Séminaire transversal ICAR : Yuko Sasa (17/05/2019)

La prochaine séance du séminaire transversal ICAR accueillera Yuko Sasa (chercheure associée, ICAR (InSitu)).

Intitulé de l’intervention : Des primitives de langage pour une construction relationnelle : manifestations d’une glu socio-affective

Résumé : quels sont les mécanismes interactionnels de plus bas niveaux impliqués dans les processus de construction relationnelle avec autrui ? Par ailleurs, où se trouve les informations de nature socio-affective dans nos actes communicationnels ? Afin d’appréhender les primitives langagières impliquées dans ces deux questions, cette présentation s’intéressera à des formes de micro-expressions vocales considérées comme des formes « pures » de prosodie socio-affective tout d’abord dans des approches interculturelles puis à travers des applications technologiques.

Cette étude découle sur la construction d’un paradigme que l’on introduira ensuite sous les termes de « glu socio-affective ». Cette glu est proposée comme une possible représentation physique résultant de la construction relationnelle induite par certaines des primitives identifiées. La dynamique des processus interactionnels qui en découle fait quant à elle l’objet d’analyses multimodales pour essayer d’en tracer les marqueurs d’évolution.

Les compétences du laboratoire apporteront ainsi de nouvelles dimensions d’analyses et d’observations sur ces objets, ce qui peut être une base de discussions possibles à l’issue de la présentation. Cet échange aura notamment un intérêt pour la réflexion collaborative du projet Skilder qui est une application illustrative de ces travaux de recherche.

Inscription nécessaire via le sondage en ligne suivant avant mardi 14 mai (25 places disponibles).

La séance est organisée vendredi 17 mai 2019, de 12h à 13h30 (attention, horaires inhabituels !), en salle D4.179 de l’ENSL.

Contact : didier.bottineau@ens-lyon.fr

Analyse des interactions en classe de physique. Le geste, la parole et l’écrit (Karine Bécu-Robinault, L’Harmattan, 2019)

 

Cet ouvrage offre une contribution originale dans le champ de la didactique de la physique. Des ancrages théoriques, relatifs à l’épistémologie et la sémiotique, ont été articulés pour constituer le cadre épistémosémiotique, mobilisé ensuite pour la conception et l’analyse de séances d’enseignement. Les hypothèses sous-jacentes à ce cadre reposent sur l’élaboration des savoirs en physique et leurs modes de communication.

 

En savoir plus : sommaire et introduction de l’ouvrage disponibles sur le site Web de l’éditeur

L’appropriation. L’interprétation de l’altérité et l’inscription de soi (Pierluigi Basso Fossali, Odile Le Guern (dir.), Lambert-Lucas, 2018)

Contributeurs : Juan Alonso Aldama, Bruno Bachimont, Sémir Badir, Pierluigi Basso Fossali, Denis Bertrand, Anne Beyaert-Geslin, Julia Bonaccorsi, Jean-François Bordron, Marion Colas-Blaise, Michela Deni, Jacques Fontanille, Nada Issa, Odile Le Guern, Audrey Moutat, François Provenzano, Pierre Sadoulet, Nathalie Simon Péron, Julien Thiburce

Premier volume de sémiotique consacré à la notion d’appropriation, ce recueil d’articles relève d’un projet unitaire visant à explorer les tensions entre les parcours d’appropriation des patrimoines linguistiques et textuels, les marques d’appropriation qu’on projette sur l’environnement culturel et la recherche de se rendre « propre » à ce dernier afin de respecter l’identité des objets et les témoignages des sujets. Ainsi, l’appropriation peut nous révéler les contradictions entre introjection de l’héritage culturel et sa mise à distance critique, entre les risques d’abuser et les soucis de respecter l’altérité. De telles contradictions reçoivent à la fois des solutions imparfaites selon les époques et les cultures (des incorporations ou des thésaurisations) et des formats temporels spécifiques visant à décaler ou à accélérer l’assimilation (du caractère progressif de la familiarisation à l’irruption ponctuelle de l’expropriation). L’appropriation trouve un ancrage spécifique dans les sciences du langage : du parcours d’interprétation jusqu’à la traduction, de l’apprentissage des langues à la créativité discursive, des formes polyphoniques de l’énonciation au plagiat.

Ouvrage publié avec le concours du laboratoire ICAR / LABEX ASLAN Université de Lyon

Enseigner l’oral en ligne – une approche multimodale, sous la direction de Nicolas Guichon et Marion Tellier

Enseigner l’oral en ligne – une approche multimodale, sous la direction de Nicolas Guichon et Marion Tellier, éditions Didier, 304 pages, ISBN: 9782278087334

Les technologies numériques offrant de nouvelles modalités d’enseignement de l’oral, cet ouvrage, qui a réuni un collectif de chercheurs autour d’un même corpus d’interactions pédagogiques conduites par le biais de la visioconférence, a un double objectif : comprendre le fonctionnement de cette situation didactique encore mal connue pour en révéler les spécifi cités et déduire les compétences que doivent développer les enseignants de langue pour enseigner dans cette confi guration.
Les auteurs revendiquent une approche multimodale des interactions en examinant toutes les ressources sémiotiques dont disposent un enseignant en ligne (gestes, images, clavardage, prosodie…) et comment celles-ci s’orchestrent. Comprendre les interactions pédagogiques requiert de porter un regard minutieux sur leur texture particulière avec les entrées méthodologiques que permet l’approche multimodale.

Site « compagnon » : http://www.icar.cnrs.fr/sites/projet-ismael/

Luca Greco et Véronique Traverso (eds). (2016). Définir les mots dans l’interaction : un essai de sémantique interactionnelle

Luca Greco et Véronique Traverso (eds). (2016). Définir les mots dans
l’interaction : un essai de sémantique interactionnelle. Langages

Parution : décembre 2016
EAN : 9782200930424
Editeur : Armand Colin
Pagination : 160 pages

http://www.revues.armand-colin.com/lettres-langues/langages/langages-ndeg-204-42016

Sarda L., Vigier D., Combettes, B. (2016), Connexion et indexation. Ces liens qui tissent le texte

Sarda L., Vigier D., Combettes, B. (2016), Connexion et indexation. Ces liens qui tissent le texte, collection Langages, Lyon : ENS éditions.

Cet ouvrage regroupe un ensemble de contributions scientifiques destinées à éclairer divers aspects des recherches menées en France durant ces quarante dernières années autour de la cohésion et de la cohérence des textes. Les auteurs réunis dans ce volume ont ainsi souhaité rendre hommage à leur collègue et ami le professeur Michel Charolles, dont les nombreux travaux constituent un apport majeur au développement de la linguistique textuelle en France. Un accent particulier y est mis sur sa vision renouvelée des marqueurs de cohésion discursive, à la suite de ses travaux sur « l’encadrement du discours » (1997). Ces marqueurs qui guident l’interprétant dans l’accès à la cohérence du discours se regrouperaient en deux grandes familles : les marqueurs de connexion d’une part, d’indexation d’autre part. Les premiers, qui réunissent les marqueurs de continuité référentielle (anaphores) et les marqueurs de relations entre les contenus propositionnels et/ou les actes de langage (connecteurs), permettent d’établir des liens de cohésion discursive avec le cotexte amont. Les seconds, projectifs, exercent leur portée vers le cotexte aval et permettent au locuteur d’indexer des segments textuels potentiellement étendus au sein d’unités sémantico-pragmatiques que Michel Charolles a proposé de nommer « cadres de discours ».

http://catalogue-editions.ens-lyon.fr/fr/livre/?GCOI=29021100648970 

Véronique Traverso. Décrire le français parlé en interaction

Véronique Traverso. Décrire le français parlé en interaction . Éditions Ophrys, pp.198, 2016, Catherine Fuchs, 9782708014602. <halshs-01316369>

Cet ouvrage constitue la toute première synthèse consacrée aux caractéristiques du français parlé en interaction. En accordant une place importante aux dimensions multimodales de l’interaction, il permet de comprendre comment la langue s’intègre, avec d’autres ressources (gestes, postures, regards, mouvements, déplacements dans l’espace, utilisation d’objets), dans des configurations séquentielles multimodales.

Au fil des pages, le lecteur découvrira que la description du français parlé en interaction implique de considérer non seulement les formes orales de la langue et la temporalité inhérente au discours, mais aussi les spécificités des productions co-construites séquentiellement par plusieurs participants. Il verra également comment tenir compte du caractère situé de la parole en interaction, c’est-à-dire des situations sociales dans lesquelles les participants se trouvent engagés comme acteurs. Il apprendra enfin à considérer au même titre, dans l’étude des configurations multimodales, les formes linguistiques standard, routinières ou sédimentées, et les bricolages incessants auxquels se livrent les locuteurs en fonction des nécessités interactionnelles.

L’ouvrage comporte de nombreux exemples d’analyses minutieuses (fondées sur des extraits d’interactions naturelles, audio- ou vidéo-enregistrées dans des situations sociales variées), qui explorent le détail des pratiques des locuteurs.

http://www.ophrys.fr/fr/catalogue-detail/2214/decrire-le-francais-parle-en-interaction.html

Christian Plantin. Dictionnaire de l’argumentation : Une introduction aux études d’argumentation

Christian Plantin. Dictionnaire de l’argumentation : Une introduction aux études d’argumentation. Lyon: ENS Éditions, pp.634, 2016, 978-2-84788-416-6. <halshs-01353689>

Les études d’argumentation ont été refondées depuis le milieu du siècle dernier, soit en relation avec les disciplines anciennes – logique, rhétorique, dialectique –, soit reconceptualisées dans le cadre de nouvelles approches auxquelles ont contribué toutes les disciplines des sciences humaines et sociales.

Les théories contemporaines de l’argumentation utilisent un ensemble de concepts, traditionnels ou originaux, qui dessine l’unité du domaine de l’argumentation. À notre connaissance, ce langage n’avait jamais été proposé sous forme de dictionnaire en français ou en anglais.

Chaque entrée de ce dictionnaire donne une définition de la notion, l’illustre d’un ou de plusieurs exemples, la met en relation avec les notions voisines et montre son utilité pratique : un concept est autant un outil analytique que l’expression d’une connaissance.

L’ouvrage est destiné aux spécialistes comme à la communauté ouverte des praticiens de l’argumentation.

http://catalogue-editions.ens-lyon.fr/fr/livre/?GCOI=29021100963470&fa=author&person_ID=6230

Georges Bohas, Abderrahim Saguer, Ahyaf Sinno. Les prouesses de l’Imam Ali Ibn Abi Talib et de son fils al-Husayn

Georges Bohas, Abderrahim Saguer, Ahyaf Sinno. Les prouesses de l’Imam Ali Ibn Abi Talib et de son fils al-Husayn. Geuthner, pp.330, 2016, 9782705339524. <halshs-01370982>

L’exploration des ressources littéraires des manuscrits de Tombouctou nous amène à découvrir ce que l’on n’attendait pas : des textes qui relèvent à la fois du roman historique et de la littérature populaire, à la gloire de l’imam Ali et de son fils al-Husayn. Il s’agit de cinq récits. Le premier vante la science de l’imam. La science est l’un des traits marquants de l’imam que lui reconnaissent aussi les sunnites, se fondant sur parole du prophète : « Je suis la cité de la science, Ali en est la porte ». Les deux suivants se situent dans le contexte des expéditions du Prophète contre l’oasis de Khaybar. Le quatrième croise le récit du sauvetage des épouses du Prophète avec l’histoire d’un orphelin (al-Miqdad) et de ses amours pour la belle Mayyasa que son père lui refuse obstinément. Le cinquième est consacré au martyre de Husayn, fils de Ali. Il s’agit de l’interprétation chiite de l’événement. Elle en rejette la responsabilité sur le calife Yazid et ses agents, tout en blâmant les chiites de Koufa pour avoir abandonné Husayn après l’avoir invité à se mettre à leur tête. Pour cette tradition, la mort de Husayn, comme toute sa vie du reste, est marquée par des prodiges : prémonitions, interventions angéliques, châtiment des meurtriers et, pour terminer, l’itinéraire de la tête d’al-Husayn, dont le transmetteur a dit : « Nous avons cherché la tête d’al-Husayn, mais nous ne l’avons pas trouvée, et nous n’avons pu savoir si elle avait été enlevée au ciel ou enfouie dans la terre. »

http://www.geuthner.com/livre/les-prouesses-de-l’imam-ali-ibn-abi-talibet-de-son-fils-al-husayn/1092

Georges Bohas. L’illusion de l’arbitraire du signe

Georges Bohas. L’illusion de l’arbitraire du signe. Presses Universitaires de Rennes, pp.122, 2016, 978-2-7535-5042-1. <halshs-01526609>

 

Cet ouvrage démontre empiriquement l’hypothèse innovante que le trait phonétique est pertinent pour représenter la structuration lexicale. Ainsi émerge un nouveau paradigme au sein des sciences du langage, fondé sur le postulat que les formes n’ont rien d’arbitraire relativement aux significations.

http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=4200

13e Conférence internationale CSCL (17-21/06/2019)

La 13e International Conference on Computer Supported Collaborative Learning (CSCL) est co-organisée par les laboratoires ICAR et le LIRIS. Elle a pour thème :

L’Apprentissage 4E

Encourager les situations fécondes d’interaction collaborative dans des contextes variés implique d’étudier l’interdépendance des eco-systèmes complexes dans lesquels l’apprentissage collaboratif se joue (ex. : école, musée, travail, jeu). En sciences cognitives, la recherche qui se réclame du modèle de la « Cognition 4E » (embodied, embedded, enacted, extended) favorise de nouveaux paradigmes qui prennent en compte le rôle du corps (l’incorporation), les interactions entre un sujet et son environnement (l’énaction) et les éléments et aspects de l’environnement lui-même (l’extension et l’ancrage). L’angle choisi cherche à regrouper les travaux portant sur les différentes interdépendances à l’œuvre dans le processus d’apprentissage : sociale, émotionnelle, culturelle, linguistique, cognitive et technologique.

D’autre part, définir le « 4E » comme un modèle intrinsèquement collaboratif doit être entendu dans une double articulation : dans et hors du cadre technologique. Ainsi, en considérant l’apprentissage collaboratif comme le produit de l’interaction de différents facteurs au sein d’un système complexe, cette 13e Conférence aura pour objectifs la création de nouvelles intégrations interdisciplinaires et, par conséquent, le renouvellement conceptuel de la communauté des Sciences de l’apprentissage au sein de la CSCL.

La Conférence se tiendra du 17 au 21 juin 2019, à l’ENS de Lyon.

Contact : contact@cscl2019.com
En savoir plus : consulter le site Web dédié