Université Lyon 2
    • Gautherot Laure, Dr., chercheuse et professeur agrégée auLycée Jean Rostand, Strasbourg
    • Hekmat Ida, MCF, Université de Franche-Comté
    • Lefèvre Michel, Pr. Université Paul Valéry Montpellier 3
    • Malick Elisabeth, Dr., chercheuse et professeur agrégée au Lycée georges Brassens, Villeneuve-le-Roi
    • Pasques Delphine, MCF, Sorbonne Université – faculté des Lettres
    • Pérennec Marie-Hélène, Pr. émérite, Université Lyon 2
    • Prak-Derrington Emmanuelle, MCF, Ecole Normale Supérieure de Lyon
    • Schneider-Mizony Odile, Pr.,Université de Strasbourg
    • Schnitzer Nathalie, MCF, Université d’Aix-Marseille
    • Verronneau Philippe, MCF, Université de Bourgogne
Événements du séminaire SÉLIA

  • Journées d’Etude « Politiquement correct : tabous, normes et transgressions »
    • Organisées par Dominique Dias et Emmanuelle Prak-Derrington, Université Grenoble-Alpes 3 et 4 octobre 2019
    • 2 dossiers thématiques en préparation : « politiquement correct : tabous, normes et transgressions » et « Politiquement (in)correct »

 

  • Journées d’Etude « Comment en est-on arrivé là ? Crise et catastrophe dans l’argumentation », avec Marie-Laure Durand, Michel Lefevre et Emmanuelle Prak-Derrington, Montpellier 9 et 10 octobre 2015.
    • Ces deux journées d’étude ont donné lieu à un dossier thématique, élargi par l’apport de chercheurs extérieurs dans les Cahiers d’Études Germaniques, numéro 73. Ce dernier réunit quinze contributions de chercheurs français et allemands interrogeant les notions de crise et de catastrophe, leurs emplois en discours et leur utilisation au service de l’argumentation. Se trouvent ainsi confrontées dans un même volume les deux notions souvent abordées séparément, avec, pour la notion de crise, une perspective ne se limitant pas à la seule crise économique, mais balayant toute l’hétérogénéité des discours qui lui sont associés. Le point de vue est contrastif, avec des méthodes et traditions françaises et allemandes, prenant pour exemples des discours dans chacune des langues, discours publics, politiques, médiatiques et littéraires. Les auteurs montrent comment les notions de crise et de catastrophe sont employées pour dire et construire les évènements exceptionnels, porteurs de changements et de ruptures.
    • Marie-Laure Durand, Michel Lefèvre et Emmanuelle Prak-Derrington. Crises et catastrophes. De la mise en discours à l’argumentation. Cahiers d’Etudes Germaniques, 73. 2018.=
    • Présentation du numéro : « Comment en est-on arrivé là ? »
    • Emmanuelle Prak-Derrington, Marie-Laure Durand et Michel Lefèvre

Séminaire Confluences Sémiotiques

2018

  • 22 mai :  Juan Alonso-Aldama (Paris 5-Descartes) « Du désengagement et de la défection : processus sémiotiques de désagrégation actantielle »
  • 9 avril : Valeria de Luca (titre à préciser)
  • 12 mars :  Antonino Bondi (titre à préciser)
  • 14 février : Retour réflexif sur la thématique de l’engagement initié par Pierluigi
  • 22 janvier :  Julien Thiburce, « Énonciations et modalisations en parcours : quels engagements et quelles appropriations ? »
2017

  • 20 novembre :  Georges Vasilakis (Université Catholique Lyon) ,  » Figure engagée: Le Fils prodigue au service des normes morales « .
  • 6 novembre (report de la séance du 23 octobre)

Séminaire interdisciplinaire WP 1/Thinking Language Complexity [Complexité et sciences du langage Approches croisées et perspectives dynamiques]

2018

  • Vendredi 26 janvier 2018, 10h – Salle D8 006 – Bâtiment Buisson (IFE)
    Antonino Bondì (LabEx ASLAN/CNRS-UMR 5191 ICAR/ENS de Lyon)

 
    « La fonction narrative entre aesthetic mind et complexité sémiotique : une récognition épistémologique sur l’émergence du langage »
  • Lundi 19 février 2018, 14h30 – Salle D8 006 – Bâtiment Buisson (IFE)
    Per Aage Brandt (Case Western Reserve University)

 
    « Du signe, du langage et de la pensée. Pour une critique semio-cognitive et dynamique et une nouvelle modélisation »
  • Vendredi 16 mars 2018, 10h – Salle D2 018 – Bâtiment Descartes
    Franck Lebas (Université Clermont-Auvergne)

 
    « Incidence du palier morphologique sur le champ perceptif énonciatif » Michaël Grégoire (Université Clermont-Auvergne)

 « Cognition incarnée et mouvement du corps : implications linguistiques et didactiques »
  • Vendredi 13 avril 2018, 10h – Salle D2 018 – Bâtiment Descartes
    Philippe Monneret (Université Paris-Sorbonne)

 
    « Analogie et complexité en linguistique »
  • Lundi 14 mai 2018, 10h – Salle Salle D2 018 – Bâtiment Descartes
    Pierluigi Basso Fossali (Université Lumière Lyon 2/ICAR-ENS de Lyon)

 
    « La complexité de la gestion de la signification: entre grammaires et praxis »
  • Vendredi 15 juin 2018, 10h – Salle Salle D2 018 – Bâtiment Descartes
    Maryvonne Holzem 
    et Jacques Labiche (Université de Rouen)

 « La complexité comme dualité : une approche non ontologique et résolument phénoménologique »