Co-constructing presence between players and non-players in videogame interactions (Heike Baldauf-Quilliatre et Isabel Colón de Carvajal (eds.), « Journal for Media Linguistics », Special Issue, vol. 4, n°2, 2021)

The special issue is composed of four papers drawing on video-re­corded videogame interactions in Finnish, German and French.

Laura Kohonen-Aho and Anna Vatanen investigate the transi­tions from gatherings to encounters in the virtual world of Second Life.

Axel Schmidt and Konstanze Marx focus on Let’s Play Videos and the co-construction of telepresence by embodying avatars.

Margarethe Olbertz-Siitonen, Arja Piirainen-Marsh and Marko Siitonen discuss the social aspect of presence and play in shared vir­tual reality gameplay.

Heike Baldauf-Quilliatre and Isabel Colón de Carvajal are also in­terested in physically present non-playing participants. They inves­tigate different settings (with different types of games, different num­ber of participants etc.) and show how players and non-players co-construct the non-players’ participation in the gaming activity.

En savoir plus : numéro intégral disponible en accès libre sur le site Web de la revue

Créativité sémiotique et institutions du sens (Pierluigi Basso Fossali (dir.), Presses Universitaires de Limoges, 2021)

Ce volume a l’objectif de thésauriser un travail de réflexion collective réalisé entre novembre 2016 et mai 2019 au Séminaire Internationale de Sémiotique à Paris (SaISie). Le volume s’occupe d’un nœud culturel crucial qui entrelace institution et invention dans nos sociétés, un nœud particulièrement dense et contradictoire qui exprime la codification de statuts et de formes d’adhésion à une civilisation, mais aussi la nécessité de réinventer constamment le futur du vivre ensemble et du commun.

Le Séminaire International de Sémiotique à Paris (SaISie) a donné une scansion précise à l’investigation de ce nœud problématique entre institution et invention, en commençant par l’observation d’acteurs individuels et collectifs socialement reconnus qui s’approprient de manière légitime un héritage culturel à partir d’une dialectique entre reprise des formes déjà instituées et potentiel instituant innovateur, pour terminer avec l’invention même de collectifs à même de réinterpréter de façon critique l’articulation entre préservation et innovation dans l’organisation institutionnelle à travers une resémantisation ou un renouvellement des liens sociaux. Il s’ensuit que, dans les travaux du séminaire SaISie, la notion d’invention a été projetée sur l’institution d’un collectif résistant au temps (comment l’inventer ?) et l’institution a su nuancer le caractère idéaliste d’une invention liée à une conception romantique et parfois même mystique de la créativité individuelle.

En savoir plus : table des matières disponible sur le site Web de l’éditeur

« (Dés)Accords. À la recherche de la différence propice ». Actes du Congrès de l’Association Française de Sémiotique 2019 (Pierluigi Basso Fossali (dir.), AFS Éditions, 2021)

Le Congrès 2019 de l’Association Française de Sémiotique (Dés)accords. À la recherche de la différence propice (Lyon, 11-14 juin 2019) a été organisé par l’Association française de
sémiotique et l’équipe « Confluences sémiotiques » d’ICAR, en collaboration avec ICAR, le LabEx ASLAN, l’ENS de Lyon, l’université Lumière Lyon 2 et la Ville de Lyon.

Les Actes en sont désormais parus.

 

 

 

En savoir plus : Actes disponibles en accès libre via le site Web de l’AFS

« Confronting Lexical Choice and Error Distribution in Written French: New Insights into the Linguistic Insecurity of Students with Dyslexia » (Audrey Mazur-Palandre, Matthieu Quignard et Agnès Witko, in « Brain Sciences », 11(7), 922, 2021)

The main goal of this paper is to analyze written texts produced by monolingual French university students, with and without dyslexia. More specifically, we were interested in the linguistic characteristics of the words used during a written production and of the type of word errors. Previous studies showed that students with dyslexia have difficulties in written production, whether in terms of the number of spelling errors, some syntactic aspects, identification of errors, confusion of monosyllabic words, omissions of words in sentences, or utilization of unexpected or inappropriate vocabulary.

For this present study, students with dyslexia and control students were asked to produce written and spoken narrative and expository texts. The written texts (N = 86) were collected using Eye and Pen© software with digitizing tablets. Results reveal that students with dyslexia do not censor themselves as regards the choice of words in their written productions. They use the same types of words as the control students. Nevertheless, they make many more errors than the control students on all types of words, regardless of their linguistic characteristics (length, frequency, grammatical classes, etc.). Finally, these quantitative analyses help to target a rather unexpected subset of errors: short words, and in particular determiners and prepositions.

En savoir plus : article disponible en libre accès sur le site Web de l’éditeur

La confrontation des points de vue dans la dynamique figurale des discours. Énonciation et interprétation (Alain Rabatel, Lambert-Lucas, 2021)

Plutôt que d’appréhender les figures dans le cadre typologique classique des traités de rhétorique, le présent ouvrage propose une approche nouvelle de la figuration fondée sur une conception positive, textuelle, des notions d’écart et de saillance. Partant de la confrontation dialogique des points de vue pour mettre l’accent sur les objets-de-discours et les effets-de-figure qui appellent de la part de chacun une interprétation connivente de la figuration, l’auteur en décrit les fonctions représentationnelles iconiques et cognitives d’où découlent d’autres fonctions encore, symboliques et argumentatives.

L’ouvrage revisite des figures de pensée (ironie, humour, hyperbole) et des figures de mots (lapsus, contrepèteries, à-peu-près, syllepses et antanaclases, antimétaboles, paradoxes, répétitions, créations néologiques) avant de s’ouvrir à des inédits de la problématique figurale tels que formules, reformulations et exemplifications en chaîne dont il dégage le rôle dans l’organisation des textes et des figures d’auteur (notions d’idiolecte, de style, d’éthos).

Outre les textes médiatiques, satiriques, parodiques, poétiques et religieux où les figures abondent, le corpus comprend de nombreux genres moins connus sous cet angle tels que lapsus de courriels, devinettes, listes, litanies, etc.

En savoir plus : sommaire de l’ouvrage disponible via le site Web de l’éditeur

Fabrique de l’interaction parmi les écrans. Formes de présences en recherche et en formation (Christine Develotte, Amélie Bouquain, Tatiana Codreanu [et al.], Les Ateliers de [sens public], 2021)

Avec également les contributions de : Christelle Combe, Morgane Domanchin, Mabrouka El Hachani, Dorothée Furnon, Jean-François Grassin, Samira Ibnelkaïd, Justine Lascar, Joséphine Rémon et Caroline Vincent.

Qu’est-ce que la présence aujourd’hui ? Comment adapter et s’approprier les nouvelles formes de présence dans un contexte de recherche ? Comment former les futur·e·s chercheur·e·s à distance ? Quelles sont les implications de l’environnement numérique sur le travail d’équipe ?

À l’heure où la visioconférence devient norme, où la plupart de nos échanges ont lieu à travers un écran, cet ouvrage propose un ensemble de réponses – une boîte à outils conceptuels – adaptées aux nouvelles réalités et expériences de la vie de chercheur·e·s. Ces concepts et méthodes ici créés sont applicables à l’étude de toute situation d’interaction par écran, formelle et informelle (contexte professionnel, institutionnel, interpersonnel, etc.).

Avec une approche interdisciplinaire, il étudie les différents aspects des interactions par écran et analyse les effets des artefacts (robots de téléprésence) et des plateformes de visioconférence dans un contexte hybride mêlant présence et distance : co-construction de l’attention, émergence d’une intercorporéité, nouvelles normes de politesse, effets de présence, gestion des bugs et des ratés, impact sur la formation des doctorant·e·s… Les auteur·e·s, en se choisissant comme propre objet d’analyse, posent ici les bases d’une éthologie réflexive visuelle plaçant la multimodalité, le vécu subjectif et la sensorialité au cœur de l’analyse des interactions, de l’observation à la diffusion scientifiques.

En cohérence avec l’objet du livre, son format et son mode de production ont permis l’expérimentation d’un nouvel écosystème de publication basé sur des environnements de travail collaboratif à distance et sur la libre diffusion du savoir.

En savoir plus : version augmentée de l’ouvrage disponible sur le site Web de l’éditeur, ainsi que différents formats du texte

« Documenter les entretiens déambulés. Interactions filmées et interactivité filmique » (Julien Thiburce, Nicolas Guichon et Justine Lascar, in « Revue Française des Méthodes Visuelles », n°5, 2021)

Dans une étude exploratoire visant à comprendre l’inscription spatiale, langagière et culturelle des étudiants internationaux dans une ville hôte, nous nous appuyons sur la méthodologie de l’entretien déambulé filmé développée par l’ethnographe Sarah Pink (2008) : une captation vidéo documente une interaction qui se noue entre chercheurs et participants alors qu’ils marchent dans la ville. Pour cette étude, nous utilisons une caméra 360°, postulant qu’elle pourrait fournir des perspectives inédites sur le regard porté par ces étudiants traversant l’environnement urbain avec les chercheurs.

L’article s’attache d’une part à décrire la constitution de données audiovisuelles de l’entretien combinant une caméra standard et une caméra à 360°, et propose d’autre part une réflexion sémiotique qui interroge les pratiques de constitution et de visualisation des données, entre documentation d’une situation et écriture de la recherche.

En savoir plus : article disponible en libre accès sur le site Web de la revue

« Les doigts de Francis et la clé à molette de Georges : Quand la recherche en littérature populaire arabe était une affaire d’avant-garde » (Iyas Hassan, in Carnet « Hypothèses » du programme Littératures Populaires du Levant (LiPoL), 2021)

Cette article retrace l’histoire des manuscrits du Roman de Baybars, dont l’édition est soutenue depuis 2000 par l’ENS puis par ICAR et dont le dix-huitième et dernier volume est sur le point de paraître.

 

En savoir plus : article disponible en ligne sur les Carnets Hypothèses de l’ANR LiPoL

 

 

« Exploring how language exposure shapes oral narrative skills in French-English emergent bilingual first graders » (Cathy Cohen, Eurydice Bauer et Jacob Minniear, in « Linguistics and Education », vol. 63, 2021)

This study explores how language exposure may shape oral narrative skills in three first grade French-English emergent bilinguals attending an international programme at a state school in France. The students come from three different home language backgrounds (English dominant; French dominant; both French and English). Parent questionnaires provide information on current and cumulative exposure and home literacy practices. Spontaneous oral narratives are elicited in French and English. Microstructure, macrostructure, and narrative quality analyses show that while one language may appear to be dominant, notably for certain microstructure skills, performance in other areas may be superior in the other language.

The study highlights how different actors’ agency (children, parents, siblings, teachers) may contribute to language learning trajectories and outcomes, steering dual language acquisition. For teachers, the study reiterates the complexity of language learning and the need to diversify activities to ensure that students are processing and producing language appropriately.

En savoir plus : article disponible sur la plateforme ScienceDirect via BibCnrs (accès authentifié)

Nous et les autres animaux (Catherine Kerbrat-Orecchioni, Labyrinthes, 2021)

Chaque jour, en France, plus de trois millions d’animaux « sentients » (c’est-à-dire dotés tout à la fois de sensibilité et de conscience) sont abattus pour nos besoins et plaisirs alimentaires, au terme d’une vie généralement courte et misérable ; et ce ne sont pas les seuls sévices que nous infligeons à nos « frères inférieurs », sur lesquels notre espèce règne sans partage.

Cette attitude violemment discriminatoire a aujourd’hui un nom : le « spécisme », que résume parfaitement la formule « ce ne sont que des animaux ». La présente étude explore les différentes facettes de ce spécisme, ainsi que les différentes critiques dont il est aujourd’hui l’objet. Depuis quelques années en effet, la « question animale » est admise, dans toutes sortes de champs disciplinaires, au rang d’objet scientifique à part entière, tout en prêtant à de vives controverses étant donné l’importance des enjeux théoriques, éthiques et pratiques qui s’y attachent. Controverses et enjeux dont cet ouvrage s’emploie à faire l’inventaire, débouchant sur une sorte d’état des lieux en matière de question animale.

En 1989, paraissait l’essai de Tzvetan Todorov intitulé Nous et les autres : « nous », c’est-à-dire le groupe culturel et social auquel on appartient, et « les autres », c’est-à-dire ceux qui n’en font pas partie. Au cœur de la réflexion, cette question : « comment peut-on, comment doit-on se comporter à l’égard de ceux qui n’appartiennent pas à la même communauté que nous ? », ou en d’autres termes : comment en finir avec l’ethnocentrisme ? Trente ans plus tard, il est tentant de chercher à transposer sur un plan plus large ce « nous » et ce « les autres ». L’heure est venue de se demander sérieusement comment nous les humains, nous devons nous comporter à l’égard de ceux qui n’appartiennent pas à la même espèce que nous, et comment on peut en finir avec les formes les plus indéfendables de l’anthropocentrisme.

En savoir plus : consulter le site Web l’éditeur ; extraits disponibles via Google Books

La fin du game ? Les jeux vidéo au quotidien (David Gerber, Hovig Ter Minassian, Isabel Colón de Carvajal [et al.], Presses universitaires François-Rabelais, 2021)

À la maison ou dans les transports, au bureau ou aux toilettes, les jeux vidéo sont partout. La banalisation de ce loisir électronique dans toutes les tranches d’âge et toutes les catégories de la société s’est accompagnée d’une diversification des publics mais aussi des manières de jouer.
Loin de l’image caricaturale du mâle adolescent jouant des heures durant à des jeux de tir, désormais les jeux vidéo sont pour beaucoup une activité ordinaire qui trouve place dans les interstices, les temps libres des routines journalières ou hebdomadaires. Ils sont imbriqués dans les modes de vie et contribuent aux modes d’habiter.

Fruit d’un travail de recherche collectif, ce livre analyse la place de ces pratiques vidéoludiques au quotidien. Comment joue-t-on aux jeux vidéo aujourd’hui ? Qui joue, où, et avec qui ? Quelles sont les diverses pratiques, de sociabilité, d’échanges mais aussi de mobilités et de marquage de l’espace, qui se développent autour de ce loisir électronique ? Quelles sont les émotions, les expériences, les affects, que les jeux vidéo rendent possible ?

Cette exploration inédite du domaine des jeux vidéo étudie la diversité de leurs publics, les pratiques que ces derniers développent, et les expériences qui s’y éprouvent.

En savoir plus : consulter le site Web de l’éditeur

« La corrélation motivée et régulière du son et du sens au sein du signe linguistique » (Georges Bohas, in « Le morphème en question. Exemples multilingues d’analyse submorphologique », Presses universitaires de Provence, 2021)

Résumé de l’ouvrage : le parti pris des études réunies dans ce volume – suite à une journée d’études organisée à la Maison de la Recherche d’Aix-en-Provence en juin 2018 – est d’explorer le niveau non pas supra mais infra-segmental du signe et d’essayer de montrer qu’en deçà du morphème (donc à un niveau sub-morphologique, pré-sémantique et pré-conscient) se situent des éléments constitutifs du versant phonique qui peuvent contribuer à l’émergence du sens et à la construction de réseaux.

Se trouvent ainsi mises au premier plan la question de la relation iconique entre le son et le sens, l’inscription corporelle de la cognition ainsi que l’importance de la synesthésie au cœur du langage.

L’intérêt du recueil est de réunir des articles qui, portant sur des langues pas toujours apparentées (anglais, arabe, espagnol, français, italien, guarani), proposent des approches certes similaires mais non strictement identiques. Le volume est donc autant un état des lieux que la confrontation de regards croisés critiques sur la méthode et la terminologie de la submorphologie dont l’objectif est d’essayer d’isoler, d’analyser et de mieux comprendre ces éléments inférieurs au morphème.

En savoir plus : sommaire de l’ouvrage disponible sur le site Web de l’éditeur